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LES TERRITOIRES DE L’EAU, regard brésilien chez Initial LABO

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“Les territoires de l’eau”, une exposition photographique proposée par Initial LABO en partenariat avec le Festival FF Paranapiacaba et IANDE

Du 23/09 au 10/10

Initial LABO et IANDE s’unissent pour créer un pont entre la culture photographique française et brésilienne. Pour cette première année, nous faisons découvrir le Festival de Paranapiacaba, qui célèbre la préservation des équilibres naturels, posant des questions pertinentes sur la durabilité, la mémoire et le patrimoine.

Cinq photographes sélectionnés, suite à un appel à candidatures, par un jury composé de Denise Camargo, Heloïse Conésa, Emmanuelle Hascoët, Glaucia Nogueira et João Kulcsar.

Raphael AlvesMarcio Borsoi Nilmar LageMergulha et Voa – Sheila Oliveira

Trois photographes invités par le président du Festival, João Kulcsar nous dévoilent leurs visions d’un Brésil, pays continent, à multiples facettes.

Elza LimaJulia Pontes Marilene Ribeiro 

Une célébration de la photographie aux confluents de la préservation des équilibres et des territoires créatifs.

Une amitié photographique franco-brésilienne

 Le Festival de photographie de Paranapiacaba (FFP) est une plateforme d’alphabétisation visuelle prônant la préservation des équilibres naturels,  les droits de l’homme et l’accès à l’éducation. Il aborde des questions pertinentes sur la durabilité, la mémoire et le patrimoine.  

Depuis 4 ans le festival œuvre pour exposer le travail des photographes sur les questions qui préoccupent la planète. Expositions, projections, conférences, rencontres mais également un programme dédié à la lecture de photographies pour les aveugles transforment le petit village de PARANAPIACABA (intérieur de l’état de Sao Paulo) en une rencontre incontournable des questions environnementales.

Cette quatrième édition du Festival est consacrée à l’eau, élément essentiel à la survie de tous les organismes.  

IANDE est une plateforme culturelle internationale ciblée sur la France, en vue de communiquer sur la photographie brésilienne. Iandé, qui signifie “Nous” est un trait d’union entre le Brésil et la France. 

Initial LABO de par son attachement continu à la photographie brésilienne, que se soit au niveau du Mécénat auprès de la Bibliothèque Nationale de France, de son soutien à l’association , SOS Assistances de Fotografia venant en aide aux assistants de photographes touchés par la pandémie ou bien par la riche sélection de livres brésiliens présents dans notre librairie.

Photographe lauréat 2021 : RAPHAEL ALVES  «RIVERSICK»

Manaus est, avec plus de 2 millions d’habitants, la plus grande ville de la région amazonienne. Située idéalement le long du Rio Negro et à proximité du confluent du Rio Negro et du Rio Solimões (qui marque le début du fleuve Amazone), rien n’a été prévu pour maîtriser harmonieusement son développement industriel.

La ville, bien que située au coeur de l’Amazonie, souffre du manque d’arbres et de la pollution de ses cours d’eau. C’est une capitale qui semble avoir tourné le dos à la nature.

La présence d’un pôle industriel faisait de Manaus un véritable eldorado pour les habitants d’autres régions du pays. La crise économique a provoqué des licenciements massifs, alimentant la violence et rendant les conditions de vie de ces habitants difficiles, les problématiques d’eau, d’assainissement et le déficit de logements, contribuent à la déforestation et à la pollution des rivières qui traversent la ville.

L’objectif de ce projet est de retranscrire visuellement les relations en conflits permanents entre l’être humain, la nature et l’espace urbain mais également de montrer les problématiques inhérentes à un village devenu, par une extension désordonnée, une mégalopole invivable.

Le nom de la série photographique, jeu de mots entre «seasick » (mal de mer) et «rivière», montre l’impression personnelle de l’auteur, toujours tiraillée entre le malaise causé par cette mégalopole et la nostalgie d’habiter une petite ville reconnaissable et conviviale – qui persiste dans sa mémoire, mais qui n’a peut-être jamais existé.

Odé. Eternal Now series, 1988. Photo by Mario Cravo Neto. Instituto Mario Cravo Neto Collection/IMS

Photographe Lauréat 2021 : MARCIO BORSOI «A fé que vem das águas, vem do azul suave…»

« Dans mon enfance, lorsque je dormais chez mes grands-parents, dans la chambre il y avait un oratoire et une image de « Yemanjá » à l’intérieur. Une femme en bleu tendre qui flotte sur l’eau. Sans rien comprendre au spiritisme, au candomblé… J’avais peur de cette figure

Quelque temps plus tard, j’ai réalisé la force de cette femme, la « dame des eaux ». Des eaux qui portent des fleurs, des requêtes, des parfums, la foi et apportent grâce, espérances et gratitude »

« A fé que vem das águas, vem do azul suave…”
La foi qui vient des eaux, vient du bleu doux…”

Um pequeno dormindo na casa dos avós. No quarto um oratório e dentro uma imagem, Yemanjá.
Un petit qui dort dans la maison de ses grands-parents. Dans la chambre, un oratoire et une image à l’intérieur, Yemanjá.

Uma mulher de azul suave que flutua nas águas.
Une femme en bleu tendre qui flotte sur l’eau.
Sem compreender coisas de espiritismo, candomblés… ele dormia no medo.
Sans rien comprendre les choses du spiritisme, n’y du candomblé… il dormait dans la peur.

Tempos depois se dá conta da força daquela mulher, a “senhora das águas”.
Quelque temps plus tard, il se rend compte de la force de cette femme, la « dame des eaux ».

As  águas que levam flores,pedidos, perfumes e fé.
Les eaux qui portent les fleurs, les prières, les parfums et la foi.

As águas que trazem agradecimentos, esperança, gratidões e também fé.
Les eaux qui apportent grâce, espérance, gratitude et aussi foi.

Hoje, a imagem daquele azul que representava o medo está perto dele, linda… e ele fotografa.»Aujourd’hui, l’image de ce bleu qui représentait la peur est proche de lui, beau… et il le photographe.

 

Photographe lauréat 2021 : NILMAR LAGE «Corpos Conflitantes»

“Corps en Conflit” est une expression issue du concept du sociologue Darcy Ribeiro. Cette série met en relief les paysans, les ouvriers, les servantes, les employés de nettoyage, les prostituées, leur point commun étant d’être presque tous analphabètes et incapables de s’organiser pour revendiquer.

Leur but quotidien est de s’intégrer dans un système qui, étant impraticable, les place dans la condition d’une classe intrinsèquement opprimée et dont la lutte devra être celle de rompre avec la structure des classes.

Défaire la société pour la refaire. Des hommes et des femmes dont les histoires de résistance sont interprétées par l’artiste à partir des champs ruraux et urbains, d’établissements, des populations riveraines et des familles affectées par les projets miniers.

« Avant de commencer cette série en 2003, j’avais envie de travailler sur la vie quotidienne de personnes en vulnérabilité. Entre 2005 et 2012, j’étais dans un conflit éthique personnel sur la façon de photographier ces personnes et de ne pas les exposer de manière négative, étant donné qu’elles étaient déjà exploitées par tous les impacts sociaux. C’est en 2012 que j’ai réussi à « résoudre » mon angoisse de manière éthique et esthétique, en minimisant la pertinence du visage, de la personne et en attirant l’attention sur le contexte, qui est un contexte plus généralisé et non individuel. Depuis, j’ai continué à photographier mes sujets d’intérêt, principalement liés à la défense des Droits de l’Homme, et à améliorer ma façon de représenter ces réalités. Si, d’un côté, je « supprime » la personnalité dans les images que je produis, de l’autre, je mets un point d’honneur à mettre le nom et le lieu dans la légende. »

Photographe lauréat 2021 : Mergulha e Voa «Plonge e Vole»

Les Arbres

Ce travail a consciemment commencé en 2020. Fabriqué à partir de la collection de materiaux organiques et des photographies. Les Arbres evoquent les relations humaines avec la nature, avec l’eau, ce qui existait et existe. Sans arbres il n’y a pas d’eau, il n’y a pas d’humanité et la photographie est ce chemin de réflexion pour revoir notre posture.

Mergulha e Voa, Vitória de Santo Antão, PE ; Artiste multimédia avec un diplôme en communication sociale avec spécialisation en photographie; Membre du Collectif Brincantes de Imagens ; Reikiana, Thetahealing.

Photographe lauréat 2021 : Sheila Oliveira «Cours d’eaux»

L’essai Cours d’Eaux – Histoires de convivence avec la sécheresse au Ceará (2017), raconte des histoires de vie avec la sécheresse au Ceará et montre des politiques publiques efficaces sur le combat de la sécheresse. L’oeuvre montre le parcours de résistance des habitants du Ceará au sein de cette région semi-aride.

Après des études de photographie à Paris en 1988, Sheila Oliveira se spécialise dans le photojournalisme à São Paulo, à l’Escola Focus, puis au sein de l’Agence France Presse,  et du journal Folha de São Paulo. 

En 2005, elle remporte le Prix Chico Albuquerque Photographie, du Secrétariat d’État à la Culture du Ceará avec son premier livre Carnaúba “l’arbre qui gratte”, Editora Tempo D’imagem. Son deuxième ouvrage, “Redes de Dormir”, publié en 2012, remporte le prix de l’avis public das Artes da Secultfor. 

Elle a été directrice/présidente de l’Ifoto – Instituto da Fotografia entre 2010 et 2011.

Photographe invité 2021 : Elsa Lima

Rio Amazonas , Pará.1998

 Photographe reconnue au Brésil pour son travail ininterrompu sur les espaces amazoniens et sa production. Depuis 1984 elle cherche inlassablement des scénarios ouverts capturant des situations oniriques d’une époque de changement accéléré.  Elle a exposé aux Etats-Unis (New York), Espagne, France, Suisse, Allemagne, Portugal, Chine.  Ses œuvres se trouvent dans des collections de musées tels que MASP, Centro Português de Fotografia.  Port.  Portugal, Kunstmuseum Des Kantons Thurgovie.  Suisse et MAM de Rio de Janeiro.  MER de Rio de Janeiro.  MAM de São Paulo.  Elle développe actuellement des travaux de recherche et de documentation sur les communautés riveraines de la région de la Basse Amazonie.

Photographe invité 2021 : Julia Pontes

Ó Minas Gerais ©Júlia Pontés 2016

 Julia Pontes est militante, photographe et chercheuse.

Depuis 2015 elle s’est  consacrée à dénoncer les ravages sociaux et environnementaux causés par l’exploitation minière.  Son travail a été récompensé par la Planetary Alliance of Harvard et ses images ont été publiées par Businessweek, Geo Magazine, Plurale, Portal G1, Feuille de São Paulo, Le temps, L´état de Minas, entre autres.

Elle est diplômée en photographie de l’International Center of Photography (ICP) en 2015, avec Fred Ritchin, doyen émérite de l’institution, comme l’un de ses mentors.  Elle a été choisie deux fois pour le Emerging Artists Program de la New York Foundation for the Arts.  Elle est actuellement titulaire d’une maîtrise en arts visuels à l’Université Columbia à New York.

Photographe invité 2021 : Marlene Ribeiro

Pará, Brazil, 2016 “I see my portrait in the river… I belong there. Regarding the object you asked me to choose, I wish I could take the facade of my house… my place is under the waters of Belo Monte dam now.”

 Née à Belo Horizonte, Minas Gerais, Marilene Ribeiro est une artiste visuelle, sa pratique mêle photographie, intervention et collaboration se focalisant sur les enjeux contemporains, l’identité et l’environnement.  

Ses projets ont été récompensés par la Royal Photographic Society, le Museum of Image and Sound – MIS et le Esso Journalism Award. Ses œuvres ont été exposées et publiées dans plusieurs pays.  Titulaire d’une maîtrise en écologie, conservation et gestion de la faune de l’UFMG (Brésil) et d’un doctorat en arts créatifs de l’University for Creative Arts / University of Brighton (Angleterre), Marilene a également suivi des cours à la School of Fine Arts de l’UFMG (Brésil) et la Central Saint Martins de l’University of London Arts (Royaume-Uni).

Collaboratrice avec le Latin America Bureau (Royaume-Uni) et Fast Forward: Women in Photography, un collectif international qui vise à affirmer la participation active des femmes photographes à l’histoire de la photographie et à stimuler et améliorer les connaissances des photographes du monde entier.  Co-fondatrtrice et membre du collectif Agnitio – Intervention Through Photography, un projet qui utilise la photographie comme outil de citoyenneté dans les communautés vulnérables du Minas Gerais.  

Collaboratrice à l’Instituto Biotrópicos (Brésil), une organisation non gouvernementale brésilienne axée sur la conservation de la biodiversité à travers l’art et la science.

Exposition Les Territoires de l’eau – Festival FF Paranapiacaba chez Initial LABO

LES TERRITOIRES DE L’EAU 

Raphael Alves – Marcio Borsoi – Nilmar Lage –  Mergulha et Voa – Sheila Oliveira – Elza Lima – Julia Pontes – Marinele Ribeiro 

DU 23/09 AU 10/10 

Réservation

Une célébration de la photographie aux confluents de la préservation des équilibres et des territoires créatifs.

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