A l’occasion des fêtes de fin d’année, Initial LABO vous propose chaque samedi du mois de décembre des rencontres avec photographes et un échange autours de leurs dernières parutions.

Samedi 04 Décembre – 15h

Payram – Dialogue photographique sur la route de la soie – Le Bec en l’air

En 1890 Paul Nadar entreprend un voyage vers l’Asie centrale en suivant la Route de la soie. Il en rapporte une impressionnante série de photographies témoignant de la modernité soviétique en marche, réalisées avec les premiers films gélatine Kodak.

Un siècle plus tard, Payram emprunte la même route. Photographiant à la chambre avec les ultimes films Kodak grand format, il capte le quotidien des ex-pays d’URSS en pleine réappropriation de leur histoire.

Ce livre met en dialogue leurs images en interrogeant la place de la photogra- phie dans le champ mémoriel et sa capacité à se saisir de l’histoire. L’originalité de sa forme – deux livres superposés assemblés et reliés – ajoute un écho supplémentaire à ces deux récits ambitieux qu’analysent Michel Poivert et Mathilde Falguière.

Jean-Christophe Béchet

Né en 1964 à Marseille, Jean-Christophe Béchet vit et travaille depuis 1990 à Paris.
Mêlant noir et blanc et couleur, argentique et numérique, 24x 36 et moyen format, polaroids et “accidents” photographiques, Jean-Christophe Béchet cherche pour chaque projet le “bon outil”, celui qui lui permettra de faire dialoguer de façon pertinente une interprétation du réel et une matière photographique.

Auteur prolifique, découvrez les derniers livres parus : Habana Song, URSS été 1991, Petits paysages américains, Eureka USA, American Animals

Samedi 11 décembre – 14h

Caroline Riegel – Semeuses de joie
Hemeria

Depuis 15 ans, j’ai noué une amitié forte avec des nonnes bouddhistes nichées au cœur du Zanskar (Himalaya). Ces liens, je les ai racontés une première fois dans un film, « Semeuses de Joie ». Aujourd’hui, ils deviennent un récit photographique au nom éponyme, une immersion dans leur univers de vie, rare et intime.

Avec ce récit des Semeuses de joie, je partage une expérience de vie, des regards de joie et d’espoir, un message teinté de sororité et de sagesse.
– Caroline Riegel

Samedi 11 décembre – 15h

Yan Morvan – Archives – Batt Coop

Derrière l’objectif d’un photo-reporter

Quelque part entre la poésie et le témoignage se trouve la réalité, et toutes ses fantaisies, même les plus extrêmes. Entre le sexe et la guerre, demeure le progrès, ses quelques vainqueurs et sa myriade de vaincus. Car c’est bien de cette mémoire dont parlent les Archives Yan Morvan. 

Découvrez la collection des Archives Yan Morvan ainsi que les “Hors Série” Burning Man et Guerre civile en Ouganda.

Fabien Voileau – La vie des autres

Découvrez le premier livre de photographies de Fabien Voileau, résultat de cinq années de travail au coeur de deux milieux chargés d’oppositions : l’océan et les mégalopoles. Ce beau livre de 144 pages présentera ces 80 meilleures photos de cette période.Un récit visuel personnel, esthétique et poétique qui raconte la synergie entre l’homme et les éléments, de l’Australie au Japon, en passant par les États-Unis et la France.

Antoine Lecharny – Ano Meria

” Les sensations affleurent. L’émotion est latente. Une tension. Un mystère. Les photographies d’Antoine Lecharny ont de l’épaisseur. De la chair. De la matière photographique, aussi. Celle qui sent bon la chimie de la chambre noire. Le récit se déploie, s’égare, prend des chemins de traverse. Noir & blanc et couleur dialoguent dans l’incertitude de leur réalité. Réalité, songe, souvenir d’un amour passé ?… ” Sylvie Hugues

Découvrez son nouveau livre Ano Meria limité à 300 exemplaires

Isabeau de Ruffignac – BHOPAL, 03/12/1984 – Editions de Juillet

Il était un peu après minuit ce 3 décembre 1984. Une nuit qui reste, dans les mémoires, comme étant celle du « désastre ». C’est ainsi que les habitants de Bhopal parlent de la pire catastrophe industrielle de notre histoire contemporaine : une fuite d’un gaz hautement toxique dans la nuit, des dizaines de milliers de morts, l’effroi et la colère parce qu’il ne restait plus que cela à vivre et à dire. Une nuit de cauchemar qui n’en finit pas.

Irène Jonas – Crépuscules – Editions de Juillet

“Enfant, il y a les visages graves et parfois douloureux des adultes qui se taisent quand elle entre dans la pièce, puis des phrases qui arrivent par bribes au fil des ans. Des noms et des lieux qui s’inscrivent dans le souvenir avant même de savoir à qui ou à quoi ils correspondent. Dans cette quête photographique menée entre 2018 et 2020, le fil conducteur est le nom de ces lieux marqués par l’Histoire : Munich, Dachau, Prora, Nuremberg, Prague, Terezin, la Tanière du Loup…”

Olivier Joly – Sagas – Hemeria

SAGAS est une échappée photographique dans une Islande millénaire. Pour ce voyage onirique, le noir & blanc s’est imposé. Il est le langage d’un temps immémorial, le seul à même de transmettre la force brute des émotions du photographe ; préface de François de Closets, photos en n.b.

Florence Joubert – Gardiens du temps – Editions de Juillet

“Gardiens du temps” questionne les évolutions de la science et la place de l’Homme dans la nature, à travers le quotidien des salariés et résidents permanents de la dernière station météorologique de montagne habitée en France : l’Observatoire du mont Aigoual. Il se trouve sur le toit des Cévennes. 

Gael Dupret – Tri Yann e “Kenavo”

Livre hommage à Tri Yann qui a clôturé sa tournée Kenavo le 9 septembre 2021 à Nantes, là où ils ont commencé il y a 52 ans. Pensé pour les fans, ce livre est pensé comme un vinyle par sa couverture réalisée comme une pochette de 45Tours ainsi que par ses dimensions de 17.8 x 17.8 cm. 

Les photographies sont en noir et blanc, signature de Gaël Dupret, l’auteur du livre. 

David Monceau – Tokyo Silence

Cet ouvrage est le fruit de 6 ans de travail entre Tokyo et Paris, plus de 80 000 photos, 2 ans de sélection, de post-production et d’édition du livre. Des milliers d’heures de marche, d’errance, de shooting, afin de capter l’essence de ce que je recherchais.

Jean-Pierre Duvergé – Ethiopie – Hemeria

« ETHIOPIA est une invitation à la découverte d’un pays et de ses peuples. J’ai fait moi-même ce chemin vers eux, porté par la volonté de les connaître, de les comprendre. Voici l’histoire du périple chronologique tel que je l’ai vécu, et tel que vous pouvez le vivre vous-même, avec ses temps forts.

Samedi 11 décembre – 17h

Fred Stucin – La source – Maison CF

Cette fiction photographique est le quatrième ouvrage du photographe Fred Stucin. Son décor est celui des abords de la Seine, qu’il remonte à la recherche de sa source, et ce sont ces paysages et ces rencontres qui portent sa narration photographique.
La romancière Marie NDiaye pose dans ce livre ses mots sur ces images.

Jean-François Spricigo – Oraison Sauvage – Le bec en l’air

Artiste échappant aux courants et aux modes, Jean-François Spricigo développe une œuvre personnelle où la photographie est en lien avec la littérature, le théâtre, la vidéo et la musique.

Dans Oraison sauvage, il met en récit son rapport intense à la nature, en particulier aux animaux sauvages. Source d’apaisement, ce rapport est fondé non sur une hiérarchie mais sur une interdépendance, et sur un équilibre retrouvé entre sens et intelligence, instinct et connaissance, honnêteté des émotions et détermination de la pensée.

Samedi 18 décembre – 15h

Nicolas Boyer – Giri Giri – Editions de Juillet

Giri Giri est un jeu de représentations sur les images véhiculées par le Japon à travers différents archétypes sociétaux. Une série de clichés sur les clichés de l’imaginaire « exotique » qui s’est construit depuis plus d’un siècle à la suite de l’ouverture de l’époque Meiji. On y croise un vieux yakuza qui se repent chaque jour en allant à la section évangélique locale, un joueur après un malaise dans une salle de jeu assourdissante de pachinko, ou encore les élèves d’un collège huppé de Kyoto pendant leur entraînement de kendo… Les images sont ponctuées de textes du photographe et d’Agathe Parmentier.

Alain Keler – America, Americas – Editions de Juillet

`En 1971, à seulement 26 ans, Alain Keler débarque aux États-Unis pour rejoindre son amour, une Américaine rencontrée lors d’un voyage en Asie. Une valise contenant ses photos sous le bras, il a en tête les images des grands : Cartier-Bresson, Winogrand, Weegee, Strand, Lewis Hine… 


Entre deux petits boulots, il photographie avec gourmandise sa ville d’adoption, fait une incursion à Washington lors de la seconde investiture de Richard Nixon, et se trouve au cœur des protestations et des célébrations. Son regard s’aiguise, se confronte à la rue, aux foules, à la vie quotidienne des New-Yorkais, à Coney Island, Manhattan ou Little Italy avec, déjà, la tendresse et l’empathie du regard qu’on lui connaît. 

Jean Michel Lenoir – Eléments

« Quand les lignes et les couleurs les plus épurées deviennent ELEMENTS “.Comme le miroir de mes émotions, Eléments est une immersion dans une vision rêvée de la nature, rythmée par ses changements d’états créateurs de lumières et d’ambiances tantôt sereines, tantôt dramatiques.
Des paisibles plages d’Ecosse aux couleurs pastels, aux envoûtants fjords de Scandinavie, partout où les éléments s’expriment, la beauté et la pureté offrent un nouveau visage à une nature transfigurée. Des instants éphémères de pleine conscience et d’humilité, où le temps semble suspendu à la force du moment présent. 

Adrien Selbert – Les bords réels – Le bec en l’air

La guerre de Bosnie s’est achevée il y a 25 ans et le pays semble plongé dans une léthargie où chacun erre dans son époque et dans ses croyances. Les morts et les vivants, les Bosniaques, les Serbes et les Croates, les vétérans du conflit et la jeunesse née dans ses décombres. La Bosnie ravive les vieux démons, joue avec le feu. Ce n’est plus la guerre, ce n’est pas la paix.
Comment traduire en photographie le sentiment étrange d’un temps qui n’en finit pas de mourir, la violence sourde qui traverse le pays ? Comment convoquer les fantômes qui se tiennent dans le fond des images ?

L’exposition propose une réflexion sur la notion de « territoires ». Qu’ils soient personnels, collectifs, imaginaires et régionaux, ces espaces matériels et immatériels conditionnent au moins en partie la représentation que l’on se fait du monde et la façon dont on le restitue. La photographie permet d’entrer en contact avec l’ailleurs, d’enregistrer les détails qui constituent l’espace qui nous entoure, d’en garder des traces et d’en faire des narrations.

Initial LABO, partenaire de l’exposition en “Reach the world”, nous sommes ravis de soutenir la sortie des deux livres d’artistes.

Un partage de la vision du monde

L’exposition propose une réflexion sur la notion de « territoires ». Qu’ils soient personnels, collectifs, imaginaires et régionaux, ces espaces matériels et immatériels conditionnent au moins en partie la représentation que l’on se fait du monde et la façon dont on le restitue. La photographie permet d’entrer en contact avec l’ailleurs, d’enregistrer les détails qui constituent l’espace qui nous entoure, d’en garder des traces et d’en faire des narrations.

L’exposition est composée d’un cheminement en trois parties. Les Hommes habitent un territoire, sur lequel ils créent et entretiennent un principe de fonctionnement en société.

Une première séquence présente des portraits et autoportraits qui aborde les notions d’identités personnelle et collective mais aussi l’identité face à l’exile et face aux mutations terrtoriales. Comment se construit l’identité ?

La seconde séquence s’intéresse au territoire, aux procédés photographiques employés pour le représenté. Les artistes s’intéressent à son évolution et questionnent la notion de paysage. Qu’est ce qui fait paysage ? Le territoire est aussi abordé au regard du concept foulcadien des hétérotropies.

Enfin, la dernière partie expose des contenus photographiques engagent le principe de “faire société”. Il y a t-il des paradoxes, des récurrences, des prédominances dans les représentations ?

L’Exposition “Reach the world”, un soutien aux artistes iraniens


La photographie iranienne connaît un élan de dynamisme depuis l’aube du XXI ème siècle qui ne peut échapper à l’Histoire de l’art. Valorisée à travers le monde au cours de ces dernières années, elle a ses chefs de file et ses artistes émergents qui multiplient les techniques d’expression. Ingéniosité, subtilité et créativité sont les mots d’ordre d’une nouvelle génération qui trouve dans l’image fixe, toutes les potentialités de leur expressivité : reconstitution, association, superposition, mise en scène. Cette exposition est l’aboutissement de cinq années de recherches universitaires, étudiant les récurrences thématiques, en mettant en évidence l’unicité de chacun des langages photographiques.

REACH THE WORLD porte une dimension caritative : une partie des œuvres photographiques pourront être acquises pour permettre de soutenir les carrière artistiques. Une partie sera reversée à l’Association Badguir, qui valorise et accompagne les artistes iraniens dans l’exposition et la diffusion de leurs œuvres.

Cette exposition présente des artistes qui pour certains n’ont encore jamais été exposé en France, et pour d’autres, qui ont été exposés à l’occasion de différents évènements : Iran Unedited au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 2014, Les Rencontres de la Photographie d’Arles en 2018 notamment. “Reach the world” s’intéresse à la pratique photographique contemporaine en combinant plusieurs axes de réflexion : la diversité des techniques employées et les différentes échelles d’observation du territoire.Ses multiples échelles d’observation et les sources d’inspiration que chacune représente, sont explorées à travers des regards contemporains et ambitieux. Il ne s’agit pas seulement de représenter mais de questionner le visible, de l’interpréter pour lui donner sens, de l’archiver, ou d’en faire ressortir une narration à la manière des Haïkus.

Pérenniser une exposition par le livre

Le livre a une place importante dans l’exposition : deux livres d’artistes, Dialogue de Payram et Parias de Yegan Mazandarani sont exposés pour être parcouru et partager les voyages des deux artistes, chacun sur des territoires différents. Pérenniser une exposition par le livre est un enjeu central pour la construction de l’histoire de l’art, du cheminement des oeuvres et du rapport entre texte-oeuvre. Le catalogue de cette exposition rassemble les photographies imprimées et exposées depuis la première édition et accompagne ses images de textes écrits par les artistes sur leur travail, de leur biographie et de textes de plusieurs historiens de l’art.

Soutenez et précommandez les deux livres en cliquant sur ce lien : Reach the World / S’adresser au Monde – Ulule

Samin Ahmadzadeh, Landscapes
Shirin Ghader, Dizin, 2021
"La vie des autres" est un récit visuel personnel, esthétique et poétique qui raconte la synergie entre l'homme et les éléments, de l'Australie au Japon, en passant par les États-Unis et la France.

Découvrez le premier livre photographique ” La vie des autres” de Fabien Voileau.

Le photographe Fabien Voileau

Né en 1984. Basé à Paris. Fabien est un photographe français. Son travail dépeint un amour des grands espaces ainsi qu’une passion pour les portraits intimes. Élevé près de la côte, à Nantes, Fabien a gardé un lien profond avec l’océan, ce qui l’amène à travailler fréquemment en Australie, en Californie et dans le Pays Basque.

Il a toujours eu à cœur de travailler ses photos de manière à raconter des histoires fortes. Il passe beaucoup de temps à s’immerger dans la vie de ceux qui lui ouvrent leur porte. Qu’ils soient surfers, cowboys, écoliers ou simples passants, il essaie de capturer la jeunesse et le mouvement qui les animent.

Fabien est également membre de la communauté Patagonia «Change Makers». Son travail a été exposé à Paris et Tokyo, et il a travaillé en collaboration avec des clients qui comptent parmi les plus prestigieux, tout en faisant preuve de diversité : Burberry, Oris, Vice, Peugeot, Quicksilver, Le Monde, Ruinart, Air France Madame, Nike, Samsung, Talisker…

“La vie des autres” le premier livre de Fabien Voileau

“La vie des autres” est un récit visuel personnel, esthétique et poétique qui raconte la synergie entre l’homme et les éléments, de l’Australie au Japon, en passant par les États-Unis et la France.

Durant 5 années de travail Fabien Voileau à mis en lumière deux milieux chargés d’oppositions : l’océan et les mégalopoles.

Dans ce livre, il vient associer la photographie de rue et la photographie de surf mélangeant reportage et sport.

Initial LABO soutient Fabien Voileau pour la sortie de son nouveau livre.

Précommandez votre livre et participez à la soirée de lancement qui aura lieu en décembre à Paris !

Cliquez ici : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/la-vie-des-autres-livre-photo-fabien-voileau/preview

Planète Initial, une expérience photographique inédite

La première édition de Planète Initial a marqué une nouvelle étape pour Initial LABO. 

Durant quatre jours d’exception, nous avons été ravis d’accueillir amateurs et professionnels de la photo au sein du mythique Point de vue de Deauville pour le Festival Planches Contact. Initial LABO a proposé un week-end riche en photographie rythmé par de nombreuses activités photographiques animées par nos partenaires et photographes tels que des rencontres et signatures, des tables rondes et conférences, la découverte du tirage avec le savoir faire de nos tireurs Yonnel et Aurélie…

Planète Initial à été un réel lieu d’échange, une expérience exclusive, immersive et convivial.

Une expérience ouverte à tous

Cet événement à également été ouvert à tous les Deauvillais leur permettant de se retrouver au plein cœur d’un lieu dédié à la photographie et leur permettant de découvrir pleinement cet univers sous tous les angles. Ils ont pu avec curiosité découvrir les techniques d’impression, écouter les podcasts témoignant des talents de nos photographes mais également se faire plaisir en gardant avec eux un souvenir de notre passage à Deauville. Ils ont pu se procurer au sein de notre librairie éphémère un article parmi notre plus belle sélection de livres photographiques, tirages Matted Pictures ainsi que d’équipements photographiques.

Ils ont également été invité à participer aux ateliers photographiques tel que la Fresque évolutive conçue par Cédric Jouvin alias ‘Unknown Project” réalisée grâce à l’appareil instantané Instax Wide et à l’imprimante Instax Link Wide.

Un Week-end inaugural rythmé par de nombreuses activités photographiques

Vendredi les photographes ont pu découvrir, échanger et partager leur expérience autour de la création d’un projet photographique avec les fondateurs de la revue EPIC mais également de la création d’un livre photo avec John Briens, conseiller technique et commercial à l’imprimerie Escourbiac ainsi que Julie Plus, fondatrice de Wipplay.

Les papiers d’art numériques Hahnemühle ont également été mis à l’honneur.

Chaque jour, de nombreux photographes ont été présents durant les rencontres et signatures afin de témoigner sur leur livre photographique.

Et enfin durant tout le week-end amateurs comme professionnels ont pu déambuler dans le ville de Deauville afin de participer à des photo walk Leica accompagé de OJOZ, Fabien Voileau ainsi que de François Joret.

Samedi des tables rondes ont été organisées au sujet du magazine photo Open Eye et la maison d’édition Héméria avec Brigitte Trichet. Des lectures de portefolio par Glaucia Nogueira, fondatrice de Iande ont également eu lieu.

Une conférence sur les NFT à également été organisée avec Jean-Michel Pailhon, vice président chez Ledger (leader mondial de la sécurité des crypto-actifs).

Dimanche nos partenaires LIKE et BATT COOP ont animé des tables rondes et conférences au sujet de la création du magazine LIKE ainsi que la création des archives Yan Morvan présentée par Manuel Morin et Yan Morvan.

Enfin, lors du dernier jour de Planète Initial ce sont les Editons Pierres Bessard qui ont proposé une rencontre avec les photographes ayant récemment publié leur livre photographique dont Camille Brasselet et Stephano De Luigi.

Nous remercions tous les partenaires qui nous ont accompagné et proposé des activités photographiques tout au long du week-end inaugural du festival Planches Contact.

Un grand merci aux photographes, tireurs, éditeurs, magazines photos, fabricants de papier photo, fabricant d’imprimantes, constructeurs d’appareils photos…

Retrouvez l’épisode exclusif de notre podcast Mandarine, dédié à la Planète Initial.

Faire vivre, pendant les quatre jours du week-end inaugural du festival, le concept Initial LABO. Dans un lieu mythique de Deauville, amateurs et experts de la photo pourront découvrir l’univers du labo. Ainsi seront réunies les forces vives du monde de la photographie : 

PHOTOGRAPHES – TIREURS – EDITEURS – MAGAZINES PHOTO – PODCASTEURS – FABRICANTS DE PAPIER PHOTO – FABRICANT D’IMPRIMANTES – CONSTRUCTEUR D’APPAREILS PHOTO…

 – Un laboratoire d’excellence piloté par Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou. Pour la première fois vous aurez un accès libre et direct aux tireurs qui sont à l’origine des tirages que vous voyez au sein des expositions. Réglages chromatiques, choix des papiers, réglages des machines, vous pourrez tout comprendre du lien primordial entre le photographe et le tireur. 

– Une librairie exigeante, dédiée uniquement à la photographie, animée par une équipe passionnée qui vous fera découvrir les livres des photographes proches du labo ainsi qu’une sélection de nouveautés. Le tout animé par des conversations et signatures de photographes tout au long du week-end.

Une boutique multiple, présentant une sélection de produits  liés à la photographie, albums photos, appareils instantanés, bijoux… 

– Des animations photographiques pour tous les publics, conférences, rencontres, photo-walk, atelier créatif rythmeront la Planète Initial.

Planète Initial – Le Point de vue – 7, boulevard de la mer Deauville – ouvert au public de 10h30 à 18h30

Retrouvez également le programme du week end inaugural de Planches Contact.

Programme du vendredi 29 octobre

10h30 – 12h30 : Revue EPIC

Table ronde sur le développement d’un projet photographique, des préparatifs jusqu’à la publication.

Avec Jean-Matthieu GAUTIER et Ambroise TOUVET.

Revue EPIC : la photo documentaire qui s’affranchit de l’actu

Cette nouvelle revue trimestrielle photo, lancée par Jean-Matthieu Gautier et Ambroise Touvet, souhaite raconter le monde en images en prenant son temps. Son format ? 4 reportages photo de 30 pages chacun, mêlant images, conversation avec l’auteur et infographies pour mieux décrypter le sujet. La revue s’inscrit dans cette nouvelle tendance journalistique à l’opposé de cette urgence médiatique à ne traiter que les derniers sujets d’actualité.

Revue EPIC compte dans son comité éditorial Simon Danger (Ancien directeur photo de Ebdo et La Vie), Wilfrid Esteve (Photographe, directeur du Studio Hans Lucas), Corentin Fohlen (Photographe et portraitiste), Agathe Kalfas (Consultante en photographie et dénicheuse de talent), Cloé Kerhoas Ozmen (Consultante en photographie et éditrice photo), Maxime Riché (Photographe, spécialiste des questions environnementales) et Cédric Roux (Photographe de rue)

14h00 – 15h30 : Hahnemühle

Présentation et utilisation des papiers d’art numériques Hahnemühle

Avec Julien LAGAYE

Aujourd’hui Hahnemühle fabrique des papiers Beaux-arts traditionnels, des papiers pour l’impression numérique ainsi que des papiers techniques pour la recherche et l’industrie.

Tous ces papiers sont fabriqués selon d’anciennes recettes à partir de fibres de coton, de cellulose ou de fibres végétales et d’eau de source pure. En tant qu’inventeur et leader du marché mondial, Hahnemühle affine en permanence ses véritables papiers d’artistes en papier pour l’impression numérique.

Dialogue avec nos tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou

14h00 – 15h30 : Photowalk avec Fabien Voileau et OJOZ

Nombre limité : Inscriptions gilles@initiallabo.com

Ballade photographique dans les rues de Deauville accompagné de deux photographes professionnels, dialogue autours du tirage photographique.

Découvrez les rues de Deauville avec deux photographes aux univers différents mais qui se rassemblent sur leur passion pour la photographie et des belles images.

OJOZ : Photographe autodidacte, Ojoz est un peu tombé dans la photo par hasard, simplement parce que c’était dommage que personne ne capture les précieux instants de sa bande de potes skateurs ! Tant mieux, parce que celui qui se qualifie de “chasseur d’images” a aujourd’hui un bel avenir devant lui.

Fabien Voileau : Amoureux de la beauté des grands espaces, mais également de l’intime que recèle les portraits, son univers, à la croisé des genres, se cristallise dans les jeux d’oppositions qu’il laisse transparaître à travers ses photos.

15h00 – 16h00 Signature de livres

Maryam Ashrafi – S’élever au milieu des ruines, danser entre les balles – Hemeria

Patrick Braoudé – Deauville – Ramsey

Olivier Joly – Saga – Hemeria

Alain Keler – Un voyage en hivers – Editions de Juillet (sous réserve)

Maxime Riché – Climate Heroes – Hemeria

Caroline Riegel – Semeuses de joie – Hemeria

Lee Shulman (Anonymous Project) – Déjà View – Textuel

16h00 – 17h30 : Escourbiac, l’imprimeur

La création d’un livre photo, table ronde avec John Briens, conseiller technique et commercial à l’imprimerie Escourbiac, Fabien Voileau à l’occasion de la publication de son premier livre, Julie Plus, créatrice de Wipplay et la Revue Epic au sujet du concours “éditer son regard, organisé conjointement par Wipplay et Escourbiac.

Escourbiac l’imprimeur accompagne la réalisation des livres depuis la définition de ses caractéristiques… jusqu’à sa mise en avant sur ce site ou sa plateforme achevedimprimer.com. Avant, il a pris soin de les photographier, détourer, écrire un descriptif avec un lien vers le site de l’auteur.

Fabien Voileau est un photographe français. son travail reflète le désir d’évasion des jeunes du monde entier.

La planète Initial

HEMERIA : Maison d’édition fondée en 2018, accompagne sous forme de partenariats les photographes dans leurs projets d’auto-édition

Toute la journée, Brigitte Trichet, co-fondatrice de la maison d’édition sera accompagnée des photographes Maryam Ashrafi, Patricia Canino, André Carrara, Olivier Joly et Caroline Riegel qui présentent leurs derniers livres.

OPEN EYE, le regard d’aujourd’hui sur la photographie : OPENEYE,le regard d’aujourd’hui sur la photographie est un webmagazine interactif : beaucoup de liens permettent d’enrichir les articles, des vidéos les font vivre. Rencontrez Eric Dubois-Geoffroy, responsable galeries et WebTV, webmaster.

Le labo Initial LABO : Retrouvez l’ambiance du labo autours des photographes Cyril Bailleul, Charlotte Bovy, Patrick Braoudé, Patricia Canino, Alexandre Faraci, Alain Keler, Jean-Daniel Lorieux, Clarisse Rebotier et Anais Tondeur qui tout au long de la journée dialogueront avec vous autours du tirage photographique.

Programme du Samedi 30 octobre

Toute la journée Unknown Project et INSTAX

Cédric Jouvin, alias Unkniwn Project vous présente durant toute la journée une fresque évolutive représentant des paysages symboles de la région. Ce travail interactif se fera avec la participation du public et sera l’occasion de découvrir l’instax Wide et la nouvelle imprimante Instax Link Wide

A la fin de la journée une imprimante Instax Link Wide à gagner par tirage au sort !

10h30 – 11h30 OPEN EYE, le regard d’aujourd’hui sur la photographie

OPEN EYE, 4 ans de photographie émergente. avec la présence de Eric Dubois-Geoffroy, responsable galeries et WebTV, webmaster.

OPENEYE,le regard d’aujourd’hui sur la photographie est un webmagazine interactif : beaucoup de liens permettent d’enrichir les articles, des vidéos les font vivre

12h00 – 13h00 HEMERIA

Table ronde avec Brigitte Trichet, co-fondatrice de la maison d’édition accompagnée des photographes Maryam Ashrafi, Patricia Canino, André Carrara, Olivier Joly et Caroline Riegel qui parleront de la réalisation de leurs différents projets photographiques.

Maison d’édition fondée en 2018, accompagne sous forme de partenariats les photographes dans leurs projets d’auto-édition

13h 00 – 14h30 : Photowalk avec Fabien Voileau et OJOZ

Nombre limité : Inscriptions gilles@initiallabo.com

Ballade photographique dans les rues de Deauville accompagné de deux photographes professionnels, dialogue autours du tirage photographique.

Découvrez les rues de Deauville avec deux photographes aux univers différents mais qui se rassemblent sur leur passion pour la photographie et des belles images.

OJOZ : Photographe autodidacte, Ojoz est un peu tombé dans la photo par hasard, simplement parce que c’était dommage que personne ne capture les précieux instants de sa bande de potes skateurs ! Tant mieux, parce que celui qui se qualifie de “chasseur d’images” a aujourd’hui un bel avenir devant lui.

Fabien Voileau : Amoureux de la beauté des grands espaces, mais également de l’intime que recèle les portraits, son univers, à la croisé des genres, se cristallise dans les jeux d’oppositions qu’il laisse transparaître à travers ses photos.

A partir de 14h Signatures

Rencontres autours des livres de nombreux photographes dont :

Maryam Ashrafi – S’élever au milieu des ruines, danser entre les balles – Hemeria

François Darmigny – Wheel & Waves – Noéve

Olivier Joly – Saga – Hemeria

Yan Morvan – Archives – Batt Coop

Alain Keler – Un voyage en hivers – Editions de juillet

Caroline Riegel – Semeuses de joie – Hemeria

14h30 – 15h30 Conférence NFT

Présentation des NFT par Jean-Michel Pailhon, vice président chez Ledger (leader mondial de la sécurité des crypto-actifs), collectionneur street art depuis 2005, associé dans une galerie d’art en ligne et à Paris (achetezdelart.com). Collectionneur de NFTs depuis 2019.

La planète Initial

BATT COOP : Implantée rue Doudeauville, au cœur du quartier de la Goutte d’Or à Paris, elle dispose d’un espace de 100m2 dédié à la collecte, la production et le catalogage de ces ouvrages le plus souvent à caractère confidentiel, sans limite de genre ou de sujet.

Découvrez pour l’occasion la collection des Archives Yan Morvan projet pionnier dans le monde de l’édition, Yan Morvan et Manuel Morin seront présents pour vous présente les premiers numéros de cette collection.

EDITIONS PIERRE BESSARD : Pierre Bessard a déjà vécu plusieurs vies, entre la France, la Chine et la Corée, il fut reporter-photographe à l’AFP, chef du service photo du picture magazine VSD, réalisateur de documentaires (CAPA/ARTE), photojournaliste pour l’agence de presse REA, lauréat de nombreux prix, bourses, aides à la création (Villa Médicis hors les murs…).

HEMERIA : Maison d’édition fondée en 2018, accompagne sous forme de partenariats les photographes dans leurs projets d’auto-édition

Toute la journée, Brigitte Trichet, co-fondatrice de la maison d’édition sera accompagnée des photographes Maryam Ashrafi, Patricia Canino, André Carrara, Olivier Joly et Caroline Riegel qui présentent leurs derniers livres.

IANDE : Lectures de portfolios par Glaucia Nogueira

Iandê est une plateforme culturelle internationale ciblé sur la France, en vue de communiquer sur la photographie brésilienne. Notre mission est de créer des initiatives visant à augmenter la présence de la photographie brésilienne en France et de décoder les actualités de la photographie française pour les brésiliens.

LIKE, la revue : LIKE la revue donne la parole aux photographes et à celles et ceux qui accompagnent, soutiennent et pensent la photographie. Et bien sûr nous publions beaucoup d’images. Pour ce numéro d’automne nous avons choisi les photographes qui seront présents dans les grands événements de la rentrée et notre grande sélection de livres qui feront l’actualité ! Jean-Jacques Farre, fondateur de la revue sera présent pour partager sur la création de LIKE

OPEN EYE, le regard d’aujourd’hui sur la photographie : OPENEYE,le regard d’aujourd’hui sur la photographie est un webmagazine interactif : beaucoup de liens permettent d’enrichir les articles, des vidéos les font vivre. Rencontrez Eric Dubois-Geoffroy, responsable galeries et WebTV, webmaster.

Le labo Initial LABO : Retrouvez l’ambiance du labo autours des photographes Patricia Canino, Véronique Fel, Alizé le Maoult, Jean-Daniel Lorieux, Clarisse Rebotier et Anais Tondeur qui tout au long de la journée dialogueront avec vous autours du tirage photographique.

Programme du dimanche 31 octobre

10h30 – 11h30 LIKE, la revue

Pourquoi créer une revue photographique en 2020 ?

Jean-Jacques Farre, fondateur de la revue sera présent pour partager sur la création de LIKE

LIKE la revue donne la parole aux photographes et à celles et ceux qui accompagnent, soutiennent et pensent la photographie. Et bien sûr nous publions beaucoup d’images. Pour ce numéro d’automne nous avons choisi les photographes qui seront présents dans les grands événements de la rentrée et notre grande sélection de livres qui feront l’actualité !

11h30 – 12h30 BATT COOP

La création des Archives Yan Morvan, 5 années de parution bi-mensuelles en présence de Yan Morvan et Manuel Morin.

Implantée rue Doudeauville, au cœur du quartier de la Goutte d’Or à Paris, elle dispose d’un espace de 100m2 dédié à la collecte, la production et le catalogage de ces ouvrages le plus souvent à caractère confidentiel, sans limite de genre ou de sujet.

Découvrez pour l’occasion la collection des Archives Yan Morvan projet pionnier dans le monde de l’édition.

14h30 – 15h30 Conférence NFT

Présentation des NFT par Jean-Michel Pailhon, vice président chez Ledger (leader mondial de la sécurité des crypto-actifs), collectionneur street art depuis 2005, associé dans une galerie d’art en ligne et à Paris (achetezdelart.com). Collectionneur de NFTs depuis 2019.

15h30 – 16h30 LEICA

Pourquoi photographier avec un appareil photo Leica en 2021 ?

Table ronde avec les photographes Francois Joret, OJOZ et Yan Morvan et Vincent Mayes, représentant Leica France.

Echange entre deux photographes ayant une vision photographique différente mais utilisant les mêmes boitiers photographiques.

Possibilité d’essayer du matériel Leica

A partir de 16 h : Signatures

Rencontres autours de nombreux photographes dont :

Jean-Michel André – Borders

Rodolphe Barsikian – Catalogue

Carline Bourdelas & Diana Lui – Punctum

Eric Bouvet – Journal

Tina Bloch – Archisable (14h00 – 16h00)

André Carrara – Regards

François Darmigny – Wheels & Waves

Stephan Gladieu – Corée du Nord

Alain Keler – Un voyage en hivers 

Yan Morvan – Archives 

Noel Quidu – Et dieu créa la guerre

15h30 CYRIL BAILLEUL

Présentation par le photographe Cyril Bailleul de son projet “Sur les traces de Bill Pickett” présenté au château de Thury Harcourt dans le cadre des Equidays 2021

C’est en 2012, tout à fait par hasard, que le photographe a découvert les cowboys et cowgirls afro-américains et le Bill Pickett Rodeo à Atlanta. Au XIXème siècle, plus d’un quart des cowboys étaient descendants d’africains. Né en 1870, Bill Pickett est un légendaire cowboy de Taylor (Texas) descendant d’africains et d’indiens Cherokee.

La planète Initial

BATT COOP : Implantée rue Doudeauville, au cœur du quartier de la Goutte d’Or à Paris, elle dispose d’un espace de 100m2 dédié à la collecte, la production et le catalogage de ces ouvrages le plus souvent à caractère confidentiel, sans limite de genre ou de sujet.

Découvrez pour l’occasion la collection des Archives Yan Morvan projet pionnier dans le monde de l’édition, Yan Morvan et Manuel Morin seront présents pour vous présente les premiers numéros de cette collection.

EDITIONS PIERRE BESSARD : Pierre Bessard a déjà vécu plusieurs vies, entre la France, la Chine et la Corée, il fut reporter-photographe à l’AFP, chef du service photo du picture magazine VSD, réalisateur de documentaires (CAPA/ARTE), photojournaliste pour l’agence de presse REA, lauréat de nombreux prix, bourses, aides à la création (Villa Médicis hors les murs…).

LIKE, la revue : LIKE la revue donne la parole aux photographes et à celles et ceux qui accompagnent, soutiennent et pensent la photographie. Et bien sûr nous publions beaucoup d’images. Pour ce numéro d’automne nous avons choisi les photographes qui seront présents dans les grands événements de la rentrée et notre grande sélection de livres qui feront l’actualité ! Jean-Jacques Farre, fondateur de la revue sera présent pour partager sur la création de LIKE

OPEN EYE, le regard d’aujourd’hui sur la photographie : OPENEYE,le regard d’aujourd’hui sur la photographie est un webmagazine interactif : beaucoup de liens permettent d’enrichir les articles, des vidéos les font vivre. Rencontrez Eric Dubois-Geoffroy, responsable galeries et WebTV, webmaster.

Le labo Initial LABO : Retrouvez l’ambiance du labo autours des photographes Rodolphe Barsikian (artiste), Véronique Fel, Alizé le Maoult, Jérémy Lempin, Jean-Daniel Lorieux, Noel Quidu, Jérome Sainte-Rose qui tout au long de la journée dialogueront avec vous autours du tirage photographique.

Programme du lundi 01 novembre

10h 30 – 11h30 EDITIONS BESSARD

Rencontre avec les artistes publiés récemment par Pierre Bessard, dont Camille Brasselet et Stefano de Luigi

Pierre Bessard a déjà vécu plusieurs vies, entre la France, la Chine et la Corée, il fut reporter-photographe à l’AFP, chef du service photo du picture magazine VSD, réalisateur de documentaires (CAPA/ARTE), photojournaliste pour l’agence de presse REA, lauréat de nombreux prix, bourses, aides à la création (Villa Médicis hors les murs…).

14h30 – 16h00 LEICA

Nombre limité : Inscriptions gilles@initiallabo.com

Ballade photographique dans les rues de Deauville accompagné d’un photographe professionnel, dialogue autours du tirage photographique.

A partir de 14h Signatures

Rencontres autours de nombreux photographes dont :

Jean-Michel André – Borders

Rodolphe Barsikian – Digital life

Carline Bourdelas & Diana Lui – Punctum

Eric Bouvet – Journal

François Darmigny – Wheels & Waves

Stephan Gladieu – Corée du Nord

Letizia le Fur – Mythologie – Rue du bouquet

Yan Morvan – Archives 

Noel Quidu – Et dieu créa la guerre

14h30 – 15h30 Conférence NFT

Présentation des NFT par Jean-Michel Pailhon, vice président chez Ledger (leader mondial de la sécurité des crypto-actifs), collectionneur street art depuis 2005, associé dans une galerie d’art en ligne et à Paris (achetezdelart.com). Collectionneur de NFTs depuis 2019.

La planète Initial

BATT COOP : Implantée rue Doudeauville, au cœur du quartier de la Goutte d’Or à Paris, elle dispose d’un espace de 100m2 dédié à la collecte, la production et le catalogage de ces ouvrages le plus souvent à caractère confidentiel, sans limite de genre ou de sujet.

Découvrez pour l’occasion la collection des Archives Yan Morvan projet pionnier dans le monde de l’édition, Yan Morvan et Manuel Morin seront présents pour vous présente les premiers numéros de cette collection.

EDITIONS PIERRE BESSARD : Pierre Bessard a déjà vécu plusieurs vies, entre la France, la Chine et la Corée, il fut reporter-photographe à l’AFP, chef du service photo du picture magazine VSD, réalisateur de documentaires (CAPA/ARTE), photojournaliste pour l’agence de presse REA, lauréat de nombreux prix, bourses, aides à la création (Villa Médicis hors les murs…).

LIKE, la revue : LIKE la revue donne la parole aux photographes et à celles et ceux qui accompagnent, soutiennent et pensent la photographie. Et bien sûr nous publions beaucoup d’images. Pour ce numéro d’automne nous avons choisi les photographes qui seront présents dans les grands événements de la rentrée et notre grande sélection de livres qui feront l’actualité ! Jean-Jacques Farre, fondateur de la revue sera présent pour partager sur la création de LIKE

OPEN EYE, le regard d’aujourd’hui sur la photographie : OPENEYE,le regard d’aujourd’hui sur la photographie est un webmagazine interactif : beaucoup de liens permettent d’enrichir les articles, des vidéos les font vivre. Rencontrez Eric Dubois-Geoffroy, responsable galeries et WebTV, webmaster.

Le labo Initial LABO : Retrouvez l’ambiance du labo autours des photographes Claude Azoulay, Rodolphe Barsikian (artiste), Véronique Fel, Alizé le Maoult, Jérémy Lempin, Jean-Daniel Lorieux, Noel Quidu, Jérome Sainte-Rose qui toutou long de la journée dialogueront avec vous autours du tirage photographique.

anie Wenger, photographe documentaire à été sélectionnée pour exposer son travail "Sugar Moon" à l'occasion de la 33ème édition du Festival Visa pour l'image. Ce projet, qui à nécessité quatre années de travail, sera exposé pour la première fois. Une nouvelle étape que nous avons eu le plaisir de partager avec elle, les tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou, étant en charge de donner vie à cette exposition.

Le Festival de photographie de Paranapiacaba (FF Paranapiacaba) est une plateforme d’alphabétisation visuelle prônant la préservation des équilibres naturels, les droits de l’homme et l’accès à l’éducation, Il aborde des questions pertinentes sur la durabilité, la mémoire et le patrimoine. Emmanuelle Hascöet, membre du jury a acceptée de répondre à nos questions dans le cadre de l’exposition “Les Territories de l’eau” chez Initial LABO

Cette quatrième édition du Festival est consacrée à l’eau, élément essentiel à la survie de tous les organismes.

Initial LABO et IANDE s’unissent à cette occasion pour vous faire découvrir le Festival de Paranapiacaba et permettre à des photographes brésiliens d’exposer leur travail en France.

IANDE est une plateforme culturelle interna4onale ciblé sur la France, en vue de communiquer sur la photographie brésilienne. Iandé, qui signifie Nous est un trait d’union entre le Brésil et la France, pour les photographes, les commissaires, les galeristes, les collectionneurs, l’enseignement, la recherche et les institutions liées à la photographie.

Initial LABO de par son attachement continue à la photographie brésilienne, que se soit au niveau du Mécénat auprès de la Bibliothèque Nationale de France, de son soutien à l’association SOS Assistances de Fotografia venant en aide aux assistant de photographes touchés par la pandémie ou bien par la riche sélection de livres brésiliens présents dans notre librairie.

Suite à l’appel à candidature lancé cet été, plus de 500 candidatures ont été reçus. Le jury composée de Denise Carmargo, Héloïse Conesa, Emmanuelle Hascoët, Joao Kulcsár et Glaucia Nogeira ont choisis cinq lauréats qui seront exposés chez Initial LABO du 23 septembre au 10 octobre 2021.

Pour l’occasion nous avons échangé avec Sheila Oliveira, Pour l’occasion nous avons échangé avec Marilène Ribiero, lauréat de l’appel à candidature avec sa série “Dear water” afin de mieux connaitre son écriture photographique, les thématiques qu’il travaille et l’impact de la pandémie sur son inspiration. Découvrez cet échange en intégralité suivis d’une présentation de sa série.

Après des études de photographie à Paris en 1988, Sheila Oliveira se spécialise dans le photojournalisme à São Paulo, à l’Escola Focus, puis au sein de l’Agence France Presse, et du journal Folha de São Paulo.
En 2005, elle remporte le Prix Chico Albuquerque Photographie, du Secrétariat d’État à la Culture du Ceará avec son premier livre Carnaúba “l’arbre qui gratte”, Editora Tempo D’imagem. Son deuxième ouvrage, “Redes de Dormir”, publié en 2012, remporte le prix de l’avis public das Artes da Secultfor.

Témoigner de la sècheresse au Ceara

Cette série a été produite dans l’année 2017 à l’intérieur du Ceará qui montre la la question du séminariste et les difficultés rencontrées par le manque de pluie et le drame de la vie réelle des gens de souche

L’essai Cours d’Eaux – Histoires de convivence avec la sécheresse au Ceará (2017), raconte des histoires de vie avec la sécheresse au Ceará et montre des politiques publiques efficaces sur le combat de la sécheresse. L’oeuvre montre le
parcours de résistance des habitants du Ceará au sein de cette région semi-aride. Cette série a été développée dans l’état du Ceará avec objectif de dépeindre la gestion et la convivialité du sertanejo avec l’eau. Le projet a été développé par une équipe de chercheurs et de producteurs. Quelques photos sur ce thème ont été publiées dans le livre “Le chemin de l’eau” par le gouvernement de l’État du Ceará en 2017.

Les conséquences de la covid 19

Pendant la période de détention, j’ai développé quelques essais photographiques à l’intérieur de ma maison.

Oui, et beaucoup! Le changement nous a tous frappés et je crois que ce changement est venu à rester.

Exposition FF Paranapiacaba chez Initial LABO

LES TERRITOIRES DE L’EAU 

Raphael Alves – Marcio Borsoi – Nilmar Lage –  Mergulha et Voa – Sheila Oliveira – Elza Lima – Julia Pontes – Marinele Ribeiro 

DU 23/09 AU 10/10 

Une célébration de la photographie aux confluents de la préservation des équilibres et des territoires créatifs.

Emmanuelle Hascöet, membre du jury de l'appel à candidatures de l'exposition "Les Territoires de l'eau"

Une expérience inédite au cœur du Festival Planche Contact – Deauville

Découvrez Planète Initial du 29/10 au 01/11 au Point de Vue – Deauville

Le Festival Planche Contact, un véritable laboratoire d’observation du territoire par l’image

Planches Contact s’est positionné depuis sa création en 2010, comme l’un des rares festivals dont la production est fondée sur le principe de la commande publique ; au fil des années il est devenu un véritable laboratoire d’observation du territoire par l’image.

L’engagement et le soutien sans failles de la mairie et des partenaires habituels, ainsi que l’arrivée de nouveaux importants partenaires, ont permis au festival de maintenir son rendez-vous en octobre; de développer actions pédagogiques et sociales et de continuer à « voir plus grand », en investissant des nouveaux
lieux avec des nouvelles structures de grandes dimensions.

Photo : Pierre Elie de Pibrac

Initial LABO grand partenaire du Festival photographique de Deauville

Initial LABO, avec un savoir-faire technique et une qualité de réalisations de haut niveau, devient cette année un des principaux partenaires privés de Planches Contact, dans la production et l’installation des expositions.

Le festival s’entoure avec joie, grâce à ce nouveau partenariat, d’une équipe exigeante travaillant toujours en adéquation avec le travail des photographes Initial LABO est en charge de la production et de l’installation de
la quasi-totalité des expositions présentées durant le festival.

La Planète Initiale LABO, l’événement incontournable du Week-end inaugurale

Cette année Initial LABO vous donne rendez-vous pour un événement inédit : La Planète Initial LABO, un événement pour vivre pleinement le concept Initial LABO !

PHOTOGRAPHES, TIREURS, EDITEURS, MAGAZINES PHOTOS, PODCASTEURS, FABRICANTS DE PAPIER PHOTO FABRICANT D’IMPRIMANTES, CONSTRUCTEUR D’APPAREILS PHOTO…

Durant 4 jours toute l’équipe Initial LABO ainsi que ses plus grands partenaires déménagent à Deauville et seront ravis de vous accueillir au sein du mythique ancien club-house du Deauville Yacht Club que présidait Louis Breguet, Le Point de vue de Deauville !

Découvrez l’univers de notre labo à travers des activités photographiques exclusives !

  • Un laboratoire d’excellence piloté par Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou. Pour la première fois vous aurez un accès libre et direct aux tireurs qui sont à l’origine des tirages que vous voyez au sein des expositions. Réglages chromatiques, choix des papiers, réglages des machines, vous pourrez tout comprendre du lien primordial entre le photographe et le tireur.
  • Une librairie exigeante, dédiée uniquement à la photographie, animée par une équipe passionnée qui vous fera découvrir les livres des photographes proches du labo ainsi qu’une sélection de nouveautés. Le tout animé par des conversations et signatures de photographes tout au long du week-end.
  • Une boutique multiple, présentant une sélection de produits, liés à la photographie, albums photos, appareils instantanés, bijoux…
  • Des animations photographiques pour tous les publics, conférences, rencontres, photo-walk, atelier créatif rythmerons la Planète Initial.

Initial LABO partenaire de Photodays, découvrez l’exposition “Hors les murs de Planches Contact – Deauville”

Dans le cadre du parcours Photodays, dont Initial LABO est partenaire, nous avons le plaisir de vous proposer l’exposition “Hors les murs de Planches Contact – Deauville”

Caimi & Piccini, Pierre Elie de Pibrac, Costanza Gastaldi, FLORE.

Du 26/10 au 27/11 

Vernissage les 4, 5, 6 novembre 2021


Quatre artistes de la fondation photo4food exposent un travail photographique inédit, produit en résidence pour le festival et sélectionné par Laura Serani, sa directrice artistique et le comité d’orientation de la fondation Arnaud Adida, Akrame Benallal, Simon Brodbeck, Lucie de Barbuat, Emmanuelle de l’Ecotais, Isabelle Juy.

Le fruit de la vente de ces photographies ira à la Croix Rouge, sélectionnée par la fondation, en lien avec la Ville de Deauville. Initial LABO est fier de s’associer à la Fondation Photo4food à cette occasion tant nous partageons leurs valeurs.

Le but de la fondation est de mettre l’art au service des autres. Cette initiative est l’essence même de notre raison d’être : combattre la pauvreté grâce à la vente de photographies et rendre la générosité de nos photographes en leur donnant une exposition unique.

VIRGINIE ET OLIVIER GOY

Vous pourrez découvrir très prochainement sur notre blog des interviews exclusives des acteurs de la fondation photo4food.

Photo : FLORE

Du vendredi 29/10 au lundi 01/11

10h30 – 18h30

Atelier de tirage photographique sur imprimante EPSON et papier Hahnemühle avec nos tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou.

Rencontres avec l’ensemble des équipes Initial LABO pour échanger sur vos projets photographiques.

Vendredi 29 octobre

10h30 – 12h30

Conférence EPIC

18h30 – 20h30

Soirée d’ouverture ouverte à tous

Les Franciscaines – La Chapelle

Présentation du festival et des photographes par Monsieur Le Maire de Deauville, Philippe Augier et Laura Serani, Directrice artistique de Planches Contact
Suivi d’un cocktail public (Les Franciscaines – Le Cloître)

Programme du samedi 30 octobre

10h30 – 18h30

Atelier de tirage photographique sur imprimante EPSON et papier Hahnemühle avec nos tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou.

Rencontres avec l’ensemble des équipes Initial LABO pour échanger sur vos projets photographiques.

11h – 13h

Vernissage itinérant

Rendez-vous Place Claude Lelouch

Joel Meyerowitz – Plage
Baudouin Mounda – Grand bain
Joan Fontcuberta – Avenue Lucien Barrière
Joel Meyerowitz – Hôtel Le Normandy Barrière
Embarcadère – Riverboom

15h30 – 18h30

Vernissage itinérant 

Rendez-vous au Point de vue (Place des six fusillés)

Planète Initial 

Plage – fondation photo4food avec Pierre-Elie de Pibrac, Costanza Gastaldi, FLORE et Caimi&Piccinni

Petit bain – SMITH

Cour des expositions : Tremplin Jeunes Talents : Teo Becher, Celine Croze, Antoine   

Lecharny, Alisa Martynova, Anne-Lise Broyer, SMITH et Diplomates, Joan Fontcuberta, Antoine d’Agata et projections de photo4food et Riverboom. 

18h30 – 19h30

Remise du prix Tremplin Jeunes Talents 

Les Franciscaines – Le Cloître

Programme du Dimanche 31 octobre

10h30 – 18h30

Atelier de tirage photographique sur imprimante EPSON et papier Hahnemühle avec nos tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou.

Rencontres avec l’ensemble des équipes Initial LABO pour échanger sur vos projets photographiques.

12h00 – 13h00

Remise des prix 25ème heure Longines 

Les Franciscaines – La Chapelle

14h00 – 15h30

Lectures de portfolios

Les Franciscaines – Salons de créativité

16h00 – 19h00

Vente aux enchères photo4food 

Les Franciscaines – La Chapelle

Programme du Lundi 01 Novembre

10h30 – 18h30

Atelier de tirage photographique sur imprimante EPSON et papier Hahnemühle avec nos tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou.

Rencontres avec l’ensemble des équipes Initial LABO pour échanger sur vos projets photographiques.

Pour l'occasion nous avons échangé avec Nilmar Lage, lauréat de l'appel à candidature avec sa série  «A fé que vem das águas, vem do azul suave...» afin de mieux connaitre son écriture photographique, les thématiques qu'il travaille et l'impact de la pandémie sur son inspiration. Découvrez cet échange en intégralité suivis d'une présentation de sa série.

Le Festival de photographie de Paranapiacaba (FF Paranapiacaba) est une plateforme d’alphabétisation visuelle prônant la préservation des équilibres naturels, les droits de l’homme et l’accès à l’éducation, Il aborde des questions pertinentes sur la durabilité, la mémoire et le patrimoine.

Cette quatrième édition du Festival est consacrée à l’eau, élément essentiel à la survie de tous les organismes.

Initial LABO et IANDE s’unissent à cette occasion pour vous faire découvrir le Festival de Paranapiacaba et permettre à des photographes brésiliens d’exposer leur travail en France.

IANDE est une plateforme culturelle interna4onale ciblé sur la France, en vue de communiquer sur la photographie brésilienne. Iandé, qui signifie Nous est un trait d’union entre le Brésil et la France, pour les photographes, les commissaires, les galeristes, les collectionneurs, l’enseignement, la recherche et les institutions liées à la photographie.

Initial LABO de par son attachement continue à la photographie brésilienne, que se soit au niveau du Mécénat auprès de la Bibliothèque Nationale de France, de son soutien à l’association SOS Assistances de Fotografia venant en aide aux assistant de photographes touchés par la pandémie ou bien par la riche sélection de livres brésiliens présents dans notre librairie.

Suite à l’appel à candidature lancé cet été, plus de 500 candidatures ont été reçus. Le jury composée de Denise Carmargo, Héloïse Conesa, Emmanuelle Hascoët, Joao Kulcsár et Glaucia Nogeira ont choisis cinq lauréats qui seront exposés chez Initial LABO du 23 septembre au 10 octobre 2021.

Pour l’occasion nous avons échangé avec Nilmar Lage, lauréat de l’appel à candidature avec sa série  «A fé que vem das águas, vem do azul suave…» afin de mieux connaitre son écriture photographique, les thématiques qu’il travaille et l’impact de la pandémie sur son inspiration. Découvrez cet échange en intégralité suivis d’une présentation de sa série.

Un sujet sensible à photographier

“Avant de commencer cette série en 2003, j’avais envie de travailler sur la vie quotidienne de personnes en vulnérabilité. Entre 2005 et 2012, j’étais dans un conflit éthique personnel sur la façon de photographier ces personnes et de ne pas les exposer de manière négative, étant donné qu’elles étaient déjà exploitées par tous les impacts sociaux.

C’est en 2012 que j’ai réussi à « résoudre » mon angoisse de manière éthique et esthétique, en minimisant la pertinence du visage, de la personne et en attirant l’attention sur le contexte, qui est un contexte plus généralisé et non individuel.

Depuis, j’ai continué à photographier mes sujets d’intérêt, principalement liés à la défense des Droits de l’Homme, et à améliorer ma façon de représenter ces réalités. Si, d’un côté, je « supprime » la personnalité dans les images que je produis, de l’autre, je mets un point d’honneur à mettre le nom et le lieu dans la légende.

J’ai toujours travaillé sur ce type de problématiques, mais une fois que j’ai résolus éthiquement et esthétiquement la manière de les exprimer j’ai atteint une certaine liberté créative.”

Un travail immersif permettant de respecter au mieux le sujet.

“Ma manière de travailler sur ces sujets est assez systématique, je réalise des immersions participatives dans les communautés, j’ai un temps minimum pour entamer une démarche de confiance avec les gens. Bien que je sois journaliste de formation, le travail documentaire est un peu différent, car il permet cette coexistence un peu plus prolongée. Il ne s’agit généralement pas d’un simple voyage rapide à travers la communauté, le territoire ou la ville.


Le Brésil est un pays qui a des inégalités dans sa genèse, donc les problèmes que je vois dans la vallée de Jequitinhonha, qui est une région où je travaille beaucoup et où je suis très bien reçu, ces problèmes se répètent, s’étendent et se perpétuent plus ou moins à travers le pays. Des classes sociales plus aisées exploitant les personnes vulnérables, la spéculation immobilière travaillant pour le compte de grands hommes d’affaires, les projets miniers ne respectant pas les droits des communautés traditionnelles. Bref, ce sont des problèmes structurels au Brésil qui ne présentent toujours pas de possibilités de changement dans un avenir proche.

Dès l’accueil de ces personnes. Quand ils réalisent et acceptent de collaborer avec ce que je fais, cela se fait tout naturellement par moi. Je les traite comme je voudrais être traité par n’importe qui. Je respecte les valeurs séculaires, les croyances et les traditions, excusez-moi, prenez un café… ma lecture de la lumière est quelque chose qui commence à devenir inhérente à mon travail et à la façon dont j’oriente ma lumière depuis près de 10 ans.”

L’impact de la pandémie sur les populations.

La pandémie à précipité de nombreux problèmes pour ces personnes dans leur vie quotidienne. Du manque de consommateurs pour les agriculteurs, l’obligation de faire les cours en ligne pour les élèves, les problèmes de nourriture, en passant par la surexposition au virus car ils ne pouvaient pas s’absenter du travail, les conséquences sont nombreuses dans la vie des personnes les plus vulnérables.

Des inspirations multiples

J’ai des références dans le langage documentaire et le photojournalisme. Il y a deux écoles dont j’essaie d’être proche pour absorber les connaissances, l’inspiration et l’expérience. J’observe des œuvres classiques comme Robert Frank, Susan Meiselas, Evandro Teixeira à des œuvres contemporaines comme Mauro Pimentel, Rodrigo Zeferino, Isis Medeiros

2022, une année studieuse…

“Je termine ma maîtrise, un projet photoethnographique dans la communauté Quilombola do Ausente, à Vale do Jequitinhonha. J’espère qu’après avoir soutenu ma thèse, je pourrai faire circuler les photos, vidéos et comptes rendus de ce travail en cours”

 NILMAR LAGE – «Corpos Conflitantes»

 “Corps en Conflit” est une expression issue du concept du sociologue Darcy Ribeiro.  Cette série met en relief les paysans, les ouvriers, les servantes, les employés de nettoyage, les prostituées, leur point commun étant d’être presque tous analphabètes et incapables de s’organiser pour revendiquer. 

Leur but quotidien est de s’intégrer dans un système qui, étant impraticable, les place dans la condition d’une classe intrinsèquement opprimée et dont la lutte devra être celle de  rompre avec la structure des classes.  

Défaire la société pour la refaire. Des hommes et des femmes dont les histoires de résistance sont interprétées par l’artiste à partir des champs ruraux et urbains, d’établissements, des populations riveraines et des familles affectées par les projets miniers.

Nilmar Lage

Diplômée en Journalisme, puis en troisième cycle en cinéma et langage audiovisuel . Professeur de photojournalisme et de communication comparée. Photographe depuis 2003, il a déjà exposé son travail au Brésil et à l’étranger. 

En 2017, il publie son premier livre “Conflicting Bodies”, qui traite de la marginalité dans le système actuel, il reçoit le prix “Médias et Droits de l’Homme” par le SEDPAC/MG. Il est en constante recherche documentaire dans la vallée de Jequitinhonha et dans les régions baignées par les boues des rivières Doce et Paraopebas. 

Collabore avec The Intercept Brasil, AFP, Brasil de Fato, Agence publique, Greenpeace, Mouvement des personnes affectées par les barrages – MAB, MST, Brazil Human Rights Fund, Mídia Ninja.

Pour suivre le travail de Marcio Borsoi :

Exposition FF Paranapiacaba chez Initial LABO

LES TERRITOIRES DE L’EAU 

Raphael Alves – Marcio Borsoi – Nilmar Lage –  Mergulha et Voa – Sheila Oliveira – Elza Lima – Julia Pontes – Marinele Ribeiro 

DU 23/09 AU 10/10 

Une célébration de la photographie aux confluents de la préservation des équilibres et des territoires créatifs.

anie Wenger, photographe documentaire à été sélectionnée pour exposer son travail "Sugar Moon" à l'occasion de la 33ème édition du Festival Visa pour l'image. Ce projet, qui à nécessité quatre années de travail, sera exposé pour la première fois. Une nouvelle étape que nous avons eu le plaisir de partager avec elle, les tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou, étant en charge de donner vie à cette exposition.

Le Festival de photographie de Paranapiacaba (FF Paranapiacaba) est une plateforme d’alphabétisation visuelle prônant la préservation des équilibres naturels, les droits de l’homme et l’accès à l’éducation, Il aborde des questions pertinentes sur la durabilité, la mémoire et le patrimoine.

Cette quatrième édition du Festival est consacrée à l’eau, élément essentiel à la survie de tous les organismes.

Initial LABO et IANDE s’unissent à cette occasion pour vous faire découvrir le Festival de Paranapiacaba et permettre à des photographes brésiliens d’exposer leur travail en France.

IANDE est une plateforme culturelle interna4onale ciblé sur la France, en vue de communiquer sur la photographie brésilienne. Iandé, qui signifie Nous est un trait d’union entre le Brésil et la France, pour les photographes, les commissaires, les galeristes, les collectionneurs, l’enseignement, la recherche et les institutions liées à la photographie.

Initial LABO de par son attachement continue à la photographie brésilienne, que se soit au niveau du Mécénat auprès de la Bibliothèque Nationale de France, de son soutien à l’association SOS Assistances de Fotografia venant en aide aux assistant de photographes touchés par la pandémie ou bien par la riche sélection de livres brésiliens présents dans notre librairie.

Suite à l’appel à candidature lancé cet été, plus de 500 candidatures ont été reçus. Le jury composée de Denise Carmargo, Héloïse Conesa, Emmanuelle Hascoët, Joao Kulcsár et Glaucia Nogeira ont choisis cinq lauréats qui seront exposés chez Initial LABO du 23 septembre au 10 octobre 2021.

Pour l’occasion nous avons échangé avec Marilène Ribiero, lauréat de l’appel à candidature avec sa série “Dear water” afin de mieux connaitre son écriture photographique, les thématiques qu’il travaille et l’impact de la pandémie sur son inspiration. Découvrez cet échange en intégralité suivis d’une présentation de sa série.

 Née à Belo Horizonte, Minas Gerais, Marilene Ribeiro est une artiste visuelle, sa pratique mêle photographie, intervention et collaboration se focalisant sur les enjeux contemporains, l’identité et l’environnement.  

Ses projets ont été récompensés par la Royal Photographic Society, le Museum of Image and Sound – MIS et le Esso Journalism Award. Ses œuvres ont été exposées et publiées dans plusieurs pays.  Titulaire d’une maîtrise en écologie, conservation et gestion de la faune de l’UFMG (Brésil) et d’un doctorat en arts créatifs de l’University for Creative Arts / University of Brighton (Angleterre), Marilene a également suivi des cours à la School of Fine Arts de l’UFMG (Brésil) et la Central Saint Martins de l’University of London Arts (Royaume-Uni).

Collaboratrice avec le Latin America Bureau (Royaume-Uni) et Fast Forward: Women in Photography, un collectif international qui vise à affirmer la participation active des femmes photographes à l’histoire de la photographie et à stimuler et améliorer les connaissances des photographes du monde entier.  Co-fondatrtrice et membre du collectif Agnitio – Intervention Through Photography, un projet qui utilise la photographie comme outil de citoyenneté dans les communautés vulnérables du Minas Gerais.  

Collaboratrice à l’Instituto Biotrópicos (Brésil), une organisation non gouvernementale brésilienne axée sur la conservation de la biodiversité à travers l’art et la science.

Des débuts ratés dans la photographie

Mon histoire avec la photographie commence d’une manière drôle – je dirais ; d’une expérience très frustrante que ma famille et moi avons eue quand nous avons décidé d’utiliser la caméra analogique de mes parents pour enregistrer nos vacances au bord de la mer au Brésil.

A cette époque, aucun d’entre nous ne savait comment faire fonctionner les réglages manuels d’une caméra (son mode « auto » n’était pas fonctionnel), puis nous avons décidé de régler l’ouverture en f 2.8 et de la laisser ainsi pour tous nos clichés : SUR LA PLAGE DANS UN PAYS TROPICAL ! Eh bien, une fois de retour de vacances, nous avions hâte de voir nos clichés – nous étions tous très excités à ce sujet ; pourtant, comme nous avons obtenu les impressions de retour de la boutique, la triste surprise est venue :

ils étaient tous extrêmement surexposés, aucun des souvenirs visuels des grands moments que nous avons passés ensemble en cette belle occasion n’a été épargné par le soleil brûlant sur le film photographique… En réponse à cette frustration collective, j’ai décidé d’apprendre à utiliser un appareil photo correctement, puis mon père a demandé à un photojournaliste qui était un ami proche de lui, un photojournaliste brillant soit dit en passant, si elle serait en mesure de m’apprendre la photographie.

Travailler conjointement avec ses sujets

Pour ce projet, la photographe Marilène Ribeiro à décidé de faire participer ses sujets. Ce qui a été le cas avec maria Dalva.

Bahia, Brésil, 2015- Maria Dalva a été déplacée du village riverain de Juacema en 1975 par le barrage de Sobradinho. Sa famille s’est rendue dans une zone non loin de leur ancienne maison, mais dans un site semi-aride : le village de São Gonçalo. La famille de Dalva n’était pas habituée au manque d’eau, car elle vivait autrefois près de la rivière. Après plusieurs années à faire face à la pénurie d’eau, de nourriture et d’accès aux soins vitaux de base, sa famille a décidé de déménager à nouveau, cette fois dans la ville de Sobradinho (site qui a surgi comme un dortoir pour les travailleurs du barrage de Sobradinho et a récemment été transformé en une ville réelle). Pour son portrait, elle a choisi sa robe de mariée pour représenter son sentiment (elle s’est mariée à Juacema), et, pendant le tournage, elle fait ses expériences, elle se déplace et sa robe de mariée dans tout le cadre et et finit par le mettre.

Cette technique photographique m’a fait réfléchir beaucoup plus sur la création d’images, sur ce qui est la photographie documentaire, ce qui est l’anthropologie visuelle. Par-dessus tout, chaque sujet m’a tant appris ! Je savais qu’ils étaient ceux qui pouvaient raconter l’histoire des rivières et des barrages de façon appropriée, car ils étaient ceux qui ont vécu les deux évènements – et c’était l’une des raisons de ma proposition de travailler conjointement avec mes « sujets ». Ils ont certainement pris les portraits plus loin, au-delà. Je les remercie pour cela et aussi pour leur lutte contre la saisie de leur vie indépendante.

Au début, la plupart d’entre eux étaient un peu timides, pensant également qu’ils ne pourraient pas contribuer trop avec la pousse car ils ont compris que, comme ils n’avaient aucune formation en photographie, il serait inutile d’une pêcheuse ou un cultivateur (par exemple) essayer de diriger un photographe dans la réalisation d’une photographie. Mais une fois qu’ils ont compris ce que je voulais dire et qu’ils se sont sentis plus à l’aise de faire ce qu’ils pensaient au départ et qui pouvait être considéré comme une « ingérence dans le travail de quelqu’un d’autre », ils ont vraiment accepté et nous avons eu un temps de travail très créatif et puissant ensemble.

Suivre l’évolution des sujets rencontrés

J’ai été en contact avec de nombreux participants individuellement et nous nous tenons au courant de la situation, des luttes, des réalisations, des nouvelles expériences, et ainsi de suite. Le retour aux lieux faisait partie de la prochaine étape du projet et cela fait partie intégrante du projet depuis que je l’ai conçu. Pourtant, lorsque j’organisais avec des organisations partenaires ce retour sur les sites – qui comprendra un spectacle à installer dans chacun de ces lieux et un rassemblement avec les participants et d’autres personnes qui ont joué un rôle central pendant mon travail sur le terrain, pour qu’ils voient en personne les résultats de leur travail, pour que je puisse leur dire en personne comment leurs messages et le travail lui-même ont été reçus par le public dans tant de pays et de contextes différents, pour qu’ils parlent de leurs impressions, sentiments et commentaires sur le travail et aussi de dire à tout le monde dans la session comment leur vie a évolué depuis la dernière fois que nous nous sommes vus, etc. –, Bolsonaro a été élu et nous tous (les arts, l’environnement, l’éducation, les mouvements sociaux, les ONG) Nous avons dû faire face à une période de bombardement qui a désarticulé non seulement cette planification, mais aussi bien d’autres choses au pays, ce qui nous a obligés à l’interrompre à ce moment-là. Ce scénario chaotique a été suivi par le déclenchement de la pandémie, qui a rendu ce genre de proposition irréalisable (du moins jusqu’à maintenant). Mais cela arrivera. Pas maintenant, mais certainement dans un avenir prévisible. Je veux que cela se produise, et je veux les revoir tous en personne, et je le ferai.

La photographie un travail émotionnellement impactant

J’ai appris au fil du temps que ce travail a effectivement un impact émotionnel. Mais la reconnaître et apprendre à gérer le poids est la clé pour jouer à long terme. J’ai fait plusieurs cours, comme la formation RISC et Riesgo Cruzado, les deux formations pour les photojournalistes qui travaillent dans des zones à haut risque, les deux comprennent non seulement des mesures de sécurité lors du travail sur le terrain, mais aussi ils incluent dans leur (gratuit) cours techniques pour aider à gérer le travail psychologiquement et émotionnellement. Je fais de la thérapie, beaucoup de sport, je chante dans un groupe, et j’ai de beaux amis et de la famille qui me soutiennent jusqu’au bout.

Le rôle puissant de la photographie

En tant qu’individu, je suis conscient de l’impact que les photographies ont sur moi, ils me touchent, m’apprennent de nombreuses façons, m’appellent à l’action. Puis j’observe autour de moi et j’élargis cette compréhension du point de vue individuel

Puis j’observe autour de moi et j’étends cette compréhension du point de vue individuel au monde de la communauté, je perçois comment les gens sont aussi conduits par des images. Dans l’ensemble, si l’on constate que tous les régimes autoritaires et les pays hégémoniques du XXe siècle ont fait un usage remarquable des récits visuels, de la photographie, pour convaincre les gens de leurs idéologies, pour égarer les gens – Franco, Hitler, l’Union soviétique, les États-Unis – nous comprenons la puissance que la photographie avait déjà dans la société beaucoup plus tôt que lorsque les médias sociaux sont venus à exister. En dehors de mes expériences personnelles et observationnelles, il y a aussi mes études : tout d’abord, la « Société du spectacle » de Guy Debord, qui porte sur la façon dont nous, les gens, sommes poussés (parfois gouvernés, dirais-je ?) par les images ; en 2012 Marvin Heiferman, membre de l’ICP, a édité un livre intitulé « Photography Changes Everything » (La photographie change tout), dont le titre vous permet de savoir comment la photographie peut déclencher un changement.

La photographie pour dénoncer le système de justice

Je voulais créer un ensemble de travaux qui se demandaient pourquoi nous traversons une telle crise, pourquoi il y a tant de violence, d’abord dans mon pays, mais ensuite j’ai réalisé que la plupart des pays d’Amérique latine traversent des moments difficiles en ce qui concerne la violence et les droits des femmes. Donc, oui, mon travail est une dénonciation et une remise en question de nos systèmes de justice sur la façon dont les crimes sont enquêtés, les citoyens sont jugés et les femmes sont traitées dans le système de justice.

Des projets pour 2022 ?

Elles se produisent déjà et je me sens très responsabilisée par elles (et aussi émotionnelle…). Ce que je peux anticiper à leur sujet, c’est qu’elles sont soutenues par la politique de l’image et qu’elles remettent en question les questions sociales et environnementales de notre époque – des points qui, en fin de compte, ont toujours été au cœur de mes travaux.

Exposition FF Paranapiacaba chez Initial LABO

LES TERRITOIRES DE L’EAU 

Raphael Alves – Marcio Borsoi – Nilmar Lage –  Mergulha et Voa – Sheila Oliveira – Elza Lima – Julia Pontes – Marinele Ribeiro 

DU 23/09 AU 10/10 

Une célébration de la photographie aux confluents de la préservation des équilibres et des territoires créatifs.

anie Wenger, photographe documentaire à été sélectionnée pour exposer son travail "Sugar Moon" à l'occasion de la 33ème édition du Festival Visa pour l'image. Ce projet, qui à nécessité quatre années de travail, sera exposé pour la première fois. Une nouvelle étape que nous avons eu le plaisir de partager avec elle, les tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou, étant en charge de donner vie à cette exposition.

Le Festival de photographie de Paranapiacaba (FF Paranapiacaba) est une plateforme d’alphabétisation visuelle prônant la préservation des équilibres naturels, les droits de l’homme et l’accès à l’éducation, Il aborde des questions pertinentes sur la durabilité, la mémoire et le patrimoine.

Cette quatrième édition du Festival est consacrée à l’eau, élément essentiel à la survie de tous les organismes.

Initial LABO et IANDE s’unissent à cette occasion pour vous faire découvrir le Festival de Paranapiacaba et permettre à des photographes brésiliens d’exposer leur travail en France.

IANDE est une plateforme culturelle interna4onale ciblé sur la France, en vue de communiquer sur la photographie brésilienne. Iandé, qui signifie Nous est un trait d’union entre le Brésil et la France, pour les photographes, les commissaires, les galeristes, les collectionneurs, l’enseignement, la recherche et les institutions liées à la photographie.

Initial LABO de par son attachement continue à la photographie brésilienne, que se soit au niveau du Mécénat auprès de la Bibliothèque Nationale de France, de son soutien à l’association SOS Assistances de Fotografia venant en aide aux assistant de photographes touchés par la pandémie ou bien par la riche sélection de livres brésiliens présents dans notre librairie.

Suite à l’appel à candidature lancé cet été, plus de 500 candidatures ont été reçus. Le jury composée de Denise Carmargo, Héloïse Conesa, Emmanuelle Hascoët, Joao Kulcsár et Glaucia Nogeira ont choisis cinq lauréats qui seront exposés chez Initial LABO du 23 septembre au 10 octobre 2021.

Pour l’occasion nous avons échangé avec Marcio Borsoi, lauréat de l’appel à candidature avec sa série  «A fé que vem das águas, vem do azul suave…» afin de mieux connaitre son écriture photographique, les thématiques qu’il travaille et l’impact de la pandémie sur son inspiration. Découvrez cet échange en intégralité suivis d’une présentation de sa série.

Une série très personnelle.

“Dans mon enfance, lorsque je dormais chez mes grands-parents, dans la chambre il y avait un oratoire et une image de « Yemanjá » à l’intérieur. Une femme en bleu tendre qui flotte sur l’eau.

Sans rien comprendre au spiritisme, au candomblé… J’avais peur de cette figure

Quelque temps plus tard, j’ai réalisé la force de cette femme, la « dame des eaux ». Des eaux qui portent des fleurs, des requêtes, des parfums, la foi et apportent grâce, espérances et gratitude.

Le 2 février est le jour de Yemanjá et j’accompagne toujours en photographiant la beauté de cette célébration., j’aime photographier les fêtes religieuses et populaires. Les gens exprimant la « Foi ». Je photographie ce qui m’émeut”

Un parcours photographique atypique

“J’ai commencé la photographie dans les années 1970, toujours en tant qu’étudiant en architecture. Après une longue période d’abandon et un diplôme d’administrateur, je suis revenu en 2009 à la photographie, principalement en architecture d’intérieur.

Actuellement, je me consacre à la photographie d’auteur. Urbaine et observatrice du quotidien, je dis que la banalité des villes m’attire avec les éléments naturels et organiques. « La photographie est un acte poétique et le minimalisme récurrent, « Le moins est plus ». Ma formation en photographie résulte de la participation à des Ateliers et cours d’Histoire de l’Art, des études théoriques et des travaux de photographes.”

L’impact de la pandémie.

Durant la pandémie, j’ai développé la série  A cidade se perde nas ausências…” (La ville se perd dans les absences…) avec environ 150 photos qui a été depuis primée dans de nombreux prix.

“Les personnages et les lieux de n’importe quelle ville.

Une représentation du vide et du silence dans les absences.

Sortir en ville la nuit minimise ce confinement nécessaire. Au début c’était des sorties timides en me sentant protégé par les vitres des voitures, mais je devais visiter des lieux qui m’appartiennent. Ma sécurité est une illusion traîtresse.

Je me risque dans l’ombre, je vois des gens sans visages et pareils, couverts de masques, seuls les yeux sont visibles, semblant ne pas voir le danger mortel. Temps maussade.

Ensuite, je pense aux villes qui ne « pulsent » pas, Hopper et à quel point le temps est précieux.

 MARCIO BORSOI  – «A fé que vem das águas, vem do azul suave…»

« A fé que vem das águas, vem do azul suave…”

La foi qui vient des eaux, vient du bleu doux…”

Um pequeno dormindo na casa dos avós. No quarto um oratório e dentro uma imagem, Yemanjá.

Un petit qui dort dans la maison de ses grands-parents. Dans la chambre, un oratoire et une image à l’intérieur, Yemanjá.

Uma mulher de azul suave que flutua nas águas. 

Une femme en bleu tendre qui flotte sur l’eau.

Sem compreender coisas de espiritismo, candomblés… ele dormia no medo.

Sans rien comprendre les choses du spiritisme, n’y du candomblé… il dormait dans la peur.

Tempos depois se dá conta da força daquela mulher, a “senhora das águas”.

Quelque temps plus tard, il se rend compte de la force de cette femme, la « dame des eaux ».

As  águas que levam flores,pedidos, perfumes e fé.

Les eaux qui portent les fleurs, les prières, les parfums et la foi.

As águas que trazem agradecimentos, esperança, gratidões e também fé.

Les eaux qui apportent grâce, espérance, gratitude et aussi foi.

Hoje, a imagem daquele azul que representava o medo está perto dele, linda… e ele fotografa.»Aujourd’hui, l’image de ce bleu qui représentait la peur est proche de lui, beau… et il  le photographe.

Pour suivre le travail de Marcio Borsoi :

Exposition FF Paranapiacaba chez Initial LABO

LES TERRITOIRES DE L’EAU 

Raphael Alves – Marcio Borsoi – Nilmar Lage –  Mergulha et Voa – Sheila Oliveira – Elza Lima – Julia Pontes – Marinele Ribeiro 

DU 23/09 AU 10/10 

Une célébration de la photographie aux confluents de la préservation des équilibres et des territoires créatifs.

Emmanuelle Hascöet, membre du jury de l'appel à candidatures de l'exposition "Les Territoires de l'eau"
Heloise Conesa Initial Labo
Heloise Conesa (c)Desrues

Le Festival de photographie de Paranapiacaba (FF Paranapiacaba) est une plateforme d’alphabétisation visuelle prônant la préservation des équilibres naturels, les droits de l’homme et l’accès à l’éducation, Il aborde des questions pertinentes sur la durabilité, la mémoire et le patrimoine. Héloïse Conésa, membre du jury a acceptée de répondre à nos questions dans le cadre de l’exposition “Les Territories de l’eau” chez Initial LABO

Cette quatrième édition du Festival est consacrée à l’eau, élément essentiel à la survie de tous les organismes.

Initial LABO et IANDE s’unissent à cette occasion pour vous faire découvrir le Festival de Paranapiacaba et permettre à des photographes brésiliens d’exposer leur travail en France.

IANDE est une plateforme culturelle interna4onale ciblé sur la France, en vue de communiquer sur la photographie brésilienne. Iandé, qui signifie Nous est un trait d’union entre le Brésil et la France, pour les photographes, les commissaires, les galeristes, les collectionneurs, l’enseignement, la recherche et les institutions liées à la photographie.

Initial LABO de par son attachement continue à la photographie brésilienne, que se soit au niveau du Mécénat auprès de la Bibliothèque Nationale de France, de son soutien à l’association SOS Assistances de Fotografia venant en aide aux assistant de photographes touchés par la pandémie ou bien par la riche sélection de livres brésiliens présents dans notre librairie.

Suite à l’appel à candidatures lancé cet été, plus de 500 candidatures ont été reçus. Le jury composée de Denise Carmargo, Héloïse Conesa, Emmanuelle Hascoët, Joao Kulcsár et Glaucia Nogeira ont choisi cinq lauréats qui seront exposés chez Initial LABO du 23 septembre au 10 octobre 2021.

Pour l’occasion nous avons échangé avec Héloïse Conésa, membre du jury afin de mieux connaitre son écriture photographique, les thématiques qu’il travaille et l’impact de la pandémie sur son inspiration. Découvrez cet échange en intégralité suivie d’une présentation de sa série.

Quel est votre premier contact avec la photographie brésilienne ?

“En 2005, alors en stage à la MEP, j’ai eu la chance de travailler sur la première exposition parisienne de Miguel Rio Branco « Plaisir de la douleur ». L’originalité de ses cadrages, ses choix de motifs et surtout l’attention qu’il porte à la couleur afin de restituer une vision très matiériste, sensuelle du Brésil sont un émerveillement pour moi.”

Existe-t-il une photographie brésilienne ? si oui est elle influençée par son territoire, son histoire ?

“Oui, il me semble que la variété des paysages tout comme des cultures a largement contribué à façonner l’identité de la photographie brésilienne qui se définit avant tout comme une photographie ouverte sur le monde, dynamique, riche de ses différences qu’elle intègre dans des thématiques et des esthétiques variées.

Entre la représentation de la culture afro-bahianaise par Lita Cerqueira et la lutte Yanomami photographiée par Claudia Andujar, il y a une variété de regards, de parti-pris formels mais aussi le même engagement dans la volonté de donner à connaître ce qui unit les peuples.”

Avez-vous eu des “coups de coeur” pour des photographes brésiliens récemment ?

“Grâce au mécénat de Initial LABO et au travail mené de concert avec le galeriste Ricardo Fernandes, nous avons pu ajouter aux quelque trois cents photographies déjà conservées au département des estampes et de photographie de la BnF plus de quatre cents tirages de vingt-trois photographes au talent confirmé (Bob Wolfenson, Rogério Reis, Marcos Prado, Alexandre Sequeira) ou émergent (Ge Viana, Romy Pocztaruk, Felipe Fittipaldi).

Les thématiques explorées dans le cadre de cet enrichissement des collections sont multiples. Elles concernent les paysages urbains ou naturels photographiés par Feco Hamburger, Lula Ricardi, Gisele Martins, Maristela Colucci, Cristiano Xavier, Dulce Araújo, Hugo Leal, José Diniz ; ou encore le métissage ethnique évoqué autant par la jeune génération avec Julio Bittencourt et Renata Felinto que par une photographe humaniste comme Lita Cerqueira qui s’attache à la communauté noire de Bahia, ou par le photoreporter Valdir Zwetsch qui s’intéresse au territoire indigène de Xingu en Amazonie.

Certains photographes abordent aussi le potentiel expérimental de l’image photographique, à l’instar de Cris Bierrenbach. Les séries conservées attestent des répercussions de la mondialisation dans ce pays clivé depuis l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro. Les nouveaux défis écologiques sont soulignés dans la série «Zoo» de Joao Castilho tandis que les tourments socio-politiques sont dévoilés par les oeuvres d’Andrea Eichenberger, Yan Boechat, Carolina Arantes, ou Élle de Bernardini – première artiste plasticienne et photographe transgenre à être représentée par une galerie d’art au Brésil et collectionnée par les institutions brésiliennes.

Se déployant en couleur ou en noir et blanc, toutes ces visions photographiques ont à coeur de montrer la créativité de la scène photographique brésilienne actuelle et de s’émanciper des clichés populaires de l’exotisme.”

Raphael Alves, lauréat de l’appel à candidatures

Qu’avez-vous pensé de la qualité des photographes qui ont postulés à cet appel à candidatures ?

“J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’images intéressantes et que la pré-sélection montrait une grande variété dans la façon d’aborder le thème des territoires de l’eau retenu cette année. J’ai essayé dans mon choix de panacher des images noir et blanc et couleur ainsi que des écritures poétiques et d’autres plus documentaires. Il me semblait que cela correspondait peu ou prou aussi à l’esprit qui avait présidé à la pré-sélection de la centaine d’images.

Je me suis aussi attachée à la narration, au lien qui pouvait se tisser entre les trois images choisies par le/la candidat.e.

Quelles écritures vous ont particulièrement intéressées dans les séries présentées.

“Dans la série « Riversick » de  Raphael Alves, j’ai apprécié la belle écriture contrastée du noir et blanc, scénarisée par des choix de lumière judicieux, et  constituant comme un haïku intrigant autour de la ville de Manaus et du Rio Negro.

Chez Marcio Borsoi, la mise en scène autour de la mythologie de la « dame des eaux » m’a parue révéler une facette particulière du Brésil, marqué par l’animisme. Chez Nilmar Lage, j’ai été très impressionnée par la beauté des couleurs ocres et en même temps la violence de la catastrophe liée à l’effondrement du barrage minier de Córrego do Feijão, à Brumadinho que suggèrent les trace des coulées de boues sur les murs.

Dans la série Les arbres de Mergulha e Voa, j’ai trouvé ces petites natures mortes photographiques assez réussies avec l’idée d’une progression dans la narration comme un précipité de l’engagement écologique de l’auteur : la pierre qui sert de support aux images d’archives se dessèche au fur et à mesure que les usages du littoral évoluent (l’agriculture famililale, le tourisme, l’urbanisation forcenée…). Enfin, l’essai Cours d’Eaux – Histoires de convivence avec la sécheresse au Ceará  de Sheila Oliveira est plus documentaire et témoigne avec force de la résistance des habitants dans cette région de plus en plus aride.”

Marcio Borsoi, lauréat de l’appel à candidature

De manière plus générale, qu’avez-vous pensée de la production photographique pendant la pandémie ?

“J’ai échangé avec les photographes pendant le confinement mais le dialogue était forcément restreint en visioconférence. La production photographique pendant la pandémie a également marqué le pas c’est certain mais les photographes ont su rebondir en essayant d’adapter leurs projets initiaux à des contextes de production plus proches, plus ancrés dans le quotidien.

J’ai ainsi été étonnée du regain d’intérêt pour le genre de la nature morte et les façons dont certains photographes sont parvenus à le renouveler avec humour et sensibilité. Les images ont davantage circulé sur les réseaux sociaux avec la volonté de partager aussi les diverses phases de la création, d’associer davantage le spectateur à la création des images.”

Quelle dimension particulière apporte le tirage de la photographie ?

“Pour moi le tirage est essentiel pour avoir une appréhension globale de l’œuvre et des intentions du photographe. Le choix du papier, des virages, des glaçages, la matité ou la brillance d’une surface tout cela concourt à parachever un travail de prise de vue, l’incarne.

Le soin apporté à un tirage est ce qui nous fait passer du domaine de l’image à celui de l’œuvre photographique. Je prépare d’ailleurs pour 2023 une exposition « L’épreuve de la matière » qui mettra notamment en exergue l’importance du tirage et plus largement des choix de supports dans l’appréhension d’une œuvre photographique.

Avez-vous observée une relation particulière entre le photographe et son tireur ? 

“Il y a évidemment une relation particulière qui se tisse entre le photographe et son tireur, une forme de connivence entre l’auteur d’une image et celui qui en sera l’interprète. La complicité voire l’empathie du tireur qui peut arriver finalement à accorder complètement sa sensibilité à celle du photographe qu’il accompagne est assez merveilleuse.”

Quels sont vos projets pour 2022 ? 

“En 2022, je présenterai une exposition organisée à l’occasion des quinze ans de l’agence NOOR fondée par le photoreporter Stanley Greene en 2007 avec pour devise : « some things simply need to be seen ».

Elle réunit aujourd’hui 14 photographes talentueux et engagés, investis dans la représentation des défis sociétaux et environnementaux de notre monde contemporain. En noir et blanc ou en couleur, ils ont aussi à cœur de renouveler la façon d’envisager la photographie de presse et la photographie documentaire en proposant des formes inédites de monstration mais en offrant aussi par divers workshops une véritable éducation à l’image qui passe par une attention au contexte de prise de vue, à la sensibilité de l’auteur et aux modalités de diffusion de l’image.

En 2022 sera également toujours visible l’exposition que nous présenterons dès cette fin d’année 2021 sur les prix photographiques dont la BnF est partenaire. Parmi ces prix importants pour la valorisation des travaux des photographes français on trouve le prix Niépce et le prix Nadar dont la BnF est partenaire depuis 1955, ainsi que la Bourse du Talent et enfin le prix Florence et Damien Bachelot du tirage. .”

Sheila Oliveira, lauréat de l’appel à candidatures

Heloïse Conésa – Conservatrice du patrimoine à la BnF

Héloïse Conésa est conservatrice du patrimoine à la Bibliothèque nationale de France, en charge de la collection de photographie contemporaine. Historienne de la photographie, ses recherches universitaires ont plus précisément porté sur la photographie espagnole contemporaine.

Elle a été commissaire des expositions Entrevoir sur l’œuvre vidéo de Robert Cahen (MAMCS, 2013) Colles et Chimères sur le photographe Patrick Bailly- Maître-Grand (MAMCS, 2014) ainsi que, depuis 2015, avec Didier de Faÿs, des diverses éditions de la Bourse du Talent exposées à la BnF. Avec Raphaële Bertho, elle est commissaire de l’exposition Paysages français : une aventure photographique (1984-2017), présentée à la BnF à l’automne 2017.

Exposition FF Paranapiacaba chez Initial LABO

LES TERRITOIRES DE L’EAU 

Raphael Alves – Marcio Borsoi – Nilmar Lage –  Mergulha et Voa – Sheila Oliveira – Elza Lima – Julia Pontes – Marinele Ribeiro 

DU 23/09 AU 10/10 

Une célébration de la photographie aux confluents de la préservation des équilibres et des territoires créatifs.

Emmanuelle Hascöet, membre du jury de l'appel à candidatures de l'exposition "Les Territoires de l'eau"
(c) Franck Betermin

Le Festival de photographie de Paranapiacaba (FF Paranapiacaba) est une plateforme d’alphabétisation visuelle prônant la préservation des équilibres naturels, les droits de l’homme et l’accès à l’éducation, Il aborde des questions pertinentes sur la durabilité, la mémoire et le patrimoine. Emmanuelle Hascöet, membre du jury a acceptée de répondre à nos questions dans le cadre de l’exposition “Les Territories de l’eau” chez Initial LABO

Cette quatrième édition du Festival est consacrée à l’eau, élément essentiel à la survie de tous les organismes.

Initial LABO et IANDE s’unissent à cette occasion pour vous faire découvrir le Festival de Paranapiacaba et permettre à des photographes brésiliens d’exposer leur travail en France.

IANDE est une plateforme culturelle interna4onale ciblé sur la France, en vue de communiquer sur la photographie brésilienne. Iandé, qui signifie Nous est un trait d’union entre le Brésil et la France, pour les photographes, les commissaires, les galeristes, les collectionneurs, l’enseignement, la recherche et les institutions liées à la photographie.

Initial LABO de par son attachement continue à la photographie brésilienne, que se soit au niveau du Mécénat auprès de la Bibliothèque Nationale de France, de son soutien à l’association SOS Assistances de Fotografia venant en aide aux assistant de photographes touchés par la pandémie ou bien par la riche sélection de livres brésiliens présents dans notre librairie.

Suite à l’appel à candidatures lancé cet été, plus de 500 candidatures ont été reçus. Le jury composée de Denise Carmargo, Héloïse Conesa, Emmanuelle Hascoët, Joao Kulcsár et Glaucia Nogeira ont choisi cinq lauréats qui seront exposés chez Initial LABO du 23 septembre au 10 octobre 2021.

Pour l’occasion nous avons échangé avec Emmanuelle Hascöet, membre du jury afin de mieux connaitre son écriture photographique, les thématiques qu’il travaille et l’impact de la pandémie sur son inspiration. Découvrez cet échange en intégralité suivie d’une présentation de sa série.

Quel est votre premier contact avec la photographie brésilienne ?

“Etrangement c’est via la musique que j’ai découvert la photographie brésilienne. C’est mon ami Remi Kolpakopoul qui n’est plus aujourd’hui qui m’y a sensibilisé. Il travaillait à Radio Nova à l’époque mais fréquentait de grands photographes brésiliens.

Il m’avait montré le travail de Mario Cravo Neto et ce travail puissant m’était resté en tête longtemps. C’est le premier nom qui me vient quant on évoque la photographie brésilienne. Bien entendu je connaissais Salgado mais mon premier coup de cœur c’est Cravo Neto.
Et puis j’ai ensuite travaillé avec Miguel Rio Branco à Magnum Photos qui tient une place toute particulière mais dont le travail me passionne.

Odé. Eternal Now series, 1988. Photo by Mario Cravo Neto. Instituto Mario Cravo Neto Collection/IMS
Odé. Eternal Now series, 1988. Photo by Mario Cravo Neto. Instituto Mario Cravo Neto Collection/IMS

Existe-t-il une photographie brésilienne ? si oui est elle influençée par son territoire, son histoire ?

“Oui, de mon point de vue, il existe une photographie brésilienne toute particulière et la photographie contemporaine le confirme vraiment. Le lien avec l’environnement dans la construction des images m’intéresse beaucoup.

Au Brésil, malgré la destruction de la biodiversité et la crise environnementale aggravée par la folie de la politique ravageuse de Bolsonaro, le réchauffement climatique « vitesse grand V », j’ai la sensation que la nature reste puissante dans l’imaginaire visuel. C’est la vision sans doute idéalisée d’une européenne, mais que la photographie contemporaine brésilienne retranscrit bien selon moi.

Même dans les images des « métropolis » à la modernité technologique outrancière, le végétal parvient à surgir et faire exploser le béton. La forêt semble plus luxuriante, résiliente, combative. C’est un sentiment que j’ai en observant d’autres créations photographiques en Amérique latine. C’est le cas de la Colombie par exemple.

Les photographes ont intégré instinctivement les préoccupations environnementales dans leurs travaux et leurs images rendent bien ce débordement, cette fusion avec le tropical, le sylvestre. Mais bien entendu leur travail vise aujourd’hui à alerter sur la catastrophe en cours. Faire des images manifeste une volonté de dire l’urgence aussi à documenter la destruction de l’environnement. Cela transparaît dans les travaux que nous avons jugés.” 

Avez-vous eu des “coups de coeur” pour des photographes brésiliens récemment ?

© Gilvan Barreto. O Polvo Socialista I

“En ce moment, je regarde les travaux de Gilvan Barreto, Bruno Morais (et sa compagne Cristina de Middel qui n’est pas brésilienne mais vit au Brésil et travaille). J’aime aussi le travail de la photojournaliste Ana Carolina Fernandes.

Par ailleurs, j’ai eu la chance en 2017 d’intervenir, grâce à Joana Mazza et Roberta Tavares, au sein de Imagens do Povo à Rio, un collectif et un Laboratoire qui rassemble de jeunes photographes brésilien.ne. s. Imagens do Povo forme à la photographie, à l’éducation à l’Image au sein des favelas, des communautés. C’est aussi une mine de jeunes talents comme la prometteuse photographe Valda Nogueira dont la carrière s’est arrêtée en plein vol. Mais on peut aller voir ses images sur Instagram.”

Qu’avez-vous pensé de la qualité des photographes qui ont postulés à cet appel à candidatures ?

“C’était très varié au niveau des sujets et des genres, du niveau de pratique de la photographie aussi et donc parfois de la maitrise technique. Cela signifie que le concours a obtenu un grand succès et que la pratique photographique est immense au Brésil. Une richesse et une profusion intéressante s’affichait dans la centaine de portfolio qui nous a été soumise.

Le choix était assez complexe. J’aime le travail de la couleur et j’ai repéré plusieurs bons coloristes dans ces candidat.e.s.

J’ai noté beaucoup de travaux documentaires en noir et blanc dont on note les influences des grands noms de la photographie humaniste. Ces influences sont-elles conscientes ou inconscientes ? C’est difficile à estimer et finalement cela importe peu quand le photographe parvient à les dépasser et trouver un petit quelque chose en plus qui va singulariser son écriture. C’est tout de même assez rare. Je crois que nous étions tous d’accord dans le jury pour nous arrêter sur ces écritures singulières, très symboliques.

On sent la nécessité de la création, le saisissement de l’image comme moyen de résistance dans cette période où un pays comme le Brésil a été particulièrement dévasté par la pandémie de la Covid-19 et fait face à une catastrophe climatique. Cette tension et cette urgence à faire entendre sa voix et donner à voir un Brésil complexe, jeune mais aussi d’une infinie beauté me touche énormément.”

Quelles écritures vous ont particulièrement intéressées dans les séries présentées.

“L’exercice étaient intéressant puisque les lauréats étaient contraints de présenter un triptyque et donc de réaliser un editing très serré. J’ai beaucoup aimé regarder ces propositions qui étaient toutes des petites histoires plus ou moins bien ficelées. C’est évidemment un aspect que j’ai pris en compte dans ma sélection : cette capacité à éditer son travail, choisir et raconter en trois images un petit sujet, une petite fable. Photographier ne s’arrête pas à faire une image ; il faut aussi être en capacité de mettre de l’ordre et faire des choix dans ses récoltes visuelles. Maitriser sa narration et raconter une histoire à travers une ou plusieurs images précisément choisies.

C’est aussi cela l’essence de ce métier. Par exemple, j’ai aimé le projet de ce triptyque rendant compte avec pertinences des conséquences des inondation et des déversements des boues toxiques dans un village du Mina Gerais. Le photographe qui se révèle bon coloriste a choisi de capturer les empreintes de cette catastrophe environnementale sur l’habitat. Son travail est sobre à l’image et très esthétique. Et tout est dit. Tout est là. Il nous apparait comme une métonymie visuelle qui fonctionne bien et nous laisse imaginer l’ampleur et l’horreur des conséquences de cette terribles catastrophe. C’est une vraie écriture photographique.

J’ai par ailleurs été sensible à certaines propositions très plasticiennes vraiment intrigantes et originales qui mêlaient plusieurs techniques, ou reproduisaient des installations faites à partir de photographies. Nous en avons d’ailleurs sélectionné une.”

Nilmar Lage, lauréat de l’appel à candidature

De manière plus générale, qu’avez-vous pensée de la production photographique pendant la pandémie ?

“Les photographes ont compris rapidement qu’il fallait documenter ce qui se passait surtout le premier confinement qui était le plus spectaculaire et donnait lieu à des images inédites à l’extérieur (les métropoles vidées et les espaces naturels en répits), les hôpitaux bondés, les soignants débordées et exsangues. J’ai en tête les images de feu d’Antoine d’Agata qui a parcouru les rues de Paris avec un appareil thermique pour enregistrer, à sa manière, l’épisode viral, ou les multiples portraits de soignants aux visages tellement marqués par le port des masques et la fatigue.

Les photoreporters sont allées sur le terrain immédiatement. Les plus plasticiens étaient peut-être plus démunis. Cette période a été une période contrainte pour nombre d’être eux qui ne pouvaient pas forcement voyager ou se déplacer librement. Et dans la contrainte, on doit faire preuve de créativité. Ils ont donc retourné leurs objectifs sur eux, leurs intérieurs, ont photographié leurs proches. Il fallait trouver des biais. 

Et puis photographier des visages masqués est devenu une gageure, une autre contrainte à intégrer, à incorporer, à interroger.”

Image extraite du livre « Virus » d’Antoine d’Agata• Crédits :  Antoine d’Agata



Comment cette période a affecté ou changé leur approche photographique ?

J’ai échangé avec de nombreux. ses photographes. J’en ai encouragé certain.e. s à produire encore. Je constate qu’ils, qu’elles ont continué à faire leur travail, à chercher des points de vue, à se demander où poser leur appareil car la volonté de continuer à faire des images était là. La recherche du spectaculaire, de l’ailleurs a été effacée par la contrainte de rester enfermé.e. s pour la plupart. Un questionnement très fort et intéressant sur la forme a surgi pour certain.e. s. 

J’ai aussi été invitée par le photographe Marc Lathuillière pour être commissaire et créer, avec lui et le graphiste Nicolas Balaine une exposition virtuelle autour de son travail « Musée national ». Il s’agissait d’une commande de l’Institut français de Bagdad. Cette incroyable et très singulière expérience nous a aussi permis de mener une réflexion et tenter une mise en abyme de ce que pouvait être la création en temps de crise sanitaire, de réfléchir au rapport au tout numérique, à la place de l’image dans tout cela, au rapport au masque. Je n’aurais jamais imaginé faire cela en d’autres temps. 

Quelle dimension particulière apporte le tirage de la photographie ?

“L’exposition passe par la phase de production du tirage. A chaque fois, un tirage est une interprétation d’une photographie originale à plat. Le format, le choix du papier, de la technique, des encres vont être des éléments constitutifs de la fabrication de l’objet « tirage » qui va être offert aux yeux du public. Exposer une image c’est engager un point de vue, faire un choix.

C’est un processus en plusieurs étapes. Il y a le travail du fichier puisque la photographie est bien souvent numérique aujourd’hui, puis le tirage sur matériau. J’ai toujours aimé accompagner les photographes dans cette étape de production. Entrer dans l’atelier du tireur, dans le labo et regarder ensemble les épreuves, les tests. Il faut savoir rester très discrète car c’est une étape subtile, qui se passe surtout entre eux deux. Mais c’est tellement passionnant. Et puis il faut pouvoir mettre son petit grain de sel quand se pose la question du format car dans une exposition, le choix du format du tirage, peut aussi venir modifier le statut de l’image exposée.

Un grand format isolé de « Errance » de Depardon raconte légèrement autre chose pour moi qu’un accrochage linéaire d’œuvre en formats 50X60 cm de la même série intégrant la même image par exemple. Et puis vient ensuite le choix de l’encadrement, ou du non encadrement. Chacun de ces éléments amène une dimension autre à la photographie.”

Avez-vous observée une relation particulière entre le photographe et son tireur ? 

“Oui absolument. C’est quelque chose que j’ai eu le loisir d’observer pendant mes longues années au sein de l’agence Magnum Photos. C’est un rapport très fort, qui se tisse dans le temps, une confiance totale que l’un met dans les mains de l’autre, un prolongement de sa création première. Si la prise la prise de vue est généralement une action solitaire, le tirage est un travail d’équipe. On pourrait peut-être émettre une comparaison semblable au cinéma entre le réalisateur et son monteur. Cela me fait souvent penser à cela.”

Quels sont vos projets pour 2022 ? 

“Plusieurs projets de commissariat : l’adaptation de l‘exposition « Arctic Blues » présentant sept ans de mission entre artistes et scientifiques océanographes à l’espace des Champs libres à Rennes, un projet autour du mythe de la Ville d’Ys avec le photographe Benjamin Deroche, « Alta pressão » une création entre la photographe Sandra Rocha et le musicien François Joncours dans le cadre de l’année France/ Portugal. Je continue à accompagner Raymond Depardon sur ses projets d’exposition. De l’écriture et puis une mission prochaine avec la Bibliothèque nationale de France. A suivre….”

Emmanuelle Hascöet – Commissaire d’exposition.

Diplômée en Lettres modernes à l’Université de Bretagne Occidentale, en études théâtrales (Cours Florent) et en Coopération artistique internationale à l’université de Paris VIII, elle a d’abord travaillé en tant que chargée de production et de programmation pour plusieurs festivals de cinéma et photographie (La CITA à Biarritz, Festival des 3 Continents à Nantes, Filmar en América Latina à Genève, Images au Centre à Paris). En 2002, elle s’installe en Amérique centrale afin d’y mener un travail de recherche sur l’histoire des réalisations audiovisuelles et photographiques dans l’isthme. Cette étude donnera lieu à une rétrospective au Festival des trois Continents de Nantes l’année suivante.


Elle rejoint Magnum Photos en 2005 en tant que coordinatrice des expositions et responsable de la collec?on. Depuis 2010, elle est responsable d’expositions pour Magnum Photos et commissaire et développe des projets culturels en France, Europe du sud et Amérique latine. Dans la suite logique de ses activités de commissariat, et avec la volonté de défendre de nouveaux ar?stes, la structure Fovearts a naturellement vu le jour en 2015 dans le but d’assurer de nouvelles missions d’accompagnement, de créa?on et de production. Elle anime également des ateliers professionnels et d’éducation à l’image en France et à l’étranger.

Pour suivre Emmanuelle Hascöet :

Raphael Alves, lauréat de l’appel à candidatures

Exposition FF Paranapiacaba chez Initial LABO

LES TERRITOIRES DE L’EAU 

Raphael Alves – Marcio Borsoi – Nilmar Lage –  Mergulha et Voa – Sheila Oliveira – Elza Lima – Julia Pontes – Marinele Ribeiro 

DU 23/09 AU 10/10 

Une célébration de la photographie aux confluents de la préservation des équilibres et des territoires créatifs.

Initial LABO, étroitement lié au territoire boulonnais, à choisie d'organiser une exposition hommage en partenariat avec l'agence BITL, l'agence GAMMA et une sélection de photographes fidèles au laboratoire.

Quel intérêt de garder tout pour soi ? C’est le plus beau cadeau que je puisse faire à mon père… Je suis reconnaissant à la ville de Boulogne-Billancourt d’avoir réalisé le rêve de la famille.”  

Jean-Paul Belmondo, à propos de la création du musée Paul-Belmondo inauguré en septembre 2010 et qui à étroitement lié à le nom de Belmondo à la commune.

“La Ville de Boulogne-Billancourt a perdu un ami. Acteur incontournable des célèbres studios de cinéma boulonnais et donateur, avec sa sœur Muriel et son frère Alain, du fonds d’œuvres sculptées par son père Paul, il a permis la création du musée consacré à l’artiste. Le nom de Belmondo reste à jamais lié à Boulogne-Billancourt”, pouvais t’on lire dans l’article consacré par la mairie de Boulogne-Billancourt à Jean-Paul Belmondo.

Initial LABO, étroitement lié au territoire boulonnais, à choisie d’organiser une exposition hommage grâce à la généreuse participation de l’agence BITL, l’agence GAMMA, le fonds de L’Équipe et des photographes Claude AzoulayRichard Melloul et Yan Morvan

Une relation étroite avec l’image

Durant toute sa carrière Jean-Paul Belmondo à été dans l”objectif des plus grands photographes, que ce soit au cinéma, dans le cadre de shootings ou bien dans sa vie personnelle.

Nous avons sélectionné plusieurs photographies qui représentent parfaitement sa joie de vivre et son énergie, elles seront visibles dans les vitrines de Initial LABO jusqu’au 23 octobre. Les tirages sont également disponibles à la vente (nous contacter pour tout renseignement)

Jean-Paul Belmondo lors du tournage du film de Jean-Paul Rappeneau ‘Les MariŽs de l’An II’ en aožt 1970 en Roumanie. Jean-Pierre BONNOTTE

Portrait de Jean-Paul Belmondo sur le tournage du film “Borsalino” en 1970.
Jean-Paul Belmondo lors du tournage du film ‘Tendre Voyou’ rŽalisŽ par Jean Becker ˆ Paris le 29 mars 1966, France

Exposition hommage Jean-Paul Belmondo – Initial LABO Boulogne-Billancourt

62, avenue Jean-Baptiste Clément 92100 Boulogne-Billancourt

anie Wenger, photographe documentaire à été sélectionnée pour exposer son travail "Sugar Moon" à l'occasion de la 33ème édition du Festival Visa pour l'image. Ce projet, qui à nécessité quatre années de travail, sera exposé pour la première fois. Une nouvelle étape que nous avons eu le plaisir de partager avec elle, les tireurs Yonnel Leblanc et Aurélie Guillou, étant en charge de donner vie à cette exposition.

“Les territoires de l’eau”, une exposition photographique proposée par Initial LABO en partenariat avec le Festival FF Paranapiacaba et IANDE

Du 23/09 au 10/10

Initial LABO et IANDE s’unissent pour créer un pont entre la culture photographique française et brésilienne. Pour cette première année, nous faisons découvrir le Festival de Paranapiacaba, qui célèbre la préservation des équilibres naturels, posant des questions pertinentes sur la durabilité, la mémoire et le patrimoine.

Cinq photographes sélectionnés, suite à un appel à candidatures, par un jury composé de Denise Camargo, Heloïse Conésa, Emmanuelle Hascoët, Glaucia Nogueira et João Kulcsar.

Raphael AlvesMarcio Borsoi Nilmar LageMergulha et Voa – Sheila Oliveira

Trois photographes invités par le président du Festival, João Kulcsar nous dévoilent leurs visions d’un Brésil, pays continent, à multiples facettes.

Elza LimaJulia Pontes Marilene Ribeiro 

Une célébration de la photographie aux confluents de la préservation des équilibres et des territoires créatifs.

Une amitié photographique franco-brésilienne

 Le Festival de photographie de Paranapiacaba (FFP) est une plateforme d’alphabétisation visuelle prônant la préservation des équilibres naturels,  les droits de l’homme et l’accès à l’éducation. Il aborde des questions pertinentes sur la durabilité, la mémoire et le patrimoine.  

Depuis 4 ans le festival œuvre pour exposer le travail des photographes sur les questions qui préoccupent la planète. Expositions, projections, conférences, rencontres mais également un programme dédié à la lecture de photographies pour les aveugles transforment le petit village de PARANAPIACABA (intérieur de l’état de Sao Paulo) en une rencontre incontournable des questions environnementales.

Cette quatrième édition du Festival est consacrée à l’eau, élément essentiel à la survie de tous les organismes.  

IANDE est une plateforme culturelle internationale ciblée sur la France, en vue de communiquer sur la photographie brésilienne. Iandé, qui signifie “Nous” est un trait d’union entre le Brésil et la France. 

Initial LABO de par son attachement continu à la photographie brésilienne, que se soit au niveau du Mécénat auprès de la Bibliothèque Nationale de France, de son soutien à l’association , SOS Assistances de Fotografia venant en aide aux assistants de photographes touchés par la pandémie ou bien par la riche sélection de livres brésiliens présents dans notre librairie.

Photographe lauréat 2021 : RAPHAEL ALVES  «RIVERSICK»

Manaus est, avec plus de 2 millions d’habitants, la plus grande ville de la région amazonienne. Située idéalement le long du Rio Negro et à proximité du confluent du Rio Negro et du Rio Solimões (qui marque le début du fleuve Amazone), rien n’a été prévu pour maîtriser harmonieusement son développement industriel.

La ville, bien que située au coeur de l’Amazonie, souffre du manque d’arbres et de la pollution de ses cours d’eau. C’est une capitale qui semble avoir tourné le dos à la nature.

La présence d’un pôle industriel faisait de Manaus un véritable eldorado pour les habitants d’autres régions du pays. La crise économique a provoqué des licenciements massifs, alimentant la violence et rendant les conditions de vie de ces habitants difficiles, les problématiques d’eau, d’assainissement et le déficit de logements, contribuent à la déforestation et à la pollution des rivières qui traversent la ville.

L’objectif de ce projet est de retranscrire visuellement les relations en conflits permanents entre l’être humain, la nature et l’espace urbain mais également de montrer les problématiques inhérentes à un village devenu, par une extension désordonnée, une mégalopole invivable.

Le nom de la série photographique, jeu de mots entre «seasick » (mal de mer) et «rivière», montre l’impression personnelle de l’auteur, toujours tiraillée entre le malaise causé par cette mégalopole et la nostalgie d’habiter une petite ville reconnaissable et conviviale – qui persiste dans sa mémoire, mais qui n’a peut-être jamais existé.

Odé. Eternal Now series, 1988. Photo by Mario Cravo Neto. Instituto Mario Cravo Neto Collection/IMS

Photographe Lauréat 2021 : MARCIO BORSOI «A fé que vem das águas, vem do azul suave…»

« Dans mon enfance, lorsque je dormais chez mes grands-parents, dans la chambre il y avait un oratoire et une image de « Yemanjá » à l’intérieur. Une femme en bleu tendre qui flotte sur l’eau. Sans rien comprendre au spiritisme, au candomblé… J’avais peur de cette figure

Quelque temps plus tard, j’ai réalisé la force de cette femme, la « dame des eaux ». Des eaux qui portent des fleurs, des requêtes, des parfums, la foi et apportent grâce, espérances et gratitude »

« A fé que vem das águas, vem do azul suave…”
La foi qui vient des eaux, vient du bleu doux…”

Um pequeno dormindo na casa dos avós. No quarto um oratório e dentro uma imagem, Yemanjá.
Un petit qui dort dans la maison de ses grands-parents. Dans la chambre, un oratoire et une image à l’intérieur, Yemanjá.

Uma mulher de azul suave que flutua nas águas.
Une femme en bleu tendre qui flotte sur l’eau.
Sem compreender coisas de espiritismo, candomblés… ele dormia no medo.
Sans rien comprendre les choses du spiritisme, n’y du candomblé… il dormait dans la peur.

Tempos depois se dá conta da força daquela mulher, a “senhora das águas”.
Quelque temps plus tard, il se rend compte de la force de cette femme, la « dame des eaux ».

As  águas que levam flores,pedidos, perfumes e fé.
Les eaux qui portent les fleurs, les prières, les parfums et la foi.

As águas que trazem agradecimentos, esperança, gratidões e também fé.
Les eaux qui apportent grâce, espérance, gratitude et aussi foi.

Hoje, a imagem daquele azul que representava o medo está perto dele, linda… e ele fotografa.»Aujourd’hui, l’image de ce bleu qui représentait la peur est proche de lui, beau… et il le photographe.

 

Photographe lauréat 2021 : NILMAR LAGE «Corpos Conflitantes»

“Corps en Conflit” est une expression issue du concept du sociologue Darcy Ribeiro. Cette série met en relief les paysans, les ouvriers, les servantes, les employés de nettoyage, les prostituées, leur point commun étant d’être presque tous analphabètes et incapables de s’organiser pour revendiquer.

Leur but quotidien est de s’intégrer dans un système qui, étant impraticable, les place dans la condition d’une classe intrinsèquement opprimée et dont la lutte devra être celle de rompre avec la structure des classes.

Défaire la société pour la refaire. Des hommes et des femmes dont les histoires de résistance sont interprétées par l’artiste à partir des champs ruraux et urbains, d’établissements, des populations riveraines et des familles affectées par les projets miniers.

« Avant de commencer cette série en 2003, j’avais envie de travailler sur la vie quotidienne de personnes en vulnérabilité. Entre 2005 et 2012, j’étais dans un conflit éthique personnel sur la façon de photographier ces personnes et de ne pas les exposer de manière négative, étant donné qu’elles étaient déjà exploitées par tous les impacts sociaux. C’est en 2012 que j’ai réussi à « résoudre » mon angoisse de manière éthique et esthétique, en minimisant la pertinence du visage, de la personne et en attirant l’attention sur le contexte, qui est un contexte plus généralisé et non individuel. Depuis, j’ai continué à photographier mes sujets d’intérêt, principalement liés à la défense des Droits de l’Homme, et à améliorer ma façon de représenter ces réalités. Si, d’un côté, je « supprime » la personnalité dans les images que je produis, de l’autre, je mets un point d’honneur à mettre le nom et le lieu dans la légende. »

Photographe lauréat 2021 : Mergulha e Voa «Plonge e Vole»

Les Arbres

Ce travail a consciemment commencé en 2020. Fabriqué à partir de la collection de materiaux organiques et des photographies. Les Arbres evoquent les relations humaines avec la nature, avec l’eau, ce qui existait et existe. Sans arbres il n’y a pas d’eau, il n’y a pas d’humanité et la photographie est ce chemin de réflexion pour revoir notre posture.

Mergulha e Voa, Vitória de Santo Antão, PE ; Artiste multimédia avec un diplôme en communication sociale avec spécialisation en photographie; Membre du Collectif Brincantes de Imagens ; Reikiana, Thetahealing.

Photographe lauréat 2021 : Sheila Oliveira «Cours d’eaux»

L’essai Cours d’Eaux – Histoires de convivence avec la sécheresse au Ceará (2017), raconte des histoires de vie avec la sécheresse au Ceará et montre des politiques publiques efficaces sur le combat de la sécheresse. L’oeuvre montre le parcours de résistance des habitants du Ceará au sein de cette région semi-aride.

Après des études de photographie à Paris en 1988, Sheila Oliveira se spécialise dans le photojournalisme à São Paulo, à l’Escola Focus, puis au sein de l’Agence France Presse,  et du journal Folha de São Paulo. 

En 2005, elle remporte le Prix Chico Albuquerque Photographie, du Secrétariat d’État à la Culture du Ceará avec son premier livre Carnaúba “l’arbre qui gratte”, Editora Tempo D’imagem. Son deuxième ouvrage, “Redes de Dormir”, publié en 2012, remporte le prix de l’avis public das Artes da Secultfor. 

Elle a été directrice/présidente de l’Ifoto – Instituto da Fotografia entre 2010 et 2011.

Photographe invité 2021 : Elsa Lima

Rio Amazonas , Pará.1998

 Photographe reconnue au Brésil pour son travail ininterrompu sur les espaces amazoniens et sa production. Depuis 1984 elle cherche inlassablement des scénarios ouverts capturant des situations oniriques d’une époque de changement accéléré.  Elle a exposé aux Etats-Unis (New York), Espagne, France, Suisse, Allemagne, Portugal, Chine.  Ses œuvres se trouvent dans des collections de musées tels que MASP, Centro Português de Fotografia.  Port.  Portugal, Kunstmuseum Des Kantons Thurgovie.  Suisse et MAM de Rio de Janeiro.  MER de Rio de Janeiro.  MAM de São Paulo.  Elle développe actuellement des travaux de recherche et de documentation sur les communautés riveraines de la région de la Basse Amazonie.

Photographe invité 2021 : Julia Pontes

Ó Minas Gerais ©Júlia Pontés 2016

 Julia Pontes est militante, photographe et chercheuse.

Depuis 2015 elle s’est  consacrée à dénoncer les ravages sociaux et environnementaux causés par l’exploitation minière.  Son travail a été récompensé par la Planetary Alliance of Harvard et ses images ont été publiées par Businessweek, Geo Magazine, Plurale, Portal G1, Feuille de São Paulo, Le temps, L´état de Minas, entre autres.

Elle est diplômée en photographie de l’International Center of Photography (ICP) en 2015, avec Fred Ritchin, doyen émérite de l’institution, comme l’un de ses mentors.  Elle a été choisie deux fois pour le Emerging Artists Program de la New York Foundation for the Arts.  Elle est actuellement titulaire d’une maîtrise en arts visuels à l’Université Columbia à New York.

Photographe invité 2021 : Marlene Ribeiro

Pará, Brazil, 2016 “I see my portrait in the river… I belong there. Regarding the object you asked me to choose, I wish I could take the facade of my house… my place is under the waters of Belo Monte dam now.”

 Née à Belo Horizonte, Minas Gerais, Marilene Ribeiro est une artiste visuelle, sa pratique mêle photographie, intervention et collaboration se focalisant sur les enjeux contemporains, l’identité et l’environnement.  

Ses projets ont été récompensés par la Royal Photographic Society, le Museum of Image and Sound – MIS et le Esso Journalism Award. Ses œuvres ont été exposées et publiées dans plusieurs pays.  Titulaire d’une maîtrise en écologie, conservation et gestion de la faune de l’UFMG (Brésil) et d’un doctorat en arts créatifs de l’University for Creative Arts / University of Brighton (Angleterre), Marilene a également suivi des cours à la School of Fine Arts de l’UFMG (Brésil) et la Central Saint Martins de l’University of London Arts (Royaume-Uni).

Collaboratrice avec le Latin America Bureau (Royaume-Uni) et Fast Forward: Women in Photography, un collectif international qui vise à affirmer la participation active des femmes photographes à l’histoire de la photographie et à stimuler et améliorer les connaissances des photographes du monde entier.  Co-fondatrtrice et membre du collectif Agnitio – Intervention Through Photography, un projet qui utilise la photographie comme outil de citoyenneté dans les communautés vulnérables du Minas Gerais.  

Collaboratrice à l’Instituto Biotrópicos (Brésil), une organisation non gouvernementale brésilienne axée sur la conservation de la biodiversité à travers l’art et la science.

Exposition Les Territoires de l’eau – Festival FF Paranapiacaba chez Initial LABO

LES TERRITOIRES DE L’EAU 

Raphael Alves – Marcio Borsoi – Nilmar Lage –  Mergulha et Voa – Sheila Oliveira – Elza Lima – Julia Pontes – Marinele Ribeiro 

DU 23/09 AU 10/10 

Réservation

Une célébration de la photographie aux confluents de la préservation des équilibres et des territoires créatifs.

“Un moment de photographie avec Initial LABO”

Dandy est la référence des magazines masculin de mode et de luxe . Il cultive les valeurs de l’élégance, du savoir être et du savoir vivre. Il s’attache à tout ce qui fait le style : l’habillement et l’accessoire, l’automobile, mais laisse aussi une large part à la culture. Initial LABO partage les même valeurs au sein de son concept store et c’est tout naturellement que Dandy nous à proposé d’écrire la rubrique “Un moment de photographie avec Initial LABO”. Vous pourrez y retrouver des interview de nos photographes (Emanuele Scorceletti, Stéphan Gladieu, Alizée le Maoult et Clarisse Rebotier ), mais également l’actualité des Festivals photographiques.

Dans le numéro 3 découvrez-en plus sur Alizée le Maoult ainsi que le festival Visa pour l’image en consultant l’article dans la rubrique spéciale “Un moment de photographie avec Initial LABO” dans le magazine Dandy.

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