"Il est interdit d’enfermer les oiseaux en cage" de Emeric Lhuisset, une exposition produite par Initial LABO à découvrir à la Galerie Gilles Drouault du 16 octobre au 21 novembre.

“Il est interdit d’enfermer les oiseaux en cage” de Emeric Lhuisset, une exposition produite par Initial LABO à découvrir à la Galerie Gilles Drouault du 16 octobre au 21 novembre.

Le photographe Emeric Lhuisset

Émeric Lhuisset a grandi dans la banlieue parisienne dans l’Essonne et découvre l’art dans les livres d’histoire-géographie. Il réalise ses études aux Beaux-Arts de Paris sous l’enseignement de Guillaume Paris, Christian Boltanski et Jean-Marc Bustamante puis se spécialise en géopolitique à Paris I et à l’ENS.

Il est professeur de photographie à Science Po Paris et anime des cycles de conférence sur le thème Art contemporain et géopolitique. Son travail artistique principalement réalisé en zone de conflits oscille entre art contemporain et photojournalisme. Il étudie au début des années 2000 les zones de conflits en Europe et au Moyen-Orient, tout particulièrement en Syrie, en Irak, en Ukraine et en Afghanistan. Malgré les problématiques géopolitiques traitées dans ses travaux, Émeric Lhuisset ne se qualifie pas de photoreporter. Il travaille la mise en valeur esthétique de ces problématiques.

Montrer un nouvel Afghanistan

“15 août 2021, Kaboul tombe aux mains des Talibans. Faisant partie de cette génération dont l’entrée dans l’âge adulte a été marquée par la tragédie des attentats du 11 septembre 2001, cet évènement me paraît d’autant plus marquant qu’il semble clôturer cette doctrine de la guerre contre le terrorisme instaurée par G. W. Bush.  Qu’est devenu ce pays à la fois connu de tous et en même temps totalement méconnu?”



A travers ce projet, Emeric Lhuisset cherche à montrer ce nouvel Afghanistan en dressant le portrait à la fois de ceux qui incarnent le nouvel état au moment de leur arrivée au pouvoir en automne 2021, puis 1 an plus tard, de ceux qui en sont les victimes et qui vivent maintenant sous le joug de ce régime. 

Partenaire de Photo Days, Initial LABO accompagne le festival dans la production de ses expositions.

DU 15 OCTOBRE AU 11 DÉCEMBRE 2022

Un Festival photographique créé à l’initiative de Emmanuelle de l’Ecotais

PHOTO DAYS est une nouvelle association culturelle initiée par Emmanuelle de l’Ecotais. Elle a été conservateur pour la photographie au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris de 2001 à 2018 et en charge de la collection Man Ray au Centre Pompidou de 1994 à 1999. Titulaire d’un Doctorat en Histoire de l’Art, elle a organisé un grand nombre d’expositions en France et à l’étrange.

Depuis 2019, Emmanuelle de l’Ecotais est commissaire d’exposition indépendante, expert et conseil, et s’investit au sein de Photo Doc. principalement dans le cadre du Lab, pour s’engager, avec les artistes, sur les enjeux sociétaux de demain. Enfin elle est membre du comité et directrice artistique de la fondation photo4food.

Convaincue que la photographie peut aussi agir sur la transformation du monde, Emmanuelle de l’Ecotais est engagée dans l’association Photo Doc et dans la fondation photo4food.

Photo Days un parcours au plein cœur de la photographie

Créé en 2020, Photo Days propose de fédérer tous les lieux et événements relatifs à la photographie et la vidéo dans Paris en novembre. Fort du succès de sa première édition, Photo Days présentera du 15 octobre au 11 décembre 2022 un parcours à travers plus de 80 lieux dans Paris, regroupant les institutions, les galeries, les foires, une maison de vente, quelques lieux privés soigneusement choisis comme des ateliers d’artistes, des laboratoires ou des appartements de collectionneurs, afin de proposer aux visiteurs, professionnels ou amateurs, une immersion photographique totale au moment où Paris devient la capitale mondiale de la photo.

Initial LABO accompagne PhotoDays dans la production de ses expositions

Humanities” by Rhapsody Curated

A découvrir chez Initial LABO
Du 07 novembre – 03 décembre
Vernissage le mardi 15 novembre – 18h

Dans le cadre du Parcours Photo de Boulogne Billancourt à l’occasion de Photodays, Initial LABO présente Humanities, la première saison de Rhapsody Curated, plateforme de NFT dédiée à la photographie de haute curation.

Humanities est une étude anthropologique en trois parties du comportement humain,
des cultures et des sociétés à travers l’objectif de quatre photographes. 

North Korea de Stéphan Gladieu nous transporte dans ce pays hermétique pour y rencontrer son peuple et ses coutumes. 

Stéphan Gladieu 

How Much Can You Carry? de Floriane de Lassée présente les poids, physiques et psychologiques, que portent les gens de part le monde.

Floriane DE LASSÉE

Enfin, Autopsy de Pascal Rostain & Bruno Mouron révèle au yeux du monde les entrailles des poubelles des stars et ainsi, leurs vies et leurs habitudes.

Pascal ROSTAIN & Bruno MOURON

1994” de Pieter Hugo 

A découvrir à la Sorbonne Artgallery , Paris
Du 11 novembre au 11 décembre
Vernissage le 10/11 en présence de l’artiste 

1994, c’est la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud, avec l’élection de Nelson Mandela. C’est aussi l’année du génocide au Rwanda.  À travers des portraits d’enfants issus de ces deux pays, Hugo interroge  la grande histoire et son histoire personnelle, le rapport de la vie à la mort, et l’empreinte de la mémoire collective dans le regard des enfants.

Photo Days · Sorbonne Artgallery © Pieter HUGO, Portrait #3, Rwanda, 2014, c-print · courtesy PRISKA PASQUER, Cologne

Paris (contralto) de SMITH

A découvrir à La Caserne , Paris
Du 09 novembre au 20 novembre
Vernissage le 08/11 en présence de l’artiste
 

SMITH est le lauréat 2021 de Paris je t’aime × Photo Days.
Pour cette première édition du Grand prix autour du thème “Paris vert”, l’artiste propose un portrait de la ville dans une tessiture visuelle à la marge de celles habituellement employées pour chanter Paris, ville qui l’a vu naître, grandir, et qu’il hante encore aujourd’hui. Le contralto est la voix de femme la plus grave: une voix rare, de l’entre-deux, caractérisée par une mystérieuse chaleur, paraissant dévoiler une autre réalité. Cette série, est réalisée à la caméra thermique, outil de prédilection du photographe depuis dix ans, dont la singularité est de capter les ondes de chaleur dégagées par les corps vivants.

Photo Days · Grand Prix (c) SMITH, Paris (Contralto), 2022

Partagepar la Fondation photo4food

A découvrir à l’Hotel de Sauroy, Paris
Du 18 au 27 novembre
Vernissage le 17 novembre à 18h en présence des artistes

La fondation photo4food, créée par Virginie et Olivier Goy,  remercie et encourage les artistes qui la soutiennent en promouvant leur travail auprès d’une large communauté de passionnés et d’acheteurs. Cet automne, c’est au sein du prestigieux Hôtel de Sauroy que les principaux artistes qui ont fait don de leurs oeuvres au profit de la fondation seront exposés dans le cadre de l’exposition « Partage »

Stanislas Augris 

Découvrez "Habana's Old car" de Véronique Fel, une exposition produite par Initial LABO à découvrir à la galerie Sarto à Paris du 22 octobre au 12 novembre.

“Habana’s Old car”, une exposition produite par Initial LABO à découvrir à la galerie Sarto à Paris du 22 octobre au 12 novembre.

Véronique Fel, une attraction pour l’image

Véronique Fel découvre la photographie au collège. Ne sachant pas dessiner, elle se tourne vers cet art, et ses clichés devinrent ses dessins.  Ce fut une révélation. Quelle aventure de pouvoir immortaliser tout ce qui la touche et l’intéresse. Souhaitant laisser une chance à tout ce qui l’entoure de trouver sa place dans sa composition, elle apprend aussi à faire preuve d’une grande patience.

Cette attraction pour l’image va la conduire sur le chemin d’études universitaires en cinéma et vidéo.  S’en suivent presque vingt années d’une première carrière en production au sein de deux grandes agences de presse TV à Paris. En 2010, elle décide de suivre sa voix intérieure et de tout quitter pour se consacrer pleinement à sa passion : la photographie.

La lumière est l’essence même de cet art. Elle découvre l’attrait pictural et graphique de la lumière du zénith. Pourtant, cette lumière est décriée dans le monde de la prise de vue.  Difficile à capter, on   l’a   dit   aveuglante et écrasante.  Véronique, elle, la découvre sensitive, fascinante et audacieuse.  Malgré sa complexité, elle s’inspire de cette lumière et choisit de l’apprivoiser.  A ce choix artistique, elle lie son œil, son ressenti.  Le soleil de midi est l’outil qui lui permet d’exprimer son point de vue sur une situation, une   expérience.   Les   ombres   disparaissent, les   couleurs éclatantes semblent irréelles, comme peintes, et les traits, dessinés. Elle trouve sa signature.

En photographiant l’instant, Véronique Fel dresse un constat esthétique déroutant et fascinant de la réalité de notre temps et de ses paradoxes.

Aujourd’hui elle présente son travail “Habana’s Old Cars” remettant en lumière les anciennes voitures américaines.

“Habana’s Old Cars”

Je ne pouvais revenir sans avoir dans mes images, ces vieilles voitures américaines, incontournables et universelles. Elles sont l’emblème joyeux d’un pays pourtant écorché, sous embargo américain pendant plus de 50 ans. Je savais que l’exercice serait difficile car maintes fois traité. Je réalise dès mon arrivée, qu’elles sont devenues des accessoires purement touristiques, trop maquillées par des couleurs « markétées » et gages de dollars faciles. Ces Américaines perdaient leur romantisme à mes yeux et cela m’attristait. Comment les distinguer par respect pour leur histoire ?

Véronique Fel
Devenu un véritable ambassadeur du festival auprès de sa communauté, Initial Labo vous propose lors du week-end inaugural de venir à la rencontre des photographes invité.e.s et des équipes du Labo

du 28 octobre au 01 novembre aux Franciscaines de Deauville

Devenu un véritable ambassadeur du festival auprès de sa communauté, Initial Labo vous propose lors du week-end inaugural de venir à la rencontre des photographes invité.e.s et des équipes du Labo, pour vivre une véritable expérience rythmée par de nombreuses activités autour de la photographie. 

Signatures,Talks, Tirages photographiques, Studio du magazine PHOTO, Découverte des NFT avec Rhapsody Curated

Découvrez le programme :

Découvrez la magie du tirage photographique 
Yonnel Leblanc, tireur attitré d’Initial LABO, et nos équipes seront présentes pour partager leur expérience, réaliser des/vos tirages et vous donner des conseils techniques sur vos images.

Anticipez le futur de la photographie
Les équipes de Rhapsody Curated, la plateforme de NFT dédiée à la photographie, vous accompagneront dans ce nouvel univers rassemblant la photographie traditionnelle et les nouvelles technologies. 

Vendredi  28 octobre

10h30 – 18h30 
Dans le cloître des Franciscaines
Tirage photographique et permanence NFT 

 17h30 – 19h
Chapelle des Franciscaines
Table ronde : “NFT : nouvel outil de création et de diffusion”
avec Rhapsody Curated
infos et inscription gratuite 

19h
Chapelle des Franciscaines
Soirée d’ouverture – entrée libre 

Samedi 29 octobre
Dans le cloître des Franciscaines

10h30 – 18h30 
Tirage photographique et permanence NFT 
— 
Le Studio du Magazine PHOTO vous accueille et vous propose un portrait 
réalisé par le photographe Didier Bizos pour tout abonnement souscrit.
Venez seul.e, en couple, avec des ami.e.s, de la famille…

Dimanche 30 octobre
Dans le cloître des Franciscaines

10h30 – 18h30 
Tirage photographique et permanence NFT 
— 
Le Studio du Magazine PHOTO vous accueille et vous propose un portrait 
réalisé par le photographe Didier Bizos pour tout abonnement souscrit.
Venez seul.e, en couple, avec des ami.e.s, de la famille…
— 
Venez découvrir sur l’espace Planète Initial les photographies réalisées dans la nuit par les participants  du Concours photographique de la 25ème heure Longines et tirées par Yonnel Leblanc

14h00 – 16h00
Signature de leurs livres par les photographes  
Arnaud Baumann
Celine Croze 
Nicolas Floc’h
Alain Keler

14h30 
Talk avec Arnaud Baumann

Lundi 31 octobre
Dans le cloître des Franciscaines

10h30 – 18h30 
Tirage photographique et permanence NFT 

14h00 – 16h00
Signature de leurs livres par les photographes  
Fabiola Ferrero
Richard Melloul 
Yan Morvan
Pierre de Vallombreuse
David Bacher

16h00 
Talk avec Yan Morvan

17h00 
Talk avec Fabiola Ferrero
et la Fondation Carmignac – Prix du Photojournalisme

Mardi 01 novembre

10h30 – 16h00 
Dans le cloître des Franciscaines
Tirage photographique et permanence NFT 

14h00
Talk avec Carolina Arantes 

Initial LABO soutient la fondation Photo4food

Vendredi 28, samedi 29, lundi 31 octobre
Venez vous faire photographier en studio par Olivier Goy!

Aux Franciscaines
10h30 – 18h30 

Vous partirez avec vos photos prises par Olivier Goy – Fondation Photo4Food,
 retouchées gratuitement par Initial Labo, en haute définition et imprimées par notre tireur Yonnel Leblanc. Vous aurez sur place l’occasion de faire un don au bénéfice de la Croix Rouge de la Côte Fleurie.

Dimanche 30 octobre – 16h00
Vente aux enchères exceptionnelle de photographies
Chapelle des Franciscaines

Vente des photographies par les artistes invité.e.s par la Fondation et de nombreux artistes du festival – Stanislas Augris, Diana Lui, Anne-Charlotte Moulard, Human Soul avec Michel Cam et Anne-Laure Maison, Sarah Moon, Georges Rousse, Max Pam… – 

Animée par Maître Alexandre Ferri, cette vente aux enchères sera également au profit de la Croix Rouge de la Côte Fleurie.

Les expositions Planches Contacts

Comme chaque année, des figures incontournables de la photographie sont présentées dans des expositions originales et dans des conditions exceptionnelles.

Les invité.e.s Planches Contact :

Raymond Depardon propose des images inattendues en couleurs du littoral français dans une installation monumentale sur la plage.

Bettina Rheims, invitée d’exception nous ouvre, au Point de Vue, les portes de La Chapelle L.A. 94/97, une installation immersive de ses photographies iconiques.

Le festival brise les codes avec Jessica Lange, invitée d’honneur plus connue comme actrice que comme photographe. Une exposition inédite lui sera consacrée au sein des Franciscaines, avec des instantanés de vingt ans de voyages, notamment le long de la mythique route 61.

The Anonymous Project, investit à nouveau Deauville avec des images issues de la collection de Lee Shulman mises en scène théâtrales à la Chatonnière et sur les planches

Photographes en résidence

Avec pour idée fondatrice de privilégier les résidences de création et les commandes publiques, Planches Contact s’est donné pour thématique l’exploration et la restitution de tout ce qui constitue les facteurs d’identité d’une ville et du territoire alentour. Année après année, les photographes portent ainsi leur regard sur la Normandie et exposent leur vision singulière durant le festival. Les expositions sont conçues à partir des productions inédites des photographes et en résonance avec l’environnement, les paysages et les espaces du territoire normand.
Avec Jean-Christophe Bechet, Carolle Benitah, Jean-Christian Bourcart, Stefano De Luigi, Omar Victor Diop, George Rousse, Francesco Jodice.

Résidences Photo4food

La fondation photo4food, créée par Virginie et Olivier Goy, a pour mission de financer des repas pour les plus démunis grâce à la vente de photos d’art et à des dons du public. La fondation promeut le travail de jeunes photographes auprès d’une large communauté de passionnés et d’acheteurs, notamment en organisant des expositions. En retour, les artistes cèdent quelques-unes de leurs œuvres, vendues au profit d’une association soutenue par la fondation. Initié en 2020, le partenariat entre Planches Contact et la fondation photo4food se poursuit, et la fondation contribue aujourd’hui à part entière à la programmation du festival. 
Avec : Stanislas Augris, Diana Lui, Anne-Charlotte Moulard, Anne-Laure Maison & Michel Cam.

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Résidences jeunes talents

Le Festival s’attache à donner une place importante à la création émergente et aux nouvelles générations. Réuni autour de sa présidente, la photographe et réalisatrice, Sarah Moon, le jury Planches Contact a sélectionné six jeunes photographes invités en résidence de création en Normandie. Chacun a reçu une bourse de création et été accompagné par l’équipe du festival tout au long des différentes étapes de conception et production. Le jury décernera à l’un d’entre eux le Grand Prix du Jury lors du weekend inaugural. Les visiteurs, eux, sont invités à voter pendant toute la durée du festival pour attribuer le Prix du Public qui sera dévoilé en janvier.
Avec Ciro Battiloro, Dana Cojbuc, Emile Garçon & Lise Guillon, Henri Kisielewski, Bruno Labarbère.

Du 10/01 au 10/02 2022.

Un projet inédit pour les 10 ans du Festival Expolaroid.

Pour la prochaine édition qui marquera l’anniversaire des 10 ans du Festival en avril 2022, Initial Labo et le Festival lancent un appel à projet à destination de la communauté des photographes utilisant le Polaroid.

Le principe est de proposer la formation de duos entre 6 photographes expérimentés et 6 photographes émergents qui seront choisis parmi les candidats répondant à l’appel à duo. 

Véronique Bourgoin, François Darmigny, Thomas Dhellemmes, Jean-Daniel Lorieux, Alexandra Stefanakis et Margot Wallard.

Une exposition dans les vitrines d’Initial LABO.

Un jury collégial choisira la proposition de duo parmi les travaux des candidats qui pourront produire les deux semaines suivant l’annonce. Chaque duo formé investira l’une des 6 vitrines de la galerie. Outre l’exposition dans nos murs, les polaroids seront également reproduits dans le catalogue général du Festival, ainsi que sur une fresque anniversaire qui sera déployée le samedi 23 avril 2022 dans l’enceinte des Frigos du 13e lors d’un temps fort de la communauté Polaroïd où près de 200 polaroids y seront reproduits pour célébrer ce médium singulier. 

Un appel à la candidature non thématisé, exprimez librement votre créativité.

Vous pouvez puiser dans vos archives autant que dans votre production actuelle, le thème étant une réponse à une des propositions photographiques parmi les six photographes dont vous trouverez le projet ci-dessous.

C’est la richesse de vos propositions qui permettra d’associer vos créations à l’univers des 6 photographes référents. Nous attendons vos retours avec impatience avec la deadline du 10 février pour recevoir vos fichiers qui alimenteront et le catalogue print et la fresque anniversaire. 

Expolaroid, le Festival de la photographie instantanée

L’association Expolaroid a pour objet de développer, de promouvoir et de favoriser des activités et manifestations en lien avec la pratique, la démonstration, l’exposition de la photographie instantanée sous toutes ses formes et de toutes les marques existantes à ce jour, obsolètes ou à venir. Les moyens d’action de l’association sont notamment : l’organisation d’un événement récurrent et au moins annuel, dénommé « Expolaroid : le mois de la photographie instantanée ». Un évènement qui se veut rassembler les initiatives et les forces vives de la communauté Polaroid autour du plus célèbre support de création photographique.

Pour en découvrir plus : expolaroid.com et expolaroid-paris.fr

Pour postuler : gilles@initiallabo.com

L’exposition propose une réflexion sur la notion de « territoires ». Qu’ils soient personnels, collectifs, imaginaires et régionaux, ces espaces matériels et immatériels conditionnent au moins en partie la représentation que l’on se fait du monde et la façon dont on le restitue. La photographie permet d’entrer en contact avec l’ailleurs, d’enregistrer les détails qui constituent l’espace qui nous entoure, d’en garder des traces et d’en faire des narrations.

Initial LABO, partenaire de l’exposition en “Reach the world”, nous sommes ravis de soutenir la sortie des deux livres d’artistes.

Un partage de la vision du monde

L’exposition propose une réflexion sur la notion de « territoires ». Qu’ils soient personnels, collectifs, imaginaires et régionaux, ces espaces matériels et immatériels conditionnent au moins en partie la représentation que l’on se fait du monde et la façon dont on le restitue. La photographie permet d’entrer en contact avec l’ailleurs, d’enregistrer les détails qui constituent l’espace qui nous entoure, d’en garder des traces et d’en faire des narrations.

L’exposition est composée d’un cheminement en trois parties. Les Hommes habitent un territoire, sur lequel ils créent et entretiennent un principe de fonctionnement en société.

Une première séquence présente des portraits et autoportraits qui aborde les notions d’identités personnelle et collective mais aussi l’identité face à l’exile et face aux mutations terrtoriales. Comment se construit l’identité ?

La seconde séquence s’intéresse au territoire, aux procédés photographiques employés pour le représenté. Les artistes s’intéressent à son évolution et questionnent la notion de paysage. Qu’est ce qui fait paysage ? Le territoire est aussi abordé au regard du concept foulcadien des hétérotropies.

Enfin, la dernière partie expose des contenus photographiques engagent le principe de “faire société”. Il y a t-il des paradoxes, des récurrences, des prédominances dans les représentations ?

L’Exposition “Reach the world”, un soutien aux artistes iraniens


La photographie iranienne connaît un élan de dynamisme depuis l’aube du XXI ème siècle qui ne peut échapper à l’Histoire de l’art. Valorisée à travers le monde au cours de ces dernières années, elle a ses chefs de file et ses artistes émergents qui multiplient les techniques d’expression. Ingéniosité, subtilité et créativité sont les mots d’ordre d’une nouvelle génération qui trouve dans l’image fixe, toutes les potentialités de leur expressivité : reconstitution, association, superposition, mise en scène. Cette exposition est l’aboutissement de cinq années de recherches universitaires, étudiant les récurrences thématiques, en mettant en évidence l’unicité de chacun des langages photographiques.

REACH THE WORLD porte une dimension caritative : une partie des œuvres photographiques pourront être acquises pour permettre de soutenir les carrière artistiques. Une partie sera reversée à l’Association Badguir, qui valorise et accompagne les artistes iraniens dans l’exposition et la diffusion de leurs œuvres.

Cette exposition présente des artistes qui pour certains n’ont encore jamais été exposé en France, et pour d’autres, qui ont été exposés à l’occasion de différents évènements : Iran Unedited au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 2014, Les Rencontres de la Photographie d’Arles en 2018 notamment. “Reach the world” s’intéresse à la pratique photographique contemporaine en combinant plusieurs axes de réflexion : la diversité des techniques employées et les différentes échelles d’observation du territoire.Ses multiples échelles d’observation et les sources d’inspiration que chacune représente, sont explorées à travers des regards contemporains et ambitieux. Il ne s’agit pas seulement de représenter mais de questionner le visible, de l’interpréter pour lui donner sens, de l’archiver, ou d’en faire ressortir une narration à la manière des Haïkus.

Pérenniser une exposition par le livre

Le livre a une place importante dans l’exposition : deux livres d’artistes, Dialogue de Payram et Parias de Yegan Mazandarani sont exposés pour être parcouru et partager les voyages des deux artistes, chacun sur des territoires différents. Pérenniser une exposition par le livre est un enjeu central pour la construction de l’histoire de l’art, du cheminement des oeuvres et du rapport entre texte-oeuvre. Le catalogue de cette exposition rassemble les photographies imprimées et exposées depuis la première édition et accompagne ses images de textes écrits par les artistes sur leur travail, de leur biographie et de textes de plusieurs historiens de l’art.

Soutenez et précommandez les deux livres en cliquant sur ce lien : Reach the World / S’adresser au Monde – Ulule

Samin Ahmadzadeh, Landscapes
Shirin Ghader, Dizin, 2021

Planète Initial, une expérience photographique inédite

La première édition de Planète Initial a marqué une nouvelle étape pour Initial LABO. 

Durant quatre jours d’exception, nous avons été ravis d’accueillir amateurs et professionnels de la photo au sein du mythique Point de vue de Deauville pour le Festival Planches Contact. Initial LABO a proposé un week-end riche en photographie rythmé par de nombreuses activités photographiques animées par nos partenaires et photographes tels que des rencontres et signatures, des tables rondes et conférences, la découverte du tirage avec le savoir faire de nos tireurs Yonnel et Aurélie…

Planète Initial à été un réel lieu d’échange, une expérience exclusive, immersive et convivial.

Une expérience ouverte à tous

Cet événement à également été ouvert à tous les Deauvillais leur permettant de se retrouver au plein cœur d’un lieu dédié à la photographie et leur permettant de découvrir pleinement cet univers sous tous les angles. Ils ont pu avec curiosité découvrir les techniques d’impression, écouter les podcasts témoignant des talents de nos photographes mais également se faire plaisir en gardant avec eux un souvenir de notre passage à Deauville. Ils ont pu se procurer au sein de notre librairie éphémère un article parmi notre plus belle sélection de livres photographiques, tirages Matted Pictures ainsi que d’équipements photographiques.

Ils ont également été invité à participer aux ateliers photographiques tel que la Fresque évolutive conçue par Cédric Jouvin alias ‘Unknown Project” réalisée grâce à l’appareil instantané Instax Wide et à l’imprimante Instax Link Wide.

Un Week-end inaugural rythmé par de nombreuses activités photographiques

Vendredi les photographes ont pu découvrir, échanger et partager leur expérience autour de la création d’un projet photographique avec les fondateurs de la revue EPIC mais également de la création d’un livre photo avec John Briens, conseiller technique et commercial à l’imprimerie Escourbiac ainsi que Julie Plus, fondatrice de Wipplay.

Les papiers d’art numériques Hahnemühle ont également été mis à l’honneur.

Chaque jour, de nombreux photographes ont été présents durant les rencontres et signatures afin de témoigner sur leur livre photographique.

Et enfin durant tout le week-end amateurs comme professionnels ont pu déambuler dans le ville de Deauville afin de participer à des photo walk Leica accompagé de OJOZ, Fabien Voileau ainsi que de François Joret.

Samedi des tables rondes ont été organisées au sujet du magazine photo Open Eye et la maison d’édition Héméria avec Brigitte Trichet. Des lectures de portefolio par Glaucia Nogueira, fondatrice de Iande ont également eu lieu.

Une conférence sur les NFT à également été organisée avec Jean-Michel Pailhon, vice président chez Ledger (leader mondial de la sécurité des crypto-actifs).

Dimanche nos partenaires LIKE et BATT COOP ont animé des tables rondes et conférences au sujet de la création du magazine LIKE ainsi que la création des archives Yan Morvan présentée par Manuel Morin et Yan Morvan.

Enfin, lors du dernier jour de Planète Initial ce sont les Editons Pierres Bessard qui ont proposé une rencontre avec les photographes ayant récemment publié leur livre photographique dont Camille Brasselet et Stephano De Luigi.

Nous remercions tous les partenaires qui nous ont accompagné et proposé des activités photographiques tout au long du week-end inaugural du festival Planches Contact.

Un grand merci aux photographes, tireurs, éditeurs, magazines photos, fabricants de papier photo, fabricant d’imprimantes, constructeurs d’appareils photos…

Retrouvez l’épisode exclusif de notre podcast Mandarine, dédié à la Planète Initial.

Emmanuelle Hascöet, membre du jury de l'appel à candidatures de l'exposition "Les Territoires de l'eau"

Une expérience inédite au cœur du Festival Planche Contact – Deauville

Découvrez Planète Initial du 29/10 au 01/11 au Point de Vue – Deauville

Le Festival Planche Contact, un véritable laboratoire d’observation du territoire par l’image

Planches Contact s’est positionné depuis sa création en 2010, comme l’un des rares festivals dont la production est fondée sur le principe de la commande publique ; au fil des années il est devenu un véritable laboratoire d’observation du territoire par l’image.

L’engagement et le soutien sans failles de la mairie et des partenaires habituels, ainsi que l’arrivée de nouveaux importants partenaires, ont permis au festival de maintenir son rendez-vous en octobre; de développer actions pédagogiques et sociales et de continuer à « voir plus grand », en investissant des nouveaux
lieux avec des nouvelles structures de grandes dimensions.

Photo : Pierre Elie de Pibrac

Initial LABO grand partenaire du Festival photographique de Deauville

Initial LABO, avec un savoir-faire technique et une qualité de réalisations de haut niveau, devient cette année un des principaux partenaires privés de Planches Contact, dans la production et l’installation des expositions.

Le festival s’entoure avec joie, grâce à ce nouveau partenariat, d’une équipe exigeante travaillant toujours en adéquation avec le travail des photographes Initial LABO est en charge de la production et de l’installation de
la quasi-totalité des expositions présentées durant le festival.

La Planète Initiale LABO, l’événement incontournable du Week-end inaugurale

Cette année Initial LABO vous donne rendez-vous pour un événement inédit : La Planète Initial LABO, un événement pour vivre pleinement le concept Initial LABO !

PHOTOGRAPHES, TIREURS, EDITEURS, MAGAZINES PHOTOS, PODCASTEURS, FABRICANTS DE PAPIER PHOTO FABRICANT D’IMPRIMANTES, CONSTRUCTEUR D’APPAREILS PHOTO…

Durant 4 jours toute l’équipe Initial LABO ainsi que ses plus grands partenaires déménagent à Deauville et seront ravis de vous accueillir au sein du mythique ancien club-house du Deauville Yacht Club que présidait Louis Breguet, Le Point de vue de Deauville !

Découvrez l’univers de notre labo à travers des activités photographiques exclusives !

  • Un laboratoire d’excellence piloté par Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou. Pour la première fois vous aurez un accès libre et direct aux tireurs qui sont à l’origine des tirages que vous voyez au sein des expositions. Réglages chromatiques, choix des papiers, réglages des machines, vous pourrez tout comprendre du lien primordial entre le photographe et le tireur.
  • Une librairie exigeante, dédiée uniquement à la photographie, animée par une équipe passionnée qui vous fera découvrir les livres des photographes proches du labo ainsi qu’une sélection de nouveautés. Le tout animé par des conversations et signatures de photographes tout au long du week-end.
  • Une boutique multiple, présentant une sélection de produits, liés à la photographie, albums photos, appareils instantanés, bijoux…
  • Des animations photographiques pour tous les publics, conférences, rencontres, photo-walk, atelier créatif rythmerons la Planète Initial.

Initial LABO partenaire de Photodays, découvrez l’exposition “Hors les murs de Planches Contact – Deauville”

Dans le cadre du parcours Photodays, dont Initial LABO est partenaire, nous avons le plaisir de vous proposer l’exposition “Hors les murs de Planches Contact – Deauville”

Caimi & Piccini, Pierre Elie de Pibrac, Costanza Gastaldi, FLORE.

Du 26/10 au 27/11 

Vernissage les 4, 5, 6 novembre 2021


Quatre artistes de la fondation photo4food exposent un travail photographique inédit, produit en résidence pour le festival et sélectionné par Laura Serani, sa directrice artistique et le comité d’orientation de la fondation Arnaud Adida, Akrame Benallal, Simon Brodbeck, Lucie de Barbuat, Emmanuelle de l’Ecotais, Isabelle Juy.

Le fruit de la vente de ces photographies ira à la Croix Rouge, sélectionnée par la fondation, en lien avec la Ville de Deauville. Initial LABO est fier de s’associer à la Fondation Photo4food à cette occasion tant nous partageons leurs valeurs.

Le but de la fondation est de mettre l’art au service des autres. Cette initiative est l’essence même de notre raison d’être : combattre la pauvreté grâce à la vente de photographies et rendre la générosité de nos photographes en leur donnant une exposition unique.

VIRGINIE ET OLIVIER GOY

Vous pourrez découvrir très prochainement sur notre blog des interviews exclusives des acteurs de la fondation photo4food.

Photo : FLORE

Du vendredi 29/10 au lundi 01/11

10h30 – 18h30

Atelier de tirage photographique sur imprimante EPSON et papier Hahnemühle avec nos tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou.

Rencontres avec l’ensemble des équipes Initial LABO pour échanger sur vos projets photographiques.

Vendredi 29 octobre

10h30 – 12h30

Conférence EPIC

18h30 – 20h30

Soirée d’ouverture ouverte à tous

Les Franciscaines – La Chapelle

Présentation du festival et des photographes par Monsieur Le Maire de Deauville, Philippe Augier et Laura Serani, Directrice artistique de Planches Contact
Suivi d’un cocktail public (Les Franciscaines – Le Cloître)

Programme du samedi 30 octobre

10h30 – 18h30

Atelier de tirage photographique sur imprimante EPSON et papier Hahnemühle avec nos tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou.

Rencontres avec l’ensemble des équipes Initial LABO pour échanger sur vos projets photographiques.

11h – 13h

Vernissage itinérant

Rendez-vous Place Claude Lelouch

Joel Meyerowitz – Plage
Baudouin Mounda – Grand bain
Joan Fontcuberta – Avenue Lucien Barrière
Joel Meyerowitz – Hôtel Le Normandy Barrière
Embarcadère – Riverboom

15h30 – 18h30

Vernissage itinérant 

Rendez-vous au Point de vue (Place des six fusillés)

Planète Initial 

Plage – fondation photo4food avec Pierre-Elie de Pibrac, Costanza Gastaldi, FLORE et Caimi&Piccinni

Petit bain – SMITH

Cour des expositions : Tremplin Jeunes Talents : Teo Becher, Celine Croze, Antoine   

Lecharny, Alisa Martynova, Anne-Lise Broyer, SMITH et Diplomates, Joan Fontcuberta, Antoine d’Agata et projections de photo4food et Riverboom. 

18h30 – 19h30

Remise du prix Tremplin Jeunes Talents 

Les Franciscaines – Le Cloître

Programme du Dimanche 31 octobre

10h30 – 18h30

Atelier de tirage photographique sur imprimante EPSON et papier Hahnemühle avec nos tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou.

Rencontres avec l’ensemble des équipes Initial LABO pour échanger sur vos projets photographiques.

12h00 – 13h00

Remise des prix 25ème heure Longines 

Les Franciscaines – La Chapelle

14h00 – 15h30

Lectures de portfolios

Les Franciscaines – Salons de créativité

16h00 – 19h00

Vente aux enchères photo4food 

Les Franciscaines – La Chapelle

Programme du Lundi 01 Novembre

10h30 – 18h30

Atelier de tirage photographique sur imprimante EPSON et papier Hahnemühle avec nos tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou.

Rencontres avec l’ensemble des équipes Initial LABO pour échanger sur vos projets photographiques.

Emmanuelle Hascöet, membre du jury de l'appel à candidatures de l'exposition "Les Territoires de l'eau"
Heloise Conesa Initial Labo
Heloise Conesa (c)Desrues

Le Festival de photographie de Paranapiacaba (FF Paranapiacaba) est une plateforme d’alphabétisation visuelle prônant la préservation des équilibres naturels, les droits de l’homme et l’accès à l’éducation, Il aborde des questions pertinentes sur la durabilité, la mémoire et le patrimoine. Héloïse Conésa, membre du jury a acceptée de répondre à nos questions dans le cadre de l’exposition “Les Territories de l’eau” chez Initial LABO

Cette quatrième édition du Festival est consacrée à l’eau, élément essentiel à la survie de tous les organismes.

Initial LABO et IANDE s’unissent à cette occasion pour vous faire découvrir le Festival de Paranapiacaba et permettre à des photographes brésiliens d’exposer leur travail en France.

IANDE est une plateforme culturelle interna4onale ciblé sur la France, en vue de communiquer sur la photographie brésilienne. Iandé, qui signifie Nous est un trait d’union entre le Brésil et la France, pour les photographes, les commissaires, les galeristes, les collectionneurs, l’enseignement, la recherche et les institutions liées à la photographie.

Initial LABO de par son attachement continue à la photographie brésilienne, que se soit au niveau du Mécénat auprès de la Bibliothèque Nationale de France, de son soutien à l’association SOS Assistances de Fotografia venant en aide aux assistant de photographes touchés par la pandémie ou bien par la riche sélection de livres brésiliens présents dans notre librairie.

Suite à l’appel à candidatures lancé cet été, plus de 500 candidatures ont été reçus. Le jury composée de Denise Carmargo, Héloïse Conesa, Emmanuelle Hascoët, Joao Kulcsár et Glaucia Nogeira ont choisi cinq lauréats qui seront exposés chez Initial LABO du 23 septembre au 10 octobre 2021.

Pour l’occasion nous avons échangé avec Héloïse Conésa, membre du jury afin de mieux connaitre son écriture photographique, les thématiques qu’il travaille et l’impact de la pandémie sur son inspiration. Découvrez cet échange en intégralité suivie d’une présentation de sa série.

Quel est votre premier contact avec la photographie brésilienne ?

“En 2005, alors en stage à la MEP, j’ai eu la chance de travailler sur la première exposition parisienne de Miguel Rio Branco « Plaisir de la douleur ». L’originalité de ses cadrages, ses choix de motifs et surtout l’attention qu’il porte à la couleur afin de restituer une vision très matiériste, sensuelle du Brésil sont un émerveillement pour moi.”

Existe-t-il une photographie brésilienne ? si oui est elle influençée par son territoire, son histoire ?

“Oui, il me semble que la variété des paysages tout comme des cultures a largement contribué à façonner l’identité de la photographie brésilienne qui se définit avant tout comme une photographie ouverte sur le monde, dynamique, riche de ses différences qu’elle intègre dans des thématiques et des esthétiques variées.

Entre la représentation de la culture afro-bahianaise par Lita Cerqueira et la lutte Yanomami photographiée par Claudia Andujar, il y a une variété de regards, de parti-pris formels mais aussi le même engagement dans la volonté de donner à connaître ce qui unit les peuples.”

Avez-vous eu des “coups de coeur” pour des photographes brésiliens récemment ?

“Grâce au mécénat de Initial LABO et au travail mené de concert avec le galeriste Ricardo Fernandes, nous avons pu ajouter aux quelque trois cents photographies déjà conservées au département des estampes et de photographie de la BnF plus de quatre cents tirages de vingt-trois photographes au talent confirmé (Bob Wolfenson, Rogério Reis, Marcos Prado, Alexandre Sequeira) ou émergent (Ge Viana, Romy Pocztaruk, Felipe Fittipaldi).

Les thématiques explorées dans le cadre de cet enrichissement des collections sont multiples. Elles concernent les paysages urbains ou naturels photographiés par Feco Hamburger, Lula Ricardi, Gisele Martins, Maristela Colucci, Cristiano Xavier, Dulce Araújo, Hugo Leal, José Diniz ; ou encore le métissage ethnique évoqué autant par la jeune génération avec Julio Bittencourt et Renata Felinto que par une photographe humaniste comme Lita Cerqueira qui s’attache à la communauté noire de Bahia, ou par le photoreporter Valdir Zwetsch qui s’intéresse au territoire indigène de Xingu en Amazonie.

Certains photographes abordent aussi le potentiel expérimental de l’image photographique, à l’instar de Cris Bierrenbach. Les séries conservées attestent des répercussions de la mondialisation dans ce pays clivé depuis l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro. Les nouveaux défis écologiques sont soulignés dans la série «Zoo» de Joao Castilho tandis que les tourments socio-politiques sont dévoilés par les oeuvres d’Andrea Eichenberger, Yan Boechat, Carolina Arantes, ou Élle de Bernardini – première artiste plasticienne et photographe transgenre à être représentée par une galerie d’art au Brésil et collectionnée par les institutions brésiliennes.

Se déployant en couleur ou en noir et blanc, toutes ces visions photographiques ont à coeur de montrer la créativité de la scène photographique brésilienne actuelle et de s’émanciper des clichés populaires de l’exotisme.”

Raphael Alves, lauréat de l’appel à candidatures

Qu’avez-vous pensé de la qualité des photographes qui ont postulés à cet appel à candidatures ?

“J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’images intéressantes et que la pré-sélection montrait une grande variété dans la façon d’aborder le thème des territoires de l’eau retenu cette année. J’ai essayé dans mon choix de panacher des images noir et blanc et couleur ainsi que des écritures poétiques et d’autres plus documentaires. Il me semblait que cela correspondait peu ou prou aussi à l’esprit qui avait présidé à la pré-sélection de la centaine d’images.

Je me suis aussi attachée à la narration, au lien qui pouvait se tisser entre les trois images choisies par le/la candidat.e.

Quelles écritures vous ont particulièrement intéressées dans les séries présentées.

“Dans la série « Riversick » de  Raphael Alves, j’ai apprécié la belle écriture contrastée du noir et blanc, scénarisée par des choix de lumière judicieux, et  constituant comme un haïku intrigant autour de la ville de Manaus et du Rio Negro.

Chez Marcio Borsoi, la mise en scène autour de la mythologie de la « dame des eaux » m’a parue révéler une facette particulière du Brésil, marqué par l’animisme. Chez Nilmar Lage, j’ai été très impressionnée par la beauté des couleurs ocres et en même temps la violence de la catastrophe liée à l’effondrement du barrage minier de Córrego do Feijão, à Brumadinho que suggèrent les trace des coulées de boues sur les murs.

Dans la série Les arbres de Mergulha e Voa, j’ai trouvé ces petites natures mortes photographiques assez réussies avec l’idée d’une progression dans la narration comme un précipité de l’engagement écologique de l’auteur : la pierre qui sert de support aux images d’archives se dessèche au fur et à mesure que les usages du littoral évoluent (l’agriculture famililale, le tourisme, l’urbanisation forcenée…). Enfin, l’essai Cours d’Eaux – Histoires de convivence avec la sécheresse au Ceará  de Sheila Oliveira est plus documentaire et témoigne avec force de la résistance des habitants dans cette région de plus en plus aride.”

Marcio Borsoi, lauréat de l’appel à candidature

De manière plus générale, qu’avez-vous pensée de la production photographique pendant la pandémie ?

“J’ai échangé avec les photographes pendant le confinement mais le dialogue était forcément restreint en visioconférence. La production photographique pendant la pandémie a également marqué le pas c’est certain mais les photographes ont su rebondir en essayant d’adapter leurs projets initiaux à des contextes de production plus proches, plus ancrés dans le quotidien.

J’ai ainsi été étonnée du regain d’intérêt pour le genre de la nature morte et les façons dont certains photographes sont parvenus à le renouveler avec humour et sensibilité. Les images ont davantage circulé sur les réseaux sociaux avec la volonté de partager aussi les diverses phases de la création, d’associer davantage le spectateur à la création des images.”

Quelle dimension particulière apporte le tirage de la photographie ?

“Pour moi le tirage est essentiel pour avoir une appréhension globale de l’œuvre et des intentions du photographe. Le choix du papier, des virages, des glaçages, la matité ou la brillance d’une surface tout cela concourt à parachever un travail de prise de vue, l’incarne.

Le soin apporté à un tirage est ce qui nous fait passer du domaine de l’image à celui de l’œuvre photographique. Je prépare d’ailleurs pour 2023 une exposition « L’épreuve de la matière » qui mettra notamment en exergue l’importance du tirage et plus largement des choix de supports dans l’appréhension d’une œuvre photographique.

Avez-vous observée une relation particulière entre le photographe et son tireur ? 

“Il y a évidemment une relation particulière qui se tisse entre le photographe et son tireur, une forme de connivence entre l’auteur d’une image et celui qui en sera l’interprète. La complicité voire l’empathie du tireur qui peut arriver finalement à accorder complètement sa sensibilité à celle du photographe qu’il accompagne est assez merveilleuse.”

Quels sont vos projets pour 2022 ? 

“En 2022, je présenterai une exposition organisée à l’occasion des quinze ans de l’agence NOOR fondée par le photoreporter Stanley Greene en 2007 avec pour devise : « some things simply need to be seen ».

Elle réunit aujourd’hui 14 photographes talentueux et engagés, investis dans la représentation des défis sociétaux et environnementaux de notre monde contemporain. En noir et blanc ou en couleur, ils ont aussi à cœur de renouveler la façon d’envisager la photographie de presse et la photographie documentaire en proposant des formes inédites de monstration mais en offrant aussi par divers workshops une véritable éducation à l’image qui passe par une attention au contexte de prise de vue, à la sensibilité de l’auteur et aux modalités de diffusion de l’image.

En 2022 sera également toujours visible l’exposition que nous présenterons dès cette fin d’année 2021 sur les prix photographiques dont la BnF est partenaire. Parmi ces prix importants pour la valorisation des travaux des photographes français on trouve le prix Niépce et le prix Nadar dont la BnF est partenaire depuis 1955, ainsi que la Bourse du Talent et enfin le prix Florence et Damien Bachelot du tirage. .”

Sheila Oliveira, lauréat de l’appel à candidatures

Heloïse Conésa – Conservatrice du patrimoine à la BnF

Héloïse Conésa est conservatrice du patrimoine à la Bibliothèque nationale de France, en charge de la collection de photographie contemporaine. Historienne de la photographie, ses recherches universitaires ont plus précisément porté sur la photographie espagnole contemporaine.

Elle a été commissaire des expositions Entrevoir sur l’œuvre vidéo de Robert Cahen (MAMCS, 2013) Colles et Chimères sur le photographe Patrick Bailly- Maître-Grand (MAMCS, 2014) ainsi que, depuis 2015, avec Didier de Faÿs, des diverses éditions de la Bourse du Talent exposées à la BnF. Avec Raphaële Bertho, elle est commissaire de l’exposition Paysages français : une aventure photographique (1984-2017), présentée à la BnF à l’automne 2017.

Exposition FF Paranapiacaba chez Initial LABO

LES TERRITOIRES DE L’EAU 

Raphael Alves – Marcio Borsoi – Nilmar Lage –  Mergulha et Voa – Sheila Oliveira – Elza Lima – Julia Pontes – Marinele Ribeiro 

DU 23/09 AU 10/10 

Une célébration de la photographie aux confluents de la préservation des équilibres et des territoires créatifs.

Emmanuelle Hascöet, membre du jury de l'appel à candidatures de l'exposition "Les Territoires de l'eau"
(c) Franck Betermin

Le Festival de photographie de Paranapiacaba (FF Paranapiacaba) est une plateforme d’alphabétisation visuelle prônant la préservation des équilibres naturels, les droits de l’homme et l’accès à l’éducation, Il aborde des questions pertinentes sur la durabilité, la mémoire et le patrimoine. Emmanuelle Hascöet, membre du jury a acceptée de répondre à nos questions dans le cadre de l’exposition “Les Territories de l’eau” chez Initial LABO

Cette quatrième édition du Festival est consacrée à l’eau, élément essentiel à la survie de tous les organismes.

Initial LABO et IANDE s’unissent à cette occasion pour vous faire découvrir le Festival de Paranapiacaba et permettre à des photographes brésiliens d’exposer leur travail en France.

IANDE est une plateforme culturelle interna4onale ciblé sur la France, en vue de communiquer sur la photographie brésilienne. Iandé, qui signifie Nous est un trait d’union entre le Brésil et la France, pour les photographes, les commissaires, les galeristes, les collectionneurs, l’enseignement, la recherche et les institutions liées à la photographie.

Initial LABO de par son attachement continue à la photographie brésilienne, que se soit au niveau du Mécénat auprès de la Bibliothèque Nationale de France, de son soutien à l’association SOS Assistances de Fotografia venant en aide aux assistant de photographes touchés par la pandémie ou bien par la riche sélection de livres brésiliens présents dans notre librairie.

Suite à l’appel à candidatures lancé cet été, plus de 500 candidatures ont été reçus. Le jury composée de Denise Carmargo, Héloïse Conesa, Emmanuelle Hascoët, Joao Kulcsár et Glaucia Nogeira ont choisi cinq lauréats qui seront exposés chez Initial LABO du 23 septembre au 10 octobre 2021.

Pour l’occasion nous avons échangé avec Emmanuelle Hascöet, membre du jury afin de mieux connaitre son écriture photographique, les thématiques qu’il travaille et l’impact de la pandémie sur son inspiration. Découvrez cet échange en intégralité suivie d’une présentation de sa série.

Quel est votre premier contact avec la photographie brésilienne ?

“Etrangement c’est via la musique que j’ai découvert la photographie brésilienne. C’est mon ami Remi Kolpakopoul qui n’est plus aujourd’hui qui m’y a sensibilisé. Il travaillait à Radio Nova à l’époque mais fréquentait de grands photographes brésiliens.

Il m’avait montré le travail de Mario Cravo Neto et ce travail puissant m’était resté en tête longtemps. C’est le premier nom qui me vient quant on évoque la photographie brésilienne. Bien entendu je connaissais Salgado mais mon premier coup de cœur c’est Cravo Neto.
Et puis j’ai ensuite travaillé avec Miguel Rio Branco à Magnum Photos qui tient une place toute particulière mais dont le travail me passionne.

Odé. Eternal Now series, 1988. Photo by Mario Cravo Neto. Instituto Mario Cravo Neto Collection/IMS
Odé. Eternal Now series, 1988. Photo by Mario Cravo Neto. Instituto Mario Cravo Neto Collection/IMS

Existe-t-il une photographie brésilienne ? si oui est elle influençée par son territoire, son histoire ?

“Oui, de mon point de vue, il existe une photographie brésilienne toute particulière et la photographie contemporaine le confirme vraiment. Le lien avec l’environnement dans la construction des images m’intéresse beaucoup.

Au Brésil, malgré la destruction de la biodiversité et la crise environnementale aggravée par la folie de la politique ravageuse de Bolsonaro, le réchauffement climatique « vitesse grand V », j’ai la sensation que la nature reste puissante dans l’imaginaire visuel. C’est la vision sans doute idéalisée d’une européenne, mais que la photographie contemporaine brésilienne retranscrit bien selon moi.

Même dans les images des « métropolis » à la modernité technologique outrancière, le végétal parvient à surgir et faire exploser le béton. La forêt semble plus luxuriante, résiliente, combative. C’est un sentiment que j’ai en observant d’autres créations photographiques en Amérique latine. C’est le cas de la Colombie par exemple.

Les photographes ont intégré instinctivement les préoccupations environnementales dans leurs travaux et leurs images rendent bien ce débordement, cette fusion avec le tropical, le sylvestre. Mais bien entendu leur travail vise aujourd’hui à alerter sur la catastrophe en cours. Faire des images manifeste une volonté de dire l’urgence aussi à documenter la destruction de l’environnement. Cela transparaît dans les travaux que nous avons jugés.” 

Avez-vous eu des “coups de coeur” pour des photographes brésiliens récemment ?

© Gilvan Barreto. O Polvo Socialista I

“En ce moment, je regarde les travaux de Gilvan Barreto, Bruno Morais (et sa compagne Cristina de Middel qui n’est pas brésilienne mais vit au Brésil et travaille). J’aime aussi le travail de la photojournaliste Ana Carolina Fernandes.

Par ailleurs, j’ai eu la chance en 2017 d’intervenir, grâce à Joana Mazza et Roberta Tavares, au sein de Imagens do Povo à Rio, un collectif et un Laboratoire qui rassemble de jeunes photographes brésilien.ne. s. Imagens do Povo forme à la photographie, à l’éducation à l’Image au sein des favelas, des communautés. C’est aussi une mine de jeunes talents comme la prometteuse photographe Valda Nogueira dont la carrière s’est arrêtée en plein vol. Mais on peut aller voir ses images sur Instagram.”

Qu’avez-vous pensé de la qualité des photographes qui ont postulés à cet appel à candidatures ?

“C’était très varié au niveau des sujets et des genres, du niveau de pratique de la photographie aussi et donc parfois de la maitrise technique. Cela signifie que le concours a obtenu un grand succès et que la pratique photographique est immense au Brésil. Une richesse et une profusion intéressante s’affichait dans la centaine de portfolio qui nous a été soumise.

Le choix était assez complexe. J’aime le travail de la couleur et j’ai repéré plusieurs bons coloristes dans ces candidat.e.s.

J’ai noté beaucoup de travaux documentaires en noir et blanc dont on note les influences des grands noms de la photographie humaniste. Ces influences sont-elles conscientes ou inconscientes ? C’est difficile à estimer et finalement cela importe peu quand le photographe parvient à les dépasser et trouver un petit quelque chose en plus qui va singulariser son écriture. C’est tout de même assez rare. Je crois que nous étions tous d’accord dans le jury pour nous arrêter sur ces écritures singulières, très symboliques.

On sent la nécessité de la création, le saisissement de l’image comme moyen de résistance dans cette période où un pays comme le Brésil a été particulièrement dévasté par la pandémie de la Covid-19 et fait face à une catastrophe climatique. Cette tension et cette urgence à faire entendre sa voix et donner à voir un Brésil complexe, jeune mais aussi d’une infinie beauté me touche énormément.”

Quelles écritures vous ont particulièrement intéressées dans les séries présentées.

“L’exercice étaient intéressant puisque les lauréats étaient contraints de présenter un triptyque et donc de réaliser un editing très serré. J’ai beaucoup aimé regarder ces propositions qui étaient toutes des petites histoires plus ou moins bien ficelées. C’est évidemment un aspect que j’ai pris en compte dans ma sélection : cette capacité à éditer son travail, choisir et raconter en trois images un petit sujet, une petite fable. Photographier ne s’arrête pas à faire une image ; il faut aussi être en capacité de mettre de l’ordre et faire des choix dans ses récoltes visuelles. Maitriser sa narration et raconter une histoire à travers une ou plusieurs images précisément choisies.

C’est aussi cela l’essence de ce métier. Par exemple, j’ai aimé le projet de ce triptyque rendant compte avec pertinences des conséquences des inondation et des déversements des boues toxiques dans un village du Mina Gerais. Le photographe qui se révèle bon coloriste a choisi de capturer les empreintes de cette catastrophe environnementale sur l’habitat. Son travail est sobre à l’image et très esthétique. Et tout est dit. Tout est là. Il nous apparait comme une métonymie visuelle qui fonctionne bien et nous laisse imaginer l’ampleur et l’horreur des conséquences de cette terribles catastrophe. C’est une vraie écriture photographique.

J’ai par ailleurs été sensible à certaines propositions très plasticiennes vraiment intrigantes et originales qui mêlaient plusieurs techniques, ou reproduisaient des installations faites à partir de photographies. Nous en avons d’ailleurs sélectionné une.”

Nilmar Lage, lauréat de l’appel à candidature

De manière plus générale, qu’avez-vous pensée de la production photographique pendant la pandémie ?

“Les photographes ont compris rapidement qu’il fallait documenter ce qui se passait surtout le premier confinement qui était le plus spectaculaire et donnait lieu à des images inédites à l’extérieur (les métropoles vidées et les espaces naturels en répits), les hôpitaux bondés, les soignants débordées et exsangues. J’ai en tête les images de feu d’Antoine d’Agata qui a parcouru les rues de Paris avec un appareil thermique pour enregistrer, à sa manière, l’épisode viral, ou les multiples portraits de soignants aux visages tellement marqués par le port des masques et la fatigue.

Les photoreporters sont allées sur le terrain immédiatement. Les plus plasticiens étaient peut-être plus démunis. Cette période a été une période contrainte pour nombre d’être eux qui ne pouvaient pas forcement voyager ou se déplacer librement. Et dans la contrainte, on doit faire preuve de créativité. Ils ont donc retourné leurs objectifs sur eux, leurs intérieurs, ont photographié leurs proches. Il fallait trouver des biais. 

Et puis photographier des visages masqués est devenu une gageure, une autre contrainte à intégrer, à incorporer, à interroger.”

Image extraite du livre « Virus » d’Antoine d’Agata• Crédits :  Antoine d’Agata



Comment cette période a affecté ou changé leur approche photographique ?

J’ai échangé avec de nombreux. ses photographes. J’en ai encouragé certain.e. s à produire encore. Je constate qu’ils, qu’elles ont continué à faire leur travail, à chercher des points de vue, à se demander où poser leur appareil car la volonté de continuer à faire des images était là. La recherche du spectaculaire, de l’ailleurs a été effacée par la contrainte de rester enfermé.e. s pour la plupart. Un questionnement très fort et intéressant sur la forme a surgi pour certain.e. s. 

J’ai aussi été invitée par le photographe Marc Lathuillière pour être commissaire et créer, avec lui et le graphiste Nicolas Balaine une exposition virtuelle autour de son travail « Musée national ». Il s’agissait d’une commande de l’Institut français de Bagdad. Cette incroyable et très singulière expérience nous a aussi permis de mener une réflexion et tenter une mise en abyme de ce que pouvait être la création en temps de crise sanitaire, de réfléchir au rapport au tout numérique, à la place de l’image dans tout cela, au rapport au masque. Je n’aurais jamais imaginé faire cela en d’autres temps. 

Quelle dimension particulière apporte le tirage de la photographie ?

“L’exposition passe par la phase de production du tirage. A chaque fois, un tirage est une interprétation d’une photographie originale à plat. Le format, le choix du papier, de la technique, des encres vont être des éléments constitutifs de la fabrication de l’objet « tirage » qui va être offert aux yeux du public. Exposer une image c’est engager un point de vue, faire un choix.

C’est un processus en plusieurs étapes. Il y a le travail du fichier puisque la photographie est bien souvent numérique aujourd’hui, puis le tirage sur matériau. J’ai toujours aimé accompagner les photographes dans cette étape de production. Entrer dans l’atelier du tireur, dans le labo et regarder ensemble les épreuves, les tests. Il faut savoir rester très discrète car c’est une étape subtile, qui se passe surtout entre eux deux. Mais c’est tellement passionnant. Et puis il faut pouvoir mettre son petit grain de sel quand se pose la question du format car dans une exposition, le choix du format du tirage, peut aussi venir modifier le statut de l’image exposée.

Un grand format isolé de « Errance » de Depardon raconte légèrement autre chose pour moi qu’un accrochage linéaire d’œuvre en formats 50X60 cm de la même série intégrant la même image par exemple. Et puis vient ensuite le choix de l’encadrement, ou du non encadrement. Chacun de ces éléments amène une dimension autre à la photographie.”

Avez-vous observée une relation particulière entre le photographe et son tireur ? 

“Oui absolument. C’est quelque chose que j’ai eu le loisir d’observer pendant mes longues années au sein de l’agence Magnum Photos. C’est un rapport très fort, qui se tisse dans le temps, une confiance totale que l’un met dans les mains de l’autre, un prolongement de sa création première. Si la prise la prise de vue est généralement une action solitaire, le tirage est un travail d’équipe. On pourrait peut-être émettre une comparaison semblable au cinéma entre le réalisateur et son monteur. Cela me fait souvent penser à cela.”

Quels sont vos projets pour 2022 ? 

“Plusieurs projets de commissariat : l’adaptation de l‘exposition « Arctic Blues » présentant sept ans de mission entre artistes et scientifiques océanographes à l’espace des Champs libres à Rennes, un projet autour du mythe de la Ville d’Ys avec le photographe Benjamin Deroche, « Alta pressão » une création entre la photographe Sandra Rocha et le musicien François Joncours dans le cadre de l’année France/ Portugal. Je continue à accompagner Raymond Depardon sur ses projets d’exposition. De l’écriture et puis une mission prochaine avec la Bibliothèque nationale de France. A suivre….”

Emmanuelle Hascöet – Commissaire d’exposition.

Diplômée en Lettres modernes à l’Université de Bretagne Occidentale, en études théâtrales (Cours Florent) et en Coopération artistique internationale à l’université de Paris VIII, elle a d’abord travaillé en tant que chargée de production et de programmation pour plusieurs festivals de cinéma et photographie (La CITA à Biarritz, Festival des 3 Continents à Nantes, Filmar en América Latina à Genève, Images au Centre à Paris). En 2002, elle s’installe en Amérique centrale afin d’y mener un travail de recherche sur l’histoire des réalisations audiovisuelles et photographiques dans l’isthme. Cette étude donnera lieu à une rétrospective au Festival des trois Continents de Nantes l’année suivante.


Elle rejoint Magnum Photos en 2005 en tant que coordinatrice des expositions et responsable de la collec?on. Depuis 2010, elle est responsable d’expositions pour Magnum Photos et commissaire et développe des projets culturels en France, Europe du sud et Amérique latine. Dans la suite logique de ses activités de commissariat, et avec la volonté de défendre de nouveaux ar?stes, la structure Fovearts a naturellement vu le jour en 2015 dans le but d’assurer de nouvelles missions d’accompagnement, de créa?on et de production. Elle anime également des ateliers professionnels et d’éducation à l’image en France et à l’étranger.

Pour suivre Emmanuelle Hascöet :

Raphael Alves, lauréat de l’appel à candidatures

Exposition FF Paranapiacaba chez Initial LABO

LES TERRITOIRES DE L’EAU 

Raphael Alves – Marcio Borsoi – Nilmar Lage –  Mergulha et Voa – Sheila Oliveira – Elza Lima – Julia Pontes – Marinele Ribeiro 

DU 23/09 AU 10/10 

Une célébration de la photographie aux confluents de la préservation des équilibres et des territoires créatifs.

anie Wenger, photographe documentaire à été sélectionnée pour exposer son travail "Sugar Moon" à l'occasion de la 33ème édition du Festival Visa pour l'image. Ce projet, qui à nécessité quatre années de travail, sera exposé pour la première fois. Une nouvelle étape que nous avons eu le plaisir de partager avec elle, les tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou, étant en charge de donner vie à cette exposition.

Mélanie Wenger, photographe documentaire à été sélectionnée pour exposer son travail “Sugar Moon” à l’occasion de la 33ème édition du Festival Visa pour l’image. Ce projet, qui à nécessité quatre années de travail, sera exposé pour la première fois. Une nouvelle étape que nous avons eu le plaisir de partager avec elle, les tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou, étant en charge de donner vie à cette exposition.

Pour l’occasion nous avons échangé avec Mélanie, son état d’esprit à la veille de cette première, sa manière de travailler le tirage et ces projets pour 2022. Découvrez cet échange en intégralité suivis d’une présentation de sa série “Sugar Moon”.

Erik Grimland décharge les trophées de son safari familial en Afrique du Sud dans sa maison de banlieue. Son premier safari de chasse en Afrique lui a coûté environ 30 000 dollars, taxidermie incluse. Amarillo, Texas, 16 mai 2018. © Mélanie Wenger / Inland pour Le Figaro Magazine et National Geographic Photo libre de droit uniquement dans le cadre de la promotion de la 33e édition du Festival International du Photojournalisme “Visa pour l’Image – Perpignan” 2021

Visa pour l’image, un rendez vous unique.

“Pour moi, photojournaliste et française, Visa pour l’image a toujours été l’un des grands festivals de la profession. Je m’y rends chaque année depuis dix ans. C’est aussi l’une des occasions principales de l’année de rencontrer mes collègues mais aussi les éditeurs avec lesquels je travaille, ceux aussi avec lesquels je ne travaille pas encore.

C’est l’un des trois rendez-vous les plus importants de l’année. J’y viens curieuse de découvrir de nouvelles histoires, l’occasion de décortiquer les séries variées des photographes exposés.

C’est la première fois que l’équipe expose une de mes séries. C’est surtout le bon endroit pour exposer la série Sugar Moon pour la première fois. Cela fait sens pour moi.

Je suis reconnaissante à l’équipe, Jean-François Leroy et Delphine Lelu, de l’avoir choisie, la chasse est un sujet très controversé et très difficile à exposer. Mais l’équipe de Visa ne recule jamais devant ce genre de risque, ils montrent ce qu’il est important de montrer, et c’est probablement ce qui fait la plus grande force du festival.

C’est certain que cela ne serait jamais arrivé sans le soutien de National Geographic et mon éditrice Alexa Keefe, ainsi que Le Figaro Magazine, avec Cyril Drouhet et Vincent Jolly.”

Premier rendez-vous entre la série “Sugar Moon” et le public

“Pour ce projet, que je termine à peine, après quatre années de travail, je suis très nerveuse. Cette première confrontation au public est toujours très compliquée. Il s’agit d’un sujet controversé qui provoque de vives réactions, c’est aussi pour cela que j’ai souhaité y travailler en profondeur.

J’aimerais qu’il provoque un réel questionnement chez les personnes qui le voient, une prise de distance, une certaine curiosité, sans faire l’amalgame entre le photographe et le sujet photographié. Cette distinction est importante.”

Un dialogue nécessaire pour donner vie aux photographies.

“Au labo Initial, nous avons regardé chaque photographie précieusement avec Yonnel Leblanc.

J’ai partagé avec lui des anecdotes du terrain, parfois répondu à ses questions, ajouté quelques informations pour qu’il s’imprègne des images, de la situation, de l’émotion des photographies.

C’est un équilibre très compliqué. C’était un plaisir de partager cette expérience avec Yonnel.”

Une année 2022 prometteuse.

“Je travaille sur le projet de monographie de la série Sugar Moon et son documentaire, car j’ai commencé à filmer Erik et sa famille. En plus de cela je travaille sur un nouveau projet photographique documentaire nommé ‘De-extinction’ soutenu par la DRAC Grand Est et la Région Grand Est qui devrait également me prendre une bonne partie de l’année.

C’est un peu la suite logique de Sugar Moon, cela traite d’hommes singuliers et d’espèces animales éteintes ou menacées. Je n’en dis pas plus pour l’instant…

Accompagné de Philip Hennings, propriétaire de la réserve de chasse, et de deux guides, Erik Grimland traque des bubales depuis une jeep. Khomas Highland, Namibie, 21 avril 2021. © Mélanie Wenger / Inland pour Le Figaro Magazine et National Geographic Photo libre de droit uniquement dans le cadre de la promotion de la 33e édition du Festival International du Photojournalisme “Visa pour l’Image – Perpignan” 2021 .

Mélanie Wenger, Au coeur du lobby pro-chasse américain.

C’est en 2018 que Mélanie Wenger rencontre Erik Grimland à une convention organisée par un lobby pro-chasse au Texas. Après avoir passé plusieurs années à documenter la place qu’occupe la chasse aux trophées dans la conservation de la faune sauvage en Afrique, la photographe souhaite ouvrir un nouveau chapitre sur le commerce des animaux exotiques aux États-Unis.

C’est pour comprendre ce monde complexe où s’entrechoquent traditions, consumérisme et virilisme qu’elle a suivi pendant plus de trois ans Erik Grimland et ses proches. Chasseur depuis l’enfance, fils d’un père pro-chasse et d’une mère anti-chasse, ex-policier reconverti dans la chasse professionnelle et la taxidermie, ce Texan de cœur et cow-boy dans l’âme lui a ouvert les portes d’un monde peu exposé aux regards des médias ; les portes de cette Amérique rurale, sudiste et en colère sur laquelle Donald Trump a en partie bâti sa victoire en 2016.

Une pratique complexe.

Des ranchs texans et leurs enclos où gambadent des animaux en semi-liberté jusqu’à la brousse africaine, graal des chasseurs qui viennent y dépenser plusieurs milliers de dollars pour exercer leur passion, ce travail n’est pas un plaidoyer pour la chasse. Il n’en est pas non plus le pourfendeur. Il tente simplement de comprendre les complexités de cette pratique. Et d’en révéler les nuances, les vérités comme les contradictions.

Ses partisans sont formels : tuer légalement un animal serait un moyen d’en sauver plusieurs et de préserver aussi d’importantes zones de terres sauvages de plus en plus menacées par une démographie galopante et une urbanisation effrénée. Un argument qui provoque une levée de boucliers de la part des associations de défense des droits des animaux et de certains écologistes. Ce débat soulève plusieurs questions : la chasse peut-elle être utile dans l’effort de conservation de la faune et de l’environnement, et si oui, comment ? Les revenus générés par la chasse aux trophées en Afrique et aux États-Unis sont considérables, mais où va réellement l’argent ? Et comment est-il utilisé par les institutions ? Bénéficie-t-il systématiquement aux communautés locales, comme le prétendent les chasseurs ? Autant d’interrogations qui entourent depuis plusieurs décennies cette activité pourtant pratiquée par l’Homme dès l’aube de l’humanité.

Moyen de subsistance de notre espèce depuis des centaines de milliers d’années, symbole de force, de virilité et de pouvoir dans d’innombrables cultures, la chasse est-elle vouée à s’éteindre dans les tumultes du XXIe siècle pour devenir, à son tour, le trophée relique d’une pratique disparue ?

Texte : Vincent Jolly pour Visa pour l’image

Sugar Moon de Mélanie Wenger à été réalisé avec l’aide du Figaro Magazine et National Geographic et exposé pour la première fois dans le cadre du Festival Visa pour l’image.

Dans le hangar du taxidermiste Trophäendienstene, une girafe empaillée prête à être expédiée vers l’Allemagne. La taxidermie représente une part importante de l’économie de la chasse en Afrique. Windhoek, Namibie, 26 avril 2021. © Mélanie Wenger / Inland pour Le Figaro Magazine et National Geographic c Photo libre de droit uniquement dans le cadre de la promotion de la 33e édition du Festival International du Photojournalisme “Visa pour l’Image – Perpignan” 2021 a

Exposition de Mélanie Wenger, Sugar Moon est visible dans le cadre du Festival Visa pour l’image au Couvent de Minimes du 28 août au 26 septembre 2021 de 10h à 20h, entrée libre

Retrouvez prochainement une interview de Mélanie Wenger dans notre podcast MANDARINE.

Pour suivre le travail de Mélanie Wenger :

Les expositions phares du festival photo Visa pour l’image 2021 par Initial LABO, Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou, ont eu le plaisir de travailler sur l'exposition de Antoine Agoudjian consacrée à un sujet qui lui tient particulièrement à coeur : L'Arménie.

Antoine Agoudjian se consacre depuis plus de trente ans à la mémoire de l’histoire du peuple arménien. Il a pu témoigner en première ligne de cette nouvelle guerre de 44 jours en Artsakh.

Les expositions phares du festival photo Visa pour l’image 2021 par Initial LABO, Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou, ont eu le plaisir de travailler sur l’exposition de Antoine Agoudjian consacrée à un sujet qui lui tient particulièrement à coeur : L’Arménie.

Antoine Agoudjian se consacre depuis plus de trente ans à la mémoire de l’histoire du peuple arménien. Il a pu témoigner en première ligne de cette nouvelle guerre de 44 jours en Artsakh.

Passionné par le tirage photo.

Le parcours de Antoine Agoudjian est très lié au tirage photo. En effet, au début de sa carrière il partage son activité entre la photographie et le tirage noir et blanc.

Initié par Pierre Gassmann et surtout Voya Mitrovic, il devient Artisan tireur ce qui lui as permis de révéler sa démarche artistique qu’il perpétue dans son propre laboratoire.

Pour cette exposition nous avons tout mis en oeuvre pour satisfaire sa vision. Cet échange, basé sur un dialogue constant a permis à nos équipes de trouver la parfaite finition.

“Je ne travaille que sur la lumière, l’idée n’étant pas de contraster, densifier et de jouer sur la chromie de façon artificielle et inconsciente mais d’avancer pas a pas, avec clairvoyance et pugnacité jusqu’à ce que l’image soit aboutie et me rende heureux. “

En fait je suis mon propre tireur, je construis seul l’architecture de mes images sur mon Mac à la façon du tirage N&B sous mon agrandisseur. Puis, j’envoie au labo un fichier abouti et prêt à tirer. Le tireur doit alors respecter mes valeurs, de la même manière qu’un imprimeur de livre.

Le technicien doit tout de même être doté d’une culture d’image et maîtriser son outil. Il y a toujours des imprévus et parfois une ou deux images à revoir. Yonnel chez Initial labo est infiniment généreux, doué et épris d’une sincère volonté de respecter ma démarche photographique.

Antoine Agoudjian

Antoine Agoudjian à Visa pour l’Image

Le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan soutenu par la Turquie lance une offensive militaire sans précédent contre l’Artsakh (Haut-Karabakh). En 1921, une décision de Staline rattache arbitrairement cette région, majoritairement peuplée d’Arméniens à la république d’Azerbaïdjan.

En 1991, après l’effondrement de l’URSS, le territoire avait autoproclamé son indépendance. Or depuis, l’Azerbaïdjan refuse d’en perdre le contrôle. En trois décennies, plusieurs conflits ont eu lieu, jusqu’à celui de l’automne 2020, soldé par un cessez-le-feu le 9 novembre.

Une fresque universelle

La photographie a ouvert la boîte de pandore d’une mémoire enfouie en moi. Né en France, j’ai entrepris il y a trente ans dans la pénombre une quête vers la lumière en cherchant à mettre en images les récits légués par mes grands-parents rescapés d’un génocide, celui des Arméniens en 1915. Jusqu’en 2015, j’ai constitué une fresque en noir et blanc chargée de la mémoire d’un monde anéanti, cherchant la trace de vestiges engloutis dans des lieux empreints du vide laissé par l’effacement d’un peuple.

Il y a six ans, je décide de passer à la couleur et initier une symbiose entre mémoire et histoire. Je souhaitais par cette rupture esthétique intégrer le réel dans ma démarche, afin que le présent se superpose au passé. Cynique dialectique de l’histoire où l’on retrouve l’éveil des stigmates légués par l’Empire ottoman au crépuscule de son existence.

Distribution de nourriture et de vêtements organisée par les autorités de l’Artsakh et diverses ONG dont la Croix-Rouge. Stepanakert, capitale de l’Artsakh. © Antoine Agoudjian pour Le Figaro Magazine © Antoine Agoudjian for Le Figaro Magazine Photo libre de droit uniquement dans le cadre de la promotion de la 33e édition du Festival International du Photojournalisme “Visa pour l’Image – Perpignan” 2021

En quête d’un ennemi

La Turquie est l’héritière d’un crime impuni sur lequel s’est bâtie sa république en 1923, assimilant dans cet héritage une haine et une violence consubstantielles à l’impunité dont elle a bénéficié. Par son déni, elle est dans la quête perpétuelle d’un ennemi intérieur qu’elle veut tenir pour responsable de tous ses maux. Hier les Arméniens, aujourd’hui les Kurdes.

Le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan, qui revendiquait la souveraineté d’un territoire qui lui fut arbitrairement offert par Staline en 1921, attaquait la république d’Artsakh, majoritairement peuplée d’Arméniens, dans une vaste offensive militaire orchestrée par la Turquie. Dans un silence assourdissant et bénéficiant d’une inertie suspecte de la Russie, une puissante coalition militaire équipée d’armes modernes, et épaulée par des djihadistes transférés de Syrie par la Turquie, maintiendra l’offensive pendant 44 jours sur cette petite république habitée par un peuple présent sur ces terres depuis l’Antiquité.

Repli progressif des positions militaires arméniennes après la signature du cessez-le-feu. Une force d’interposition russe sera déployée durant cinq ans sur les zones sensibles afin de prévenir de nouveaux affrontements.Région de Martouni, Artsakh. © Antoine Agoudjian pour Le Figaro Magazine Photo libre de droit uniquement dans le cadre de la promotion de la 33e édition du Festival International du Photojournalisme “Visa pour l’Image – Perpignan” 2021

Un discours pour sauver un peuple

Jean Jaurès prononça le discours historique « Il faut sauver les Arméniens » à la Chambre des députés en 1896. Il y dénonça les massacres hamidiens commis contre les Arméniens, plus que jamais d’actualité aujourd’hui. Soutenu par des intellectuels français, il interpellait le gouvernement français sur les massacres perpétrés à l’encontre des Arméniens.

L’offensive turco-azerbaïdjanaise sur l’Artsakh à l’automne 2020 constitue le parachèvement du processus génocidaire initié il y a cent ans. Il conduisit à la presque totale disparition des populations chrétiennes autochtones – arméniennes, grecques, syriaques et chaldéennes – de l’Empire ottoman.

Antoine Agoudjian

Sur la ligne de front au nord du territoire, le colonel Arthur Sarkissian (à gauche) s’entretient avec des soldats. Il sera tué deux jours plus tard lors d’un bombardement dans la région de Martouni, au sud. Région de Martakert, Artsakh. © Antoine Agoudjian pour Le Figaro Magazine Photo libre de droit uniquement dans le cadre de la promotion de la 33e édition du Festival International du Photojournalisme “Visa pour l’Image – Perpignan” 2021

Lauréat du Visa d’or humanitaire du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) 2021

Exposition visible à l’église des Dominicains du 28 août au 26 septembre 2021 de 10h à 20h, entrée libre

Retrouvez prochainement une interview de Antoine Agoudjian dans notre podcast MANDARINE.

“Un moment de photographie avec Initial LABO”

Dandy est la référence des magazines masculin de mode et de luxe . Il cultive les valeurs de l’élégance, du savoir être et du savoir vivre. Il s’attache à tout ce qui fait le style : l’habillement et l’accessoire, l’automobile, mais laisse aussi une large part à la culture. Initial LABO partage les même valeurs au sein de son concept store et c’est tout naturellement que Dandy nous à proposé d’écrire la rubrique “Un moment de photographie avec Initial LABO”. Vous pourrez y retrouver des interview de nos photographes (Emanuel Scorceletti dans le numéro de printemps 2021 et Stéphan Gladieu dans le numéro d’Eté), mais également l’actualité des Festivals photographiques.

Le festival La Gacilly mis à l’honneur

Initial LABO est partenaire de la 18 ème édition du festival photo La Gacilly dont le thème de cette année est Le Grand Nord. Nos équipes ont eu le plaisir de travailler sur les images de : Erik JOHANSSON, Florence GOUPIL, Helena BLOMQVIST, Jonas BENDIKSEN, Mathias DEPARDON, Nick BRANDT, Sammallahti PENTTI et Tiina ITKONEN

Nous sommes particulièrement impliqués dans le projet d’exposition avec l’AFP avec les photographes : Jonathan NACKSTRAND et Olivier MORIN 

La Corée du Nord par Stéphan Gladieu présentée aux Rencontres d’Arles.

Stéphan Gladieu est un photographe ayant beaucoup voyagé et couvert les questions de guerre et sociales.
Reporter dans ses premiers jours, il a très rapidement utilisé le portrait pour illustrer la condition humaine dans le monde entier. Aujourd’hui, les travaux de Stéphan Gladieu sont publiés dans des publications de premier plan en France et à l’international.

Découvrez-en plus sur Stéphan Gladieu ainsi que le festival La Gacilly en consultant l’article dans la rubrique spéciale “Un moment de photographie avec Initial LABO” dans le magazine Dandy. Vous retrouverez l’interview de Stéphan Gladieu ainsi que le premier numéro en cliquant sur les liens ci-dessous.

Initial LABO est ravi de mettre en lumière les livres photographiques de ses photographes. Découvrez "Homo détritus" de Stéphan Gladieu.

Initial LABO est ravi de mettre en lumière les livres photographiques de ses photographes. Découvrez “Homo détritus” de Stéphan Gladieu – Actes Sud.

Le photographe Stéphan Gladieu

Stephan Gladieu repousse les limites de la photo documentaire et de reportage pour la faire entrer dans le champ de la fiction et leur conférer une dimension plasticienne quasi picturale.

Son sens inouïe de la dramaturgie de l’image, de la mise en scène en se réappropriant des décors de nature, qui deviennent comme autant de lieu de narration, ses clichés sur-vitaminés, qui sont dans l’ADN de l’ensemble de ses dernières séries contrastent avec le côté sombre et inquiétant de certaines de ses photos noir et blanc réalisées du temps de ses reportages comme photographe de guerre et d’actualité.

Pour faire appel à des références, on pourrait dire qu’il y a du Douanier Rousseau mâtiné de Martin Parr dans les dernières photos de Gladieu.

Dans ces photographies, qui semblent tout droit extraites d’une fable, point de décorum ni de décors superflus, mais tout simplement la vie telle qu’elle se déroule aux confins du monde et se donne à voir … un grand divertissement en plein air, des images très séduisantes mais qui conservent chacune une capacité d’évocation hors norme …

Homo détritus, les déchets de la surconsommation

« La République démocratique du Congo est un scandale géologique. » Sans détour, le photographe français donne le ton de son propos. Deuxième plus grand pays des 54 états qui composent le continent africain, la RDC ou Congo Kinshasa possède l’un des sous-sols les plus riches au monde : or, coltan, diamant, cobalt, pétrole… Il demeure pourtant à la huitième place sur la liste des pays les plus pauvres de notre planète. Dans la capitale, les bidonvilles croulent sous les déchets en tout genre : téléphones portables, plastiques, bouchons, mousses synthétiques, chambres à air, tissus, câbles électriques, seringues, cartons, capsules, pièces détachées de voiture, canettes…

Dans cette série de portraits, Gladieu met en scène un collectif d’artistes fondé il y a six ans par le plasticien Eddy Ekete. Ces peintres, chanteurs et musiciens se sont unis pour dénoncer la tragédie de leur quotidien, les guerres qui en découlent, l’exploitation des femmes et des hommes, et la misère qui les prive de toute dignité. Utilisant les détritus comme matière première, ils confectionnent des tenues et des masques inspirés des traditions africaines pour dénoncer le chaos écologique dans lequel la RDC est maintenue. « Le collectif m’a accueilli pour réaliser ce projet », raconte le photographe. « J’ai choisi de réaliser leurs portraits dans les rues de Kinshasa, avec des décors et des personnages qui se répondent. » Des Homo Détritus, fabuleusement grotesques et terriblement évocateurs d’un mal moderne : celui de la vanité de la surconsommation.

Initial LABO est ravi de mettre en lumière les livres photographiques de ses photographes.

La photographe Céline Croze

Celine Croze est une artiste visuelle ayant reçu une formation en cinéma.
Née au Maroc, elle vit à Paris. Sensible aux fêlures que traverse notre société, Celine Croze utilise les codes cinématographiques pour transgresser le monde qui l’entoure, s’immiscer dans la faille de ceux qu’elle regarde.

Ses travaux ont été présentés aux Rencontres internationales de la photographie de Fès, au Billboard Festival de Casablanca et d’Istanbul, à la Biennale de Marrakech et du Paraguay, au festival de Kassel, au Fuam d’Istanbul et à la Fondation de la Photographie de Tanger.

En 2019 elle est lauréate du festival InCadaqués ainsi que du prix Révélation aux Rencontres photo de Tanger Face à la Mer, en partenariat avec le festival MAP, avec sa série SQEVNV. En 2020, elle est lauréate du prix Mentor pour son projet Mala Madre.

“Siempre que” de Céline Croze

« Siempre que estemos vivos nos veremos »

« Tant que nous serons en vie nous nous verrons »

C’est la dernière phrase que m’a dite Yair. Nous étions sur l’azotea (toit) du bloc 11, la brume enveloppait Caracas, la rumeur folle de la ville ressemblait à un chant funèbre. C’était une balle dans mon cœur. La conscience de sa propre fin avait quelque chose de terrible et sublime à la fois. Tout était dit. L’urgence de la vie, la fascination pour la mort, l’effondrement du pays.

L’extrême violence et l’absurdité de la situation donnait l’impression que la vie n’était qu’un jeu.

L’extrême violence et l’absurdité de la situation donnait l’impression que la vie n’était qu’un jeu.

Je me rappelais deux jours plus tôt la gallina (arène pour combats de coqs). L’odeur du sang mélangée au rhum et la sueur, les cris de rage, l’excitation de chaque homme. Une transe impalpable enivrait l’arène. Comme si nous étions tous fous. Comme si le sang, la mort et le pouvoir rendaient plus vivants.

L’énergie chaotique de la ville raisonnait dans chaque combat telle une danse qui se déploie, qui reste et pleure impuissante.

Un mois plus tard, Yair fut abattu. Il avait 27 ans.

Mes errances en Amérique latine furent traversées par d’autres rencontres saisissantes. Comme ces coqs de combats, je voyais des êtres danser et s’accrocher au désordre. J’y retrouvais à chaque fois cette même sensualité insolente, comme une furieuse provocation, comme un cri d’adolescent amusé par le danger, condamné et libre.

Initial LABO est ravi de mettre en lumière les livres photographiques de ses photographes.

Le photographe Alain Keler

Alain Keler est un photographe photojournaliste français.

Membre de l’agence MYOP depuis 2008, il a été successivement photographe à l’agence Sygma, puis Gamma et co-fondateur de l’agence Odyssey images.

Rendu célèbre par une photo qui fit le tour du monde lors de la prise de pouvoir de Khomeiny en Iran, ce photojournaliste a couvert tous les conflits majeurs depuis les années 80, du Liban à la Tchétchénie.

America Americas Latina, le continent sud-américain

1973. Après deux années passées à New York (America, Americas – New York, Éd. de Juillet, 2021), Alain Keler reçoit sa première commande photographique. Un éditeur américain le missionne pour réaliser des images d’illustration sur le continent sud-américain. Au cours de ses deux voyages, le jeune Alain appréhende ce métier qu’il désirait tant pratiquer. Mexique, Vénézuela, Guatemala, Chili, Argentine,Pérou, Porto Rico… son long périple l’amène à croiser  les grands événements et les gens ordinaires qui les vivent. Lorsque les clichés commandés sont dans la boîte, le photographe réalise des images plus personnelles, en continuité avec sa pratique new- yorkaise, des images à la sauvette, ancrées dans le quotidien, avec son regard empreint d’humanité et d’empathie.

Le deuxième volume d’America Americas retrace les premiers pas de photographe professionnel d’Alain Keler. C’est au cours de ces deux voyages sud-américains qu’il est contacté par l’agence Sygma, qu’il intégrera en 1975 pour mener la carrière que l’on sait.

Partenaire depuis de nombreuses années du Festival Visa pour l’image, le rendez-vous international du photojournalisme, Initial LABO a été ravie de participer à la production des expositions de cette 34 ème édition.

Un regard sur le monde d’aujourd’hui

Visa pour l’image est le grand rendez-vous mondial du photojournalisme au sein duquel les visiteur sont invités à découvrir l’actualité du monde, une réalité capturée par les photojournalistes lors de leurs reportages réalisés dans le monde entier.

Cette année, Parmi ces actualités, le festival laisse une place importante à un sujet qui ne pouvait être absent et qui constituera l’un des thèmes majeurs de cette 34 ème édition. Il s’agit du conflit qui a éclaté le 24 février dernier en Ukraine. Le festival à sélectionné et mis en lumière le travail de plusieurs reporters qui jettent un regard particulier sur ce conflit. En plus de celui-ci, de nombreux autres sujets y seront exposés.

Malheureusement, le monde continue en dehors de l’Ukraine (…) il se passe des choses partout sur la planète dont, à cause de l’Ukraine, on ne parle plus. Et nous nous attachons à montrer l’actualité du monde dans son entièreté”

Jean-François Leroy

Du réchauffement climatique à la guerre, au Festival Visa pour l’image, toute l’actualité y est exposée nous faisant ainsi prendre conscience du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Initial LABO, partenaire du Festival

Partenaire depuis de longues années, Initial LABO a été ravi de produire les expositions de ANA MARIA ARÉVALO GOSEN, LUCAS BARIOULET, MAÉVA BARDY, VALERIO BISPURI, SIEGFRIED MODOL ainsi que SELENE MAGNOLIA

ANA MARIA ARÉVALO GOSEN
Lauréate du Prix Camille Lepage 2021
Días Eternos : Venezuela, Salvador, Guatemala (2017-2022)

«Rappelons que lorsqu’une femme est emprisonnée, ce n’est pas un individu qui souffre mais tout un réseau social. Au XXIe siècle, la chasse aux sorcières continue: les femmes exclues restent piégées.» Lisset Coba, 2015

La situation angoissante des femmes dans les prisons d’Amérique latine est peu évoquée, cela a pourtant des répercussions sur toute la région. Le système carcéral est en crise dans presque toute l’Amérique latine, et l’emprisonnement d’une femme peut affecter toute une génération…découvrez la suite

LUCAS BARIOULET pour Le Monde
Lauréat du Visa d’or de la Ville de Perpignan Rémi Ochlik 2022
Ukraine : la guerre au quotidien

5h30, Moscou, le 24 février 2022. Vladimir Poutine, assis derrière son bureau, annonce le lancement d’une opération militaire spéciale en Ukraine. Dans la foulée, les premiers missiles s’abattent sur le sol ukrainien, alors que le président Volodymyr Zelensky appelle le pays à prendre les armes. En quelques instants, la vie de millions d’Ukrainiens et Ukrainiennes bascule à jamais…découvrez la suite

MAÉVA BARDY / Fondation Tara Océan
Avec la participation du Figaro Magazine – Le douzième voyage de la goélette Tara

En octobre 2022 s’achèvera la douzième expédition de la Fondation Tara Océan. Lancée fin 2020, la mission Microbiomes s’était fixé comme vaste ambition d’étudier le peuple invisible de l’océan; ces organismes microscopiques, encore mal connus des scientifiques, qui constituent pourtant la pierre angulaire de l’écosystème marin...découvrez la suite

VALERIO BISPURI – Dans les chambres de l’esprit

Mon travail raconte ce qu’est la maladie mentale aujourd’hui. Dans les chambres de l’esprit est le quatrième chapitre sur la liberté perdue, après Encerrados, Paco et Prigionieri, poursuivant ainsi ma longue recherche et mon étude approfondie sur le monde des personnes invisibles…découvrez la suite

SIEGFRIED MODOLA – Au cœur de la rébellion birmane

En Birmanie, les espoirs de paix et de démocratie se sont évanouis. La nation d’Asie du Sud-Est est aujourd’hui embourbée dans le conflit et le chaos. Plusieurs décennies de régime militaire répressif et de mauvaise gouvernance ont créé un climat de violence, de violations des droits de l’homme et de misère chronique…découvrez la suite

SELENE MAGNOLIA – ZOR : Dans le plus grand ghetto rom d’Europe

Dans l’Europe actuelle confrontée à des flux migratoires sans précédent, la montée des mouvements nationalistes non seulement le long des frontières mais également à l’intérieur des pays a contraint des minorités à vivre dans des ghettos, comme s’il fallait les cacher, éviter qu’elles contaminent leur environnement…découvrez la suite

Découvrez l’exposition de l’artiste coréenne Changnam Lee, exposée pour la première fois en France chez Initial LABO du 19 septembre au 10 octobre 2022.

Vernissage le samedi 24 septembre en présence de l’artiste

L’artiste coréenne Changnam Lee

Artiste coréenne née en 1964, diplômée de l’école supérieure des arts de l’Université Chung-An ainsi que de la College of Art de l’Université Kyungwan. Changnam Lee est chargée de cours au College of Art de
l’université de Dankook et Maitre de conférence à l’Université nationale de Kangwon. Son travail à été exposé à de nombreuses reprises en Corée du Sud, en Chine, au Japon, en Malaisie et à Singapour, que ce soit dans des musées d’Art, des galleries ou des salons d’art. Ces oeuvres ont intégrées diverses collections que ce soit le Pavillon Jongno-Qu,, le Centre de Hallin, le Musée National d’Art Moderne et contemporain ainsi que des fondations privées.

La vague réagit à la lumière

“Dans ma mémoire, la mer a un flux continu plus large que l’instant fugace. L’océan, avec le flux de mes émotions et de la lumière est encore plus vaste et infini. Face à lui, je me libère de mes souvenirs qui m’emprisonnent et trouve un instant de réconfort .

Au moment où les vagues rugueuses frappent fortement le rivage et se détachent, mes émotions refoulées et inconnues disparaissent également. Ma série d’œuvres capture le flux des vagues dans
l’obscurité. Le flux continu d’ondes se décompose en divers spectres dès que l’on appuie sur l’obturateur et prend une apparence peu familière. Au-delà de la reproduction de la réalité, celle-ci est reproduite sous forme d’ondes d’irréalité et d’ondes aux couleurs variées. C’est ainsi que les émotions incertaines nées de la distance physique entre la mer et moi s’expriment de diverses manières en superposant les images rémanentes dans la mémoire.

Au travers de ces rencontres avec la mer , je m’abandonne et je m’abandonne et introspecte cette face caché de moi-même. L’anxiété , le désir, la réalité , l’insatisfaction qui jusqu’alors étaient réprimés, rugissent de l’intérieur tel une vague.

J’ai toujours envie de la mer. C’est parce que je rencontre un moment magique qui révèle honnêtement mes différentes facettes de mes émotions cachées et que je me délivre des contraintes de mon esprit.

Texte de Geun-Ho Yoo sur l’oeuvre de Changnam Lee

L’ œuvre de Changnam pourrait se méprendre à un tableau peint. La texture du tableau fascine et attire l’œil . Il représente la confrontation entre l’être intérieur et Mère Nature mais aussi paradoxalement son harmonieuse réconciliation.


Ces œuvres, prennent en compte la photographie expérimental et sensuelle en se délestant au possible de la première impression de l’image, sont le résultat inattendu de la prise dans le cadre du photographe.
Le moment et l’angle de prise de vue que prend Changnam est un croisement entre l’environnement et le croisement physiologique émanant de l’écran dont nous sommes témoins C’est un décalage dynamique positif et une coïncidence qui se déroule simultanément. L’ artiste ne doit pas seulement faire face à la mer rugissante de tempêtes d’averses, de blizzards et de vagues, mais aussi capturer l’angle entre la camera, l’artiste elle-même et la magnificence de Mère Nature.


Ainsi cette séparation représente la purification entre l’auteur et le sujet mais aussi la séparation entre l’auteur et la lumière. Cependant de façon cognitive il n’existe pas de correspondance direct entre la couleurs de l’objet et la distance de la lumière réfléchie. Donc cette œuvre doit être comprise comme la
coordination dont la résultante est un structure intégrée de l’artiste et de son environnement.
Des que nous comprenons cet élément, nous pouvons dès lors parler de l’essence de l’auteur et de son œuvre et ainsi imaginer l’état calme du tableau dissipé par le son intense de la neige , de
la pluie et du vent appelant les vagues.

À l’occasion de la sortie du livre photographique «Un Bain Sous La Mer», nous vous invitons à découvrir le travail de Franck Seguin sur le parcours sensoriel de redécouverte de la mer par Guillaume Néry.

Cette série photographique se veut intime et dialogue avec les questionnements du quadruple champion du monde d’apnée sur son milieu de prédilection, la mer! Franck Seguin nous propose un travail touchant, délicat et poétique réalisé en noir et blanc qui dévoile une collaboration inédite entre deux grandes figures du sport.

DU 01 AU 15 juin

Une exposition et un livre

Initial LABO a imaginé avec Franck Seguin un livre qui dialogue avec le récit de Guillaume Néry édité chez Arthaud en mars dernier. De cette idée est née le recueil photographique «Un Bain Sous La Mer», imprimé par Escourbiac en 1000 exemplaires dont une série de tête de 300 exemplaires accompagnés chacun d’un tirage charbon sur papier Hahnemühle Fine Art, signé. Nous avons également imaginé un coffret qui réunit les deux ouvrages qui seront proposés à Initial LABO.

Franck Seguin, un grand photographe dans le milieu sous-marins

Franck Seguin est photographe et rédacteur en chef du département photo du journal L’Équipe. Primé a des nombreuses reprises pour ses photographies notamment en milieu sportif, Franck décide de autoéditer et donner au public les histoires de ses sujets…

Guillaume Néry, champion du monde de plongée

Guillaume Néry fut sacré quatre fois champion du monde d’apnée dans la discipline du poids constant (descente et remontée en palmant). Dans les profondeurs aquatiques, il a testé les limites de son corps jusqu’à ce 10 septembre 2015. Après un accident qui a failli lui coûter la vie, l’apnéiste appréhende la mer différemment, il passe du sport à la contemplation et fait de la mer un espace intime et un lieu de création.

“Nature Aquatique”

« Je suis entièrement sous l’eau. La pointe de mes cheveux effleure la surface toute proche. Je les sens danser librement. Les bras se déploient avec légèreté, les mains se délient, dialoguent avec le fluide. Les pieds qui reposent à peine sur le fond ajustent leurs appuis. L’équilibre est rétabli. Le corps que la gravité a cloué sur terre retrouve ses réflexes aquatiques. Je reste ainsi quelques secondes dans une immobilité relative en forme de recueillement. La mer m’a tant manqué. » 

Guillaume Néry, extrait du livre Nature Aquatique, éditions Arthaud.

“Un bain sous la mer”

« Mes bras se balancent dans le fluide,

mes pieds effleurent le fond,

mes cheveux se courbent avec les courants.

Je marche,

je cours,

je saute,

je rampe,

je vole,

je nage,

je flotte.

J’ai rejoint le royaume de la légèreté.

Parfois je regarde vers le haut.

Je contemple le plafond ondulé

qui tapisse le monde englouti.»

Guillaume Néry, extrait du livre «Un Bain Sous La Mer», autoédition.

Initial LABO et le Forum Culturel Autrichien sont heureux de présenter l'exposition "PARIS/NYC" de David BACHER. Une exposition à découvrir au sein de notre galerie du 07 au 28 mai 2022.

Proposée par Initial LABO et le Forum Culturel Autrichien

Du 07 au 28 mai 2022

David Bacher, porter son regard sur le monde à travers son appareil photo

David Bacher est un photographe et peintre américain et autrichien qui vit en France depuis 18 ans. Il travaille pour la presse et collabore également avec des organisations internationales telles que les Nations Unies. Il est né et a grandi aux États-Unis dans l’État de Virginie. Là- bas il obtient un diplôme d’économie et d’anthropologie à l’université de Virginie. Ces deux disciplines influencent son regard sur le monde autour de lui.

David porte son regard sur le monde à travers son appareil photo. Il attache une importance toute particulière à la coexistence entre les peuples indigènes et les sociétés occidentales. Il étudie à l’École Danoise de Photojournalisme et acquiert une expérience professionnelle dans le domaine de la photographie commerciale. Celle-ci lui permet de développer un style personnel à travers l’utilisation de diverses techniques en fonction du sujet et de l’environnement.

Il est particulièrement fasciné et inspiré par la photographie humaniste notamment celles des photographes comme Vivian Maier, Henri-Cartier Bresson ou Robert Frank. David est également intéressé par les nuances dans la vie quotidienne, souvent négligées ou pas remarquées. En balayant la ville de son regard fluide, il capture avec sa caméra les émotions des gens autour de lui. Parfois il juxtapose plusieurs éléments sur des plans différents. D’ailleurs, selon Carole Naggar « David crée souvent des trompe-l’œil ou il bouscule les perspectives, donnant aux reflets et aux ombres une présence aussi réelle que celle des corps et des visages qui peuplent le théâtre de ses rues. » Dans la préface du livre elle a également remarqué : « s’il n’est pas ouvertement politique, David Bacher excelle toutefois dans les commentaires sociaux indirects et subtils et il saisit les incongruités et les contradictions de la vie quotidienne, en particulier les décalages inter raciaux et culturels. »

PARIS/NYC le résultat de quinze ans de photographie

PARIS/ NYC est un travail photographique regroupant quinze ans de photographie autour de ses deux villes de cœur. En effet, David a commencé à photographier dans Paris dès son arrivée en 2004 et plus tard à New York en 2008. Durant ces années David BACHER arpente les rues toujours à l’affût de moments inattendus capturant l’âme de celles-ci.

Aujourd’hui David BACHER présente PARIS/NYC sous la forme d’une exposition. Elle sera tout d’abord disponible en exclusivité chez Initial LABO et voyagera ensuite dans d’autres villes de France.

Ses images, une façon de jouer avec le monde.

PARIS/ NYC est une sorte de chasse au trésor au cours de laquelle le spectateur peut découvrir et interpréter Paris et New York d’une manière amusante, et qui invite à la réflexion. Souvent, les photographies se reflètent les unes les autres, et tout aussi souvent, il est difficile de distinguer au premier abord dans quelle ville la photo provient. Ainsi, en jouant sur les effets de la mondialisation, le photographe invite son spectateur à réfléchir et souvent à hésiter à la déterminer. Ce sont ces différents niveaux de complexité qui nous obligent à étudier avec attention chaque image. David aime les photos qui sont directes et compréhensibles mais qui nous encouragent en même temps à nous poser des questions.

A la suite de son travail David Bacher y découvre une grande similitude : Pour lui, « Paris et New York sont comme deux décors de théâtre avec des milliers d’acteurs sans rôles prédéfinis »

Site internet du Forum Culturel Autrichien : Forum Culturel Autrichien (austrocult.fr)

Site internet de David Bacher : David Bacher Photographer – Paris – Nantes

Bernard Descamps – Sophie Hatier – Yusuf Sevinçli

Initial LABO et la Fondation des Treilles présentent chaque début d’année, le travail de résidence réalisé par les lauréats du Prix Résidence de la Fondation des Treilleset dévoile les noms des futurs résidents à l’occasion d’une exposition. Exposition du 01 au 26 février.

Découvrez à partir du mardi 1 er février le travail de Bernard Deschamps, Sophie Hatier et Yusuf Sevinçli, le vernissage de l’exposition, le jeudi 3 février sera l’occasion de révéler les noms des lauréats résidents 2022.

Initial LABO et la Fondation des Treilles

Institution exceptionnelle dans le domaine de la recherche et des arts, accueille depuis quatre décennies de nombreux chercheurs et artistes, essentiellement écrivains et photographes.

Créé en 2011, le Prix pour la Photographie décerne chaque année des lauréats sélectionnés sur un projet photographique traitant du monde méditerranéen témoignant des évolutions historiques, sociétales et artistiques de cette région.

Initial LABO, acteur majeur du tirage photographique professionnel, s’est mué en une plateforme créative dédiée aux photographes et à la photographie. Son concept est conçu pour accueillir éditeurs, photographes, amateurs et institutions de la photographie.

Ainsi le partenariat entre Initial LABO et la Fondation des Treilles permet depuis cette année d’exposer au sein de l’espace photographique d’Initial LABO, chaque mois de février, le fruit des travaux réalisés par les photographes en résidence au domaine des Treilles ainsi que la présentation des nouveaux lauréats.

Les lauréats 2021

En février 2021, le jury, présidé depuis 2014 par Laura Serani (directrice artistique, commissaire d’expositions et auteur) était composé de Bertrand Eveno (ancien Président des Gens d’Images, ancien Président de l’Agence France-Presse), Claire Lebel (membre du conseil d’administration de la Fondation des Treilles), Jean-Luc Monterosso (correspondant de l’Académie des Beaux-Arts, fondateur et ancien directeur de la Maison Européenne de la Photographie), Sarah Moon (photographe, réalisatrice) et Ricardo Vazquez (conservateur en chef du patrimoine, directeur de la culture des sports et de la Jeunesse au conseil départemental du Var).

Parmi les 82 candidatures reçues et les 44 dossiers sélectionnés, il a retenu les projets de Bernard Descamps, Sophie Hatier et Yusuf Sevinçli.

Bernard Descamps

Bernard Descamps est né en 1947 à Paris. Il devient photographe en 1975. C’est la légendaire revue suisse « Camera», qui publie pour la première fois ses photographies, en 1974. Sa première grande exposition est organisée par Jean-Claude Lemagny à la Bibliothèque Nationale de Paris en 1975. La même année, il expose avec Florence Henri à la galerie «m» à Bochum (Allemagne). En 1978, il réalise une exposition personnelle au centre Pompidou, à Paris.

Il est un des membres fondateurs de l’agence VU. Il est également co-fondateur des premières «rencontres de la photographie africaine» de Bamako.

A partir de 2002, la galerie Camera Obscura le représente et l’expose régulièrement. En 2014, il participe aux expositions collectives: «Visages» à la Vieille charité à Marseille, et «Le mur», collection Antoine de Galbert, à la Maison rouge, Paris.

De 1994 à 2012, il est directeur artistique de la galerie du théâtre La Passerelle, à Gap. En 2019, paraît son 11e livre aux éditions Filigranes : «Natura». Aujourd’hui il est représenté par la galerie Camera Obscura, à Paris, et la Box galerie à Bruxelles.

Le projet de Bernard Descamps

« J’aimerais suivre un itinéraire, celui du littoral, là où la mer rejoint la terre, que cette ligne soit naturelle ou fortement urbanisée… Cette démarche a souvent été la mienne : à Madagascar en 2013, au Vietnam dans les années 2000, au Japon en 1993 en France sur les côtes du Nord ou de Bretagne… Au cours de ce “voyage”, les photographies seront des rencontres, rencontres avec un lieu, des personnes, un évènement, mais surtout des rencontres avec soi-même. Dans son autobiographie Chroniques, Bob Dylan explique qu’une chanson ressemble à un rêve qu’on essaie de réaliser… Je pense que c’est un peu la même chose pour une photographie. Suivre le littoral et photographier, tailler dans l’espace et le temps. J’ai toujours espéré que, derrière l’aspect visible des choses, se cachait un esprit. Une sorte d’animisme où la photographie pourrait révéler un peu de cet au delà… Suffirait-il d’arrêter le temps pour voir au-delà des apparences ? Attraper un peu de cet invisible dont parle Pascal Quignard: « Le visible ne suffit pas à comprendre ce qui est vu. Le visible ne s’interprète qu’en référence à l’invisible ».

Sophie Hatier

Après avoir photographié des zones de conflits (Bosnie Herzégovine, Moyen Orient…) et travaillé dans de nombreux pays (Mongolie, Namibie, Sénégal, Arménie, Kamtchatka…), Sophie Hatier s’éloigne du reportage et se concentre depuis une dizaine d’années sur une approche plus plasticienne et sensorielle du paysage (France, Islande…), du portrait et du vivant en général.
Le travail de Sophie est tourné vers la nature et sa diversité. Une approche sans a priori où elle s’attache à regarder avec la même attention une personne, un animal, un végétal…sans échelle de valeur. « Photographier une personne comme une montagne et inversement ». Amoureuse de la couleur, gommant toute anecdote, ses images sondent le “presqu’abstrait”, le point de bascule entre la photographie et la peinture. Ses travaux sont régulièrement exposés dans des galeries en France et à l’étranger.
Elle est membre du collectif “France(s) Territoire Liquide” depuis 2011. Elle collabore aussi avec de nombreux magazines : Vogue, le Monde, le M du Monde, le Figaro magazine, le Point, Libération, Première, Air France Madame, Marie Claire Maison, de l’air…

En 2004 elle publie « Portraits Académie Équestre du Cheval de Versailles » aux Éditions Belin. En 2014, « France(s) Territoire Liquide, nouvelle mission photographique sur le territoire français » paraît aux Éditions du Seuil. En décembre 2020, un livre-photo de « Grignan au temps du confinement » sort aux Éditions Temporis.

Le Projet de Sophie Hatier

« Après l’Islande accidentée et volcanique, et ses magnifiques lumières du Nord, sourdes, mystérieuses, je cherchais un territoire inverse, où tout ne serait qu’horizon, lumière et couleurs du Sud qui irradieraient et satureraient l’espace. Une atmosphère méditerranéenne. Peu à peu la Camargue, que je connaissais bien sans l’avoir jamais photographiée pour autant, s’est imposée comme une évidence. C’est par l’eau que je l’ai abordée. La Camargue, c’est l’inverse d’une île. Une étendue d’eau au milieu des terres. Étangs, marais, salins, eau douce, eau saumâtre… Un paysage qui parait si sauvage mais qui résulte aussi d’interventions humaines de longue date sur un biotope très particulier, une tentative de domestication par de savants transferts de fluides… Un espace méditerranéen, avec ses couleurs, sa composition et sa matière. Et sur lesquelles la lumière agit comme un révélateur. Cette spécificité du territoire camarguais, j’ai envie de la capter en élargissant mon travail à d’autres formes de vie : le végétal, la faune et le portrait… Cette recherche d’une forme, en partant de la nature pour tendre vers l’humain, a toujours été au cœur de mon travail ».

« Je reste en plein air à cause du minéral, du végétal, de l’animal qui sont en moi » (Henri David Thoreau).

Yusuf Sevinçli

Yusuf Sevinçli est un photographe turc né en 1980, qui vit et travaille à Istanbul. Diplômé de la section Communication de l’université Marmara en 2003, il intègre l’année suivante une master class consacrée à la photographie documentaire en Suède. Il participe à la « Reflexions Masterclass » avec Giorgia Fiorio et Gabriel Bauret à Venise en 2011. En 2012, il publie son premier livre « Good dog » aux éditions Filigranes et depuis, il a publié sept autres ouvrages chez différents éditeurs, dont le récent « Tourmaline » (publication personnelle, 2020). Ses expositions personnelles incluent « Post » et « Oculus » présentées à la Galerie Filles du Calvaire de Paris, au Botanique de Bruxelles, au Galerist, à Istanbul, au Château d’Eau à Toulouse, et au Filatron, à Mulhouse. Son travail a en outre été présenté dans de nombreux festivals et expositions en Europe et à travers le monde.
L’œuvre de Yusuf Sevinçli est représentée par la Galerie Les Filles Du Calvaire à Paris et par Galerist, à Istanbul.

Le projet de Yusuf Sevinçli

«Cease Fire – Cyprus» explorera l’impression de l’histoire récente et du conflit sur le paysage de l’île de Chypre. Troisième plus grande île de la Méditerranée, Chypre se situe à un carrefour culturel, linguistique et historique entre l’Europe et l’Asie. Il existe un différend de très longue date entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs et l’histoire moderne de Chypre illustre le conflit entre la politique et le nationalisme. Cet affrontement a transformé une île multi-ethnique, multi-religieuse et multiculturelle en un paysage de différends, de séparation et de méfiance. Cease Fire n’aspire pas à «écrire» l’Histoire, mais à offrir une réponse viscérale subjective à la manière dont ces ambivalences s’impriment sur le paysage et les habitants d’une île littéralement coupée en deux.

« Au cours de mes séjours prolongés à Chypre, je tenterai de retracer les zones de partition spatiales et de conflit en même temps que les traces d’unification, de paix et d’intégration. J’essaierai aussi de décoder le silence et l’absence dans un paysage où rien ne se passe en apparence, comme une porte vers des réalités passées toujours en cours. Le projet me mettra au défi de confronter, de jouer et de comprendre, à travers la photographie, les effets perturbateurs de la politique sur la géographie et les gens. Ce qui m’intéresse surtout c’est de faire ressortir la militarisation latente mais extrême du paysage dans une si petite île. Sujet de nuances politiques et historiques infinies, Chypre a été jusqu’à présent négligée dans le domaine de la photographie. Et pourtant, au regard de la polarisation actuelle et des tensions croissantes dans le bassin méditerranéen oriental, cette île fournit des sujets très pertinents aujourd’hui ».

Exposition du mardi 1er février au samedi 26 février 2022

62, avenue Jean-Baptiste Clément

92100 Boulogne – Billancourt

Espace photographique ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h.

Foot, Rap, même passion, même énergie

Du 18/12 au 15/01 (fermeture entre le 25/12 et le 03/01 inclus)

Sortie du premier livre de Elisa Parron “Numéro 10” chez Initial LABO  

Photographe talentueuse dribblant magnifiquement entre stade de football et salles de concert, Elisa Parron présente son premier livre consacré au PSG et à l’univers du rap français. 

Mixant intelligemment photos de matchs et de concerts elle nous fait également pénétrer dans les coulisses de ces deux mondes reliés par une même énergie et une même passion.

Que vous soyez fans de sport, de musique, amateur de photographie venez découvrir l’univers de Elisa Parron chez Initial LABO.

Exposition du samedi 18 décembre au samedi 15 janvier*.

Signature du livre le samedi 18/12 – 16h00 – 20h30.

Initial LABO

62, avenue Jean-Baptiste Clément
92100 Boulogne-Billancourt

Collection de photographies Initial LABO x Elisa Parron

A l’occasion de la sortie du livre “Numéro 10” nous vous proposons deux collections de photographies issues du travail de Elisa Parron autours du PSG et d’artistes musicaux majeurs.
Collection Matted Picture Initial LABO à partir de 69 €

Collection “Numero 10” à partir de 30 €

Processed with VSCO with b5 preset

“Un moment de photographie avec Initial LABO”

Dandy est la référence des magazines masculin de mode et de luxe . Il cultive les valeurs de l’élégance, du savoir être et du savoir vivre. Il s’attache à tout ce qui fait le style : l’habillement et l’accessoire, l’automobile, mais laisse aussi une large part à la culture. Initial LABO partage les même valeurs au sein de son concept store et c’est tout naturellement que Dandy nous à proposé d’écrire la rubrique “Un moment de photographie avec Initial LABO”. Vous pourrez y retrouver des interview de nos photographes (Emanuele Scorceletti, Stéphan Gladieu, Alizée le Maoult et Clarisse Rebotier ), mais également l’actualité des Festivals photographiques.

Dans le numéro 4 découvrez-en plus sur Clarisse Rebotier ainsi que sur l’éditeur Pierre Bessard en consultant l’article dans la rubrique spéciale “Un moment de photographie avec Initial LABO” dans le magazine Dandy.

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