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Visa pour l’image – Perpignan – Les Projections du Mardi 31/08

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Les projections du Festival Visa pour l’image en plein air au Campo Santo sont devenus un des moment fort de chaque édition de Visa pour l’image. Elles font leur retour pour cette 33ème édition, découvrez une sélection des séries projetées. Nous avons également échangé avec les photographe afin de connaitre mieux leur travail, leur situation du fait de la pandémie et leurs projets pour 2022.

Le Monde au ceour du Campo Santo

Les soirées de Visa pour l’Image retracent les événements les plus marquants de septembre 2020 à
août 2021. Chaque soir, du lundi au samedi, les projections débutent par une «chronologie» retraçant deux mois d’actualité de l’année écoulée. Sont ensuite développés différents sujets et points de vue liés aux faits de société, aux conflits, ceux dont
on parle et ceux que l’on tait, aux différents constats de l’état du Monde. Visa pour l’Image propose aussi des «rétros», retour sur des faits ou des personnalités majeurs de l’Histoire. Les différents prix Visa pour l’Image sont également remis lors de ces soirées.

Romain Champalaune – Le Groupe

Samsung est le premier groupe sud-coréen, il représente un cinquième du PIB. Par le biais de ses soixante-dix-neuf filiales, Samsung est présent dans toutes les étapes de la vie des Coréens.

Pour découvrir le travail de Roman Champalaune

William Keo – L’échec du rêve européen des migrants

“La série en projections au Festival Visa pour l’image est un travail que je mène depuis 2 ans sur les migrants en Seine-Saint-Denis (93), l’un des départements les plus pauvres de France.

C’est d’abord des amis qui aidaient des migrants qui m’ont demandé de venir faire des photos pour eux, dans un squat. J’ai passé toute ma vie en Seine-Saint-Denis, je pensais que plus rien ne m’étonnerait mais j’ai découvert un autre monde avec des conditions de vie assez précaire. J’ai alors débuté une documentation sur le quotidien des migrants et leur adaptabilité dans des squats et des camps.”

Comme beaucoup de photographes, mes projets ont été repoussés. J’ai eu beaucoup de mal à produire un travail sur la crise du COVID-19, je me suis alors concentré sur comment cette crise impactait une autre, celle des migrants. J’ai décidé de travailler près de chez moi, les camps et les squats de migrants se trouvent à 15 min de là où j’habite, ce qui facilite énormément l’accès.J

La relation avec le tirage photographique

“Pour moi, la finalité d’une photo est le tirage ou un livre, un support physique. Comme je n’ai fini aucun de mes projets, je n’ai pas encore fais de livre.Je ne pense pas que la vocation d’une photographie soit de rester sur un écran ou un disque dur, peut-être que pour certains marchés comme la presse, cela à du sens, mais le support physique donne une dimension définitive.

Quand je fais tirer des photos, je passe toujours par des laboratoires ou des amis qui s’y connaissent mieux, des personnes dont c’est le métier, ils voient souvent des choses que je ne vois pas et ont des avis parfois très différent du mien et souvent pour le mieux.”

Une année 2022 en suspens

“J’aimerais continuer mon projet sur les migrants, il y a aussi l’élection présidentielle qui arrive et peut-être débuter un travail plus large sur la Seine-Saint-Denis mais c’est au stade de réflexion.
Je me rend en Syrie depuis 2 ans pour un projet à long terme, si tout se passe bien j’y retourne en 2022.”

Pour découvrir davantage le travail de William Keo

FRANCE. Aubervilliers. 13 avril 2019. Dans un squat de migrants, un homme se fait couper les cheveux pour être présentable. @William Keo

CORENTIN FOHLEN – Evacuation du camp de Saint-Denis

Pour découvrir le travail de Corentin Fohlen :

ALEJANDRO CEGARRA – Mexique – les deux murs

Pour découvrir le travail de Alejandro Cegarra :

NICOLAS CORTES – Réfugier du Tigré, l’impossible retour ?

Soudan, Décembre 2020
Depuis le début de la guerre au Tigré, le 4 novembre 2020, plus de 55 000 Éthiopiens se sont réfugiés au Soudan. Un mois après, même si les arrivées se font plus rares, les passages à la frontière vers le Camps de Hamdayet et Ashaba continuent. Dans les camps, des files d’attentes sont organisées un peu partout. Sous un soleil de plomb, les familles passent la plupart de leur temps à attendre. Attendre pour s’enregistrer, manger, remplir des bidons d’eau, obtenir un abri, avoir accès aux soins. Mais surtout, beaucoup sont aussi dans l’attente d’un proche resté de l’autre coté, ou de l’annonce de la fin des combats qui signifierait un retour chez eux.


Mais le gouvernement soudanais voit les choses d’un autre oeil et invite les réfugiés à s’éloigner de la frontière en rejoignant des camps situés en plein désert où la situation humanitaire se dégrade. Débordés par le nombre qui ne cesse d’augmenter, l’histoire se répète. Certains n’arrivent même pas à s’enregistrer et avoir accès à un abri et aux services mis en place dans les camps. Loin de la frontière, les camps prennent des allures de villages et laisse l’incertitude, voir l’impossibilité d’un retour au pays s’installer dans les esprits, avant des mois, voir des années.

Le vendredi 15 décembre, mille personnes quittent le camp provisoire de Hashaba. Le convoi prend la direction du camp d’Oum Rakuba situé à dix-heures de route sur des pistes cahoteuses. Hashaba, Réfugiés du Tigré, l’impossible retour ?. Hashaba, Soudan – 15 Décembre 2020

Pour découvrir le travail de Nicolas Cortes :

ADRIENNE SURPRENANT – République Centrafricaine – un chapitre caché

Marcel, le 23 septembre 2019 à Alindao, en République centrafricaine.

“Quand j’entends des coups de feu, je me pisse dessus. Ces événements m’ont rendu comme un mendiant qui demande quelque chose, comme un réfugié dans mon pays”, dit Marcel. “Dans le conflit, ce qui s’est passé, j’ai vu un cadavre sur le sol. La personne qui lui avait tiré dessus avait coupé la chair, un muscle coupé tremblait dans la main du tueur. Il a dit : Je vais aller manger ça, je vais aller griller ça. J’ai eu peur. J’ai rampé au loin.” Depuis lors, quand Marcel ferme les yeux la nuit, la scène se répète, aussi vive que s’il ne dormait pas. “Au moindre bruit, il y a la même peur.”

GUERCHOM NDEBO – RDC – Le commerce illicite du charbon de bois

Motorcycle riders transporting hundreds of kilos of charcoal on their bikes in the eastern Congolese city of Goma. Guerchom Ndebo for Fondation Carmignac.

LEON & LEVY ET NEURDEIN – Le littoral français vers 1910

YAN MORVAN – 1981

Le 10 Mai, Mitterrand est élu. Le photojournaliste Yan Morvan débarque de l’avion qui le ramène d’Irlande du Nord où il couvrait les funérailles de Bobby Sands. L’agence Sipa Press l’envoie place de la Bastille photographier la fête de la victoire. Dès lors les sujets pleuvent, il traitera toute l’actualité de cette année « charnière » qui a marqué l’histoire. Quarante ans plus tard, ces images, pour la plupart inédites, sortent de ses archives, dessinant une fresque sensible et sans antagonisme. Réformes sociales d’ampleur, abolition de la peine de mort, attentats, grèves, droit des femmes, lutte anti-nucléaire, fête de la musique et de la jeunesse, fête de l’Huma, prémices de Paris-Plage… les moments de joie et de drame se succèdent. L’opinion publique s’internationalise en solidarité avec les victimes de dictatures. La France veut marquer sa différence dans un contexte international encore plombé par la Guerre froide. 1981 a semé les graines du changement ! Yan Morvan piste, comme un chasseur, les traces fraiches de l’Histoire pour nous en rapporter les preuves. Elles éclairent notre époque.

Projections Festival Visa pour l’image du 31/08



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